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Formation

Apprentissage : « un sujet périphérique » pour l’Education nationale, dénonce un rapport interministériel

Publié le 18/03/2014 • Par Michèle Foin • dans : A la une, Actu Emploi, France, Toute l'actu RH

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Getty Images
Un rapport co-écrit par quatre inspections générales examine les freins non financiers au développement de l’apprentissage, un mode de formation qui souffre d’une image déplorable auprès des jeunes et des familles. Aux yeux des rapporteurs, l’Education nationale est le principal coupable. Il est donc urgent qu’à tous les échelons, elle revoit sa façon de promouvoir l’apprentissage.

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Depuis la fin des années 70, le taux de chômage des jeunes n’est jamais descendu en dessous de la barre des 15%. Aujourd’hui, il est près de deux fois plus important que celui de l’ensemble de la population. Les gouvernements successifs ont beaucoup misé sur l’apprentissage pour résorber cette situation, car pour les apprentis, l’insertion dans l’emploi est nettement plus rapide que pour leurs homologues issus de la voie scolaire (1)).

Le gouvernement vise d’ailleurs 500 000 apprentis en 2017, contre 430 000 aujourd’hui. Malgré ces atouts, l’apprentissage pour les diplômés de niveau IV et V, les plus touchés par le chômage, ne décolle toujours pas, contrairement aux diplômes supérieurs, pour lesquels l’apprentissage est en hausse de 10% entre 2010 et 2011.

Déficit d’image – Au-delà d’une nécessaire réforme des aides financières, le gouvernement a voulu approfondir les freins non financiers qui entravent le développement de l’apprentissage. Un rapport porté par quatre corps d’inspection générale (2) ; l’inspection générale de l’administration de l’éducation nationale et de la recherche (IGAENR), l’inspection générale de l’administration (IGA) et l’Inspection générale des affaires sociales (IGAS)) a été dévoilé le 13 mars dernier.

« Bien que la part de l’apprentissage au sein de la formation initiale sous statut scolaire progresse régulièrement depuis une vingtaine d’années, et que son environnement ait été profondément modifié et rénové, il continue de souffrir aux yeux des familles et des jeunes, et des enseignants eux-mêmes, du déficit d’image attaché à la voie professionnelle et aux métiers manuels », admettent les rapporteurs, et ce malgré les campagnes de communication nationales et les multiples initiatives prises territorialement par les conseils régionaux les chambres consulaires et les branches professionnelles.

Rien à y gagner – Le premier coupable est l’Education nationale affirment les rapporteurs, car disent-ils, l’apprentissage souffre d’un manque de légitimité au sein du système éducatif. Or, un des objectifs du gouvernement est précisément d’augmenter l’apprentissage au sein des lycées professionnels et technologiques, en passant de 40 000 à 60 000 apprentis en quatre ans formés au sein des établissements publics locaux d’enseignement (EPLE). Si aujourd’hui les EPLE accueillent 9% des apprentis répertoriés au niveau national, l’apprentissage reste un sujet « périphérique » pour l’éducation nationale. Rares sont les recteurs qui en font un axe majeur de leur projet académique.

Le dynamisme quantitatif de l’apprentissage depuis les années 2000 repose donc essentiellement sur des initiatives locales et sur le volontarisme des chefs d’établissement. « On n’a rien à y gagner » témoigne l’un d’eux dans le rapport. En effet, l’existence d’un Centre de formation des apprentis (CFA) n’est pas un motif de surclassement comme peut l’être un réseau de réussite scolaire (RRS), et l’effectif des apprentis n’est pris en compte ni dans les dotations des établissements en personnels, ni dans les dotations en fonds sociaux. Pis, le taux d’orientation des élèves de 3ème en seconde générale est technologique est souvent considéré, de manière implicite, comme un élément d’évaluation positive des principaux ! Des aberrations auxquelles les inspecteurs généraux demandent de remédier.

Rivalités locales – Les rapporteurs notent également que la diminution des effectifs de la voie professionnelle exacerbe les rivalités locales dans les endroits où l’offre de formation devient surdimensionnée et introduit de fait une concurrence entre les deux modes de formation, n’incitant pas à sa promotion par les personnels de l’éducation nationale. L’objectif de 60 000 apprentis est assigné au niveau national, inquiète notamment les chefs d’établissements dépourvus de CFA, car ils craignent la fermeture de formations sous statut scolaire.

Manque de cohérence des conseils régionaux – De leur côté les conseils généraux n’ont pas un discours homogène sur la question de l’apprentissage au sein des EPLE. Si certains y voient un intérêt pour la qualité des enseignements et l’optimisation des budgets de fonctionnement, « d’autres donnent clairement la priorité aux grands réseaux supports, notamment consulaires », indique le rapport. Ces réseaux craignent en effet que l’éducation nationale ne vienne capter des apprentis dans un contexte économique et démographique difficile, et dénoncent une « concurrence déloyale » dans la mesure où les lycées professionnels peuvent mutualiser charges de fonctionnement et plateaux techniques, et organiser aisément des passerelles avec les formations sous statut scolaire. Une situation institutionnelle que les futurs comités régionaux de l’emploi, de la formation et de l’orientation professionnelles (CREFOP) devront clarifier, et qu’il faudra actualiser chaque année dans le cadre de la mise à jour de la carte des formations.

Réformer les procédures d’orientation – Enfin, pour redorer le blason de l’apprentissage auprès des jeunes et des familles, les rapporteurs recommandent de focaliser la communication sur ses atouts, et non sur ses vertus « curatives ». Ainsi, le rapport préconise de rendre obligatoire la participation de tous les collégiens à au moins une session de découverte de l’apprentissage (visite de CFA, rencontre avec des apprentis et des employeurs…) et de généraliser une information sur l’apprentissage dans le cadre des mini-stages de découverte professionnelle.

Une ambition qui risque de se heurter à de fortes réticences de terrain. En effet, le rapport révèle que les principaux sont nombreux à fermer la porte de leur collège aux directeur de CFA, quand d’autres ne destinent l’apprentissage qu’aux seuls élèves de sections d’enseignement général et professionnel adapté (SEGPA). De plus, aucune procédure formalisée ne permet l’orientation vers l’apprentissage en fin de 3ème empêchant de facto l’identification et la comptabilisation des aspirants apprentis. Un véritable choc des cultures semble donc nécessaire.

Notes

Note 01 Le taux de chômage des apprentis, sept mois après la fin de leurs études, est près de 10 points inférieurs à celui de leurs homologues issus de la voie scolaire. (Bref , n° 283 , 2011, CEREQ Retour au texte

Note 02 L’inspection générale de l’éducation nationale (IGEN Retour au texte

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