Environnement

Plans de prévention du bruit : les communes trainent, l’État montre les dents

| Mis à jour le 09/04/2014
Par • Club : Club Techni.Cités

geargodz - Fotolia

Les préfets avaient jusqu’au 14 mars pour évaluer les cartes de bruit et les plans de prévention que les communes des grandes agglomérations devraient toutes avoir réalisés. Mis en demeure par Bruxelles, l’État français ne semble plus disposé à attendre. Les récalcitrants devront mettre la main au porte-monnaie.

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Prévention du bruit : les collectivités pressées d'agir

Les derniers chiffres ne sont pas bons. La moitié des communes  ou EPCI contraints de publier une carte de bruit (CB) s’en sont occupé. Et 8 % d’entre eux seulement ont rédigé leur plan de prévention du bruit dans l’environnement (PPBE). Les agglomérations de plus de 250 000 habitants auraient pourtant dû rendre leur copie en 2007 ! Celles de plus de 100 000 habitants n’ont « que » deux ans de retard. Bruxelles n’apprécie pas. Ces obligations relèvent de la directive relative à l’évaluation et la gestion du bruit dans l’environnement, qui date déjà du 25 juin 2002.

La France a été mise en demeure le 31 mai 2013. Les ministères de l’Ecologie et de l’Intérieur ont donc demandé aux services déconcentrés de l’État de fixer un ultimatum aux collectivités. Soit elles sont en mesure de rentrer rapidement dans le rang et elles se verront fixer un délai ferme de finalisation et de publication (avec si besoin une assistance technique), soit elles n’ont aucune intention de s’en occuper et les préfets devront appliquer l’article L572-10 du Code de l’Environnement qui prévoit que lorsque le représentant de l’Etat constate « qu’une autorité n’a pas établi, réexaminé ou publié une carte ou un plan dans les délais prescrits […] il y procède en lieu et place et aux frais de cette autorité, après mise en demeure ».

Ultimatum au 14 mars – Souvent, les communes traînent des pieds pour de mauvaises raisons. Certains élus connaissent leurs points noirs, mais ne se sentent pas capables de faire quoi que ce soit pour limiter leur impact sonore. Ils ont peur en outre qu’une évaluation objective pousse leurs administrés à exiger des mesures coûteuses. D’autres ne se sentent pas concernés parce que leur territoire n’est traversé par aucune grande voie de circulation et qu’il n’accueille pas d’installation classée générant du bruit (en particulier dans les petites communes à la périphérie des grandes villes). Pour eux, le travail pourrait pourtant être rapide et peu coûteux. D’autres communes enfin se sentent démunies parce qu’elles ont refusé pour des raisons politiques de s’associer aux collectivités voisines au sein d’un EPCI « bruit » bien qu’il s’agisse souvent du meilleur moyen de mutualiser des compétences et de limiter les coûts.

Quoi qu’il en soit, il semble difficile désormais d’échapper à ses obligations. Certes depuis 2007, sept circulaires du ministère de l’Écologie ont déjà invité les préfets à mobiliser les collectivités et à se substituer à elles si besoin… Sans effet. Cette fois-ci, l’implication du ministère de l’intérieur – tutelle des préfets – pourrait changer la donne. Les préfets avaient jusqu’au 14 mars pour proposer un inventaire précis de leur territoire. Une décision devrait être arrêtée suite à une réunion interministérielle mi-avril. Au-delà d’un certain seuil d’inaction, les CB et PPBE seront lancés sans l’aval des collectivités. « C’est dommage, regretteun représentant de la mission Bruit et agents physiques du ministère de l’Écologie. En particulier pour les PPBE qui sont de vrais actes de politique locale ».

Les vertus de la lutte contre le bruit – « Ce n’est jamais le moment d’entrer en conflit avec les collectivités », concède-il. Pas question néanmoins cette fois-ci de faire marche arrière. Si rien n’est fait, Bruxelles devrait prononcer un avis motivé et saisir la Cour de justice européenne. La France craint une condamnation de 10 millions d’euros avec des astreintes. Le ministère insiste aussi sur le volet positif de la démarche. « Certaines communes ont compris son intérêt, par exemple en mobilisant des fonds de l’Ademe pour améliorer la situation ».

« Dans le Grand Lyon, tous les projets d’aménagement sont désormais passés à la moulinette du bruit », illustre Bruno Vincent, directeur de l’observatoire Acoucité qui assiste la communauté urbaine dans cette tâche. Soulevant toutefois lui-même la principale limite à cette politique vertueuse. « Pour les élus, il est difficile de valoriser une action. Quand une infrastructure est bruyante, les riverains s’en plaignent, mais quand des efforts ont été fait pour limiter les nuisances, ils considèrent que c’est normal ».

A l’occasion des Rencontres nationales de l’ingénierie publique, organisées les 19 et 20 juin prochains à Paris, un atelier est proposé sur les plans de prévention du bruit dans l’environnement, le jeudi 19 juin à 16h30. Renseignements et inscription sur www.ingenierie-publique.fr.
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Commentaires

1  |  réagir

09/04/2014 06h36 - BEGUE jean-claude

votre sujet sur le bruit m’interpelle fortement depuis plus d’une année je m’arrache les cheveux parce que en face de chez moi, il y a un commerce dont le patron a été condamné pour avoir tuer un individu sur fond d’alcool alors qu’il possédait un autre commerce un peu plus haut que celui actuel et l’état a trouver le moyen de lui donner l’autorisation d’avoir une patente de 4ième dit grande licence qui lui permet de vendre de l’alcool a tout heure du jour et de la nuit, ce commerce est ouvert le matin entre 5 h et 5h30 ferme le soir à 0h y compris la buvette il est
ouvert 7 jours sur 7 les jeunes quand ils ont bu de l’alcool servi par ce commerçant avec comme font les jeunes aujourd’hui un peu de drogue, ils ouvrent les portières, les coffres des voitures et mettent la musique à fond et cela très trop souvent jusqu’à 2 h du matin on prévient régulièrement les gendarmes et la réponse est on verra ce qu’on peux faire, il faut savoir que nous avons en face de ce commerce un immeuble d’habitation pour personnes âgés et des gens de passages, ce commerçant est entrain de détruire les jeunes du village pour lui c’est seul l’argent qui compte le reste il s’en fout nous sommes au bord du drame, qu’est ce qu’on peux faire ………aidez-nous s’il vous plait? merci

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