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Elections municipales 2014

Rythmes scolaires : ces candidats qui relancent la fronde

Publié le 06/03/2014 • Par Stéphanie Marseille • dans : A la une, France

LOGO ELECTIONS 2014
La Gazette
Dans le droit de fil des déclarations de Jean-François Copé fin février, des candidats de l'UMP aux élections municipales mettent en garde contre la hausse du forfait pour les activités périscolaires. Certains d’entre eux parlent de « taxe Peillon ».

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Pendant qu’un communiqué de presse du ministère de l’Education vante « 92% des communes prêtes pour la rentrée », le leader de l’UMP cherchait, fin février, à ramener ladite réforme sous les feux de l’actualité.
Pour ce faire, Jean-François Copé a utilisé des propos de Gérard Collomb, maire PS de Lyon, rapportés par le Progrès. Dans un article, le maire sortant de Lyon évoquait en effet la possibilité de demander un forfait de 10 à 20 euros par enfant et par an, au titre des activités périscolaires induites par la réforme des rythmes.
Fustigeant une « taxe Peillon »,« qui se met progressivement en place dans toutes les communes de France », le maire de Meaux a donc appelé « tous les Français qui ne veulent pas payer les frais de cette réforme » à voter UMP.

Avec l’espoir d’obliger « François Hollande à retirer cette réforme » ou de laisser le libre-choix aux maires de l’appliquer, comme le souhaitait la proposition de loi de Xavier Bertrand (rejetée). A Lyon, l’entourage du maire et candidat déplore une titraille accrocheuse du Progrès et précise que Gérard Collomb ne faisait qu’évoquer une hypothèse.

La rentrée nourrit l’opposition droite/gauche – Sans surprise, les opposants farouches au sein de l’UMP continuent à clamer leur opposition (Christian Estrosi à Nice, le couple Balkany à Levallois-Perret, Xavier Bertrand à Saint-Quentin).

Sans surprise également, à Aubervilliers, qui avait cristallisé toutes les oppositions à l’automne dernier, la réforme pèsera lourdement sur le scrutin. « Mais en fait, c’est très variable d’une ville à une autre et d’une région à une autre : dans des territoires comme la Loire Atlantique, la Vendée ou l’Alsace, c’est effectivement devenu un argument de campagne électorale. Ailleurs, comme dans le Sud-Ouest, pas du tout » constate Carole Delga, secrétaire générale adjointe de l’APVF et députée-maire socialiste de Martres-Tolosane (Haute-Garonne – 2 226 hab), où l’application de la réforme depuis septembre dernier n’allume aucun feu électoral.

Haro sur les rentrées 2014 mal préparées – C’est surtout quand la commune s’affaire à préparer l’application de la réforme pour septembre 2014, que la thématique s’invite dans la campagne électorale. A Dunkerque, l’opposition au maire socialiste sortant Jean-Claude Delebarre fustige ainsi une réforme des rythmes mal préparée. Même antienne à Montpellier. A Strasbourg, c’est l’ex-maire Fabienne Keller (UMP-Modem)qui tente d’ériger la réforme en enjeu des municipales, contre le maire socialiste sortant Roland Ries.

La fiscalité locale moins conflictuelle – Les motifs de discorde portent plus sur les difficultés que fait peser la réforme sur les enseignants et parents que sur la fiscalité locale. A Guebwiller (Haut-Rhin – 11 517 hab), la tête de liste UDI Anne Dehestru, qui est également présidente de l’union régionale de la PEEP (fédération de parents d’élèves), raille ainsi le « bricolage » du maire socialiste sortant et promet bataille : « Nous allons rejoindre les maires mécontents, en fondant notre opposition sur des bases juridiques. Je suis donc curieuse de connaître le résultat des recours déposés devant le Conseil d’Etat ».

Autre configuration, même son de cloche, à Sélestat, (Bas-Rhin – 19 181 hab), où Caroline Reys, à la tête d’une liste de rassemblement à gauche, s’insurge contre la posture du maire UMP sortant qui « n’a concerté personne, espérant l’enterrement de la réforme. Des parents, directeurs d’école et enseignants se sont donc concertés pour élaborer une proposition.

Mais, contrairement aux annonces, le maire n’a tenu compte de rien et proposé au DASEN (1)  des horaires qui ne conviennent à personne ». A Sélestat, l’argument du coût serait d’ailleurs caduc : « on ne peut pas parler de « taxe Peillon » ici : la ville recevrait entre 80 000 et 90 000 euros de l’Etat, alors qu’elle n’en a budgété que 10 000 » assène Bertrand Gaudin, son colistier.

Opposition public/privé – Partie dès septembre 2013, après une concertation locale approfondie, la petite ville de Loire Atlantique Saint-Philbert-de- Grand-Lieu (8 248 hab), a, de son côté, tout fait pour éviter que la réforme ne devienne un enjeu des élections municipales. Peine perdue : « Nous ne pouvons maintenir le centre de loisirs du mercredi, qui accueillait aussi les élèves de l’école privée. L’opposition nous reproche donc de les négliger » déplore Monique Rabin, députée-maire socialiste sortante.

Dans une ville où 500 des 1200 élèves fréquentent l’école privée, l’argument fait mouche. « Et pourtant, nous octroyons la même somme pour la scolarité des enfants du privé que pour ceux du public, (637 euros), à laquelle nous rajoutons la prise en charge des fournitures scolaires, des sorties, un forfait bibliothèque, internet… Mais la réforme appliquée à la seule école publique, désorganise la vie des familles».

 Un vent de désobéissance civile – « Nous ne l’appliquerons pas ! C’est pas une loi, c’est un décret. Cela ne sert à rien aux enfants, ça nous coûte cher et ça augure le démantèlement de l’école » tempête Gérard Schivardi, maire de Mailhac (Aude – 475 hab), à la tête d’un conseil municipal frondeur. C’est que, depuis quelques temps, souffle du fin fond de l’Essonne, un vent de désobéissance inattendue. Premier à s’opposer à la réforme des rythmes scolaires, Christian Schoettl, maire de Janvry (Essonne – 585 hab) a aussi été le premier à déposer un recours contre le décret du 24 janvier 2013 devant le Conseil d’Etat, le 25 février dernier.

Depuis, son initiative a fait mouche : « nous comptons 2382 communes qui ont pris une délibération ou adopté une motion en conseil municipal pour refuser d’appliquer cette réforme à la rentrée et cela ne cesse d’augmenter». Sur 24 000 communes dotées d’une école, il frise donc les 10%. Le 15 mars, il sera aux côtés des « Gilets jaunes », association de parents hostiles à la réforme. Ces deux mouvements partagent une particularité : tous deux entendent s’affranchir des cadres institutionnalisés. Christian Schoettl a pris ses distances avec le collectif des maires contre la réforme mené par Valérie Pécresse et Jean-Michel Fourgous et refuse l’instrumentalisation politicienne de l’UMP. Les « Gilets Jaunes », de leur côté, entendent s’émanciper de la FCPE et de la PEEP, les deux fédérations de parents majoritaires.

Ces deux mouvements auront-ils un impact sur le niveau d’abstention lors de ces élections ?

En filigrane, au-delà du scrutin local, plus d’un opposant à la réforme espère, sinon l’enterrement du dossier, du moins, le départ de Vincent Peillon du ministère de l’Education lors d’un remaniement et l’abandon de la réforme par son ou sa remplaçante.

Hors des partis politiques, les parents s’invitent au débat

« Nous espérons que la manifestation du 15 mars fera bouger les lignes, car, localement, la réforme représente un enjeu pour les municipales. Et ce n’est pas une question de droite ou de gauche, car elle concerne tout le monde » avance Magali Martinelli, pour l’association des Gilets jaunes, récemment créée exprès pour obtenir l’abrogation de la réforme. Certaines villes n’ont d’ailleurs pas attendu l’incitation du leader de l’UMP pour prendre en compte cette partie de l’électorat.

Adoptant, dans un premier temps, un moratoire sur l’application de la réforme, le Conseil municipal de Colmar a décidé, fin janvier, de ne pas l’appliquer du tout. « Nous répondons à la mobilisation d’un collectif de parents et des conseils d’école, c’est-à-dire d’une forte majorité d’utilisateurs de l’école. Nous avons aussi évalué le coût de la réforme à 700 000 euros, soit 3 points de fiscalité et cela entre bien sûr en ligne de compte » explique Odile Ulrich-Mallet, adjointe UMP au maire à l’éducation. Depuis, c’est la bataille des tracts à la sortie des écoles entre l’opposition socialiste et l’équipe municipale qui brigue un autre mandat. La maire-adjointe en est sûre, « pour les parents qui se sont mobilisés sur le sujet, oui, bien sûr que la réforme des rythmes va compter dans le vote ».

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Rythmes scolaires : ces candidats qui relancent la fronde

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Roland

06/03/2014 01h38

Ce qui est « amusant » c’est que la grande organisatrice des Gilets Jaunes et gestionnaire de leur page FB est …une Professeur des Ecoles…proche de certains syndicats…de là à crier à la manipulation lorsque les gilets jaunes signent des communiqués communs avec le SNE (syndicat de droite) par exemple…Une Lapine n’y retrouverait ses poussins…
Bref

gilet jaune

07/03/2014 09h01

Roland
Bonjour,
la grande organisatrice des gilets jaunes est assistante maternelle et non enseignante.
Le mouvement des gilets jaunes n’est pas politisé et d’autres syndicats accompagnent nos mouvements comme le Sud.
Nous sommes des parents de tous bords et vous pouvez vous rendre sur notre site www.clrdrs.fr afin de compléter vos informations car visiblement elles sont erronées.
Cordialement.

caro

06/03/2014 04h46

entièrement ok avec Roland,
en plus le mouvement s’appelle Debout la France ! c’est pas le slogan de Dupontégnan ?? ça bien nauséabond comme slogan…

badioio

07/03/2014 09h21

Et à part dire du mal des gens qui sont contre cette réforme, pouvez-vous
nous dire en quoi elle est bonne?
Vous qui semblez soucieux de l’intégrité des personnes, êtes vous sûrs que celui qui l’impose cette réforme et les maires qui l’appliquent le font uniquement dans le but d’améliorer les conditions des enfants?
Non bien sûr.

Allez réveillez-vous. Préoccupez-vous du bien être des enfants.
http://clrdrs.fr/

Roland

07/03/2014 03h32

Démentez vous que le mouvement des GJ présenté comme un mouvement de Parents Indépendant est à des leaders qui pour partie sont des Enseignants ?
mélange de genre = manque de lisibilité = perte de crédibilité

Francis Daremo clrdrs AGJ 06

07/03/2014 07h40

Bonsoir je suis coordinateur national des Gilets Jaunes
Nous sommes 18, et avons il est vrai 2 enseignantes parmi nous, mais dire que l’organisatrice principale est enseignante, est une fausse information.
La personne qui est la présidente de l’association est assistante maternelle.
Bien à vous www.clrdrs.fr

tiatia

07/03/2014 09h04

DSL Roland vous vous trompez, avant d’affirmer des choses, faudrait il vérifier… L’organisatrice des GJ, n’est pas professeur des écoles, mais nounou… Et moi je suis sûre de ce que j’avance, je la connais !!! Alors au lieu d’inscrire de fausses informations, venez vous renseigner sur le pourquoi de notre mécontentement. Si nous sommes autant de personnes a voir le côté néfaste de cette réforme, c’est que nous avons de reels exemples. Taper sur Google et vous nous trouverez nombreux sur FB..

c83

07/03/2014 10h26

Roland : Ou avez vous vu que la « grande organisatrice » des gilets jaunes, à savoir leur présidente, est une professeur des écoles ? Et si c’était le cas, forcément en contact avec les syndicats, d’ou sortez vous que le SNE est un syndicat de droite ????? Le SNE, syndicat minoritaire est un syndicat apolitique réunissant des prof de tous bords (à la limite notamment de gauche) LOL Répondez nous, d’ou tenez vous ces informations ?

Roland

09/03/2014 01h09

mais TOUT LE MONDE sait que SNE est de Droite !!!

badioio

09/03/2014 06h51

Et quand bien même Roland, si la présidente de cette association était enseignante, en quoi cela la rendrait moins crédible?
Vous qui semblez bien renseignés, vous devez savoir que le ministre de l’éducation nationale que vous défendez faisait de la contre-facon quand il travaillait pour une compagnie ferroviaire. Pensez-vous que cela le rende plus crédible pour imposer un décret?
Avez-vous des enfants scolarisés qui vont subir cette réforme?

Je ne suis pas enseignant. Par contre je suis le papa de deux petites filles auxquelles quelqu un impose un changement qu’elles n’ont jamais réclamé et qui va engendrer une régression dans leur rythme hebdomadaire.
C’est pas parce que des enseignants (et j’espère une majorité) sont contre cette réforme qu’elle est bonne.
Si vous défendez l’intérêt des enfants alors rejoignez nous. Merci de votre aide.

Roland

10/03/2014 07h54

Mais TOUT LE MONDE sait que le SNE CSEN est un syndicat de droite (il en faut…) il n’y a qu’à lire leurs différentes prises de position, ne fait il pas partie en autre de la même fédération que la SNALC…entamer un débat en disant que SNE est apolitique, et n’est pas classé à droite par tous les acteurs de la communauté éducative….

badioio

10/03/2014 10h50

@roland: »TOUT LE MONDE sait que le SNE CSEN est un syndicat de droite »
Moi je savais pas. Et cela ne m’intéresse pas. Mais ce que je sais c’est que si ce que vous dîtes est vrai , cela ne rend pas la réforme Peillon bonne pour autant.
Les enfants n’en ont rien à faire de la droite/gauche. Par contre ils vont subir la tyrannie d’un décretteur buté.
Les associations sportives, culturelles. Les enseignants. Les parents d’enfants scolarisés voient bien que tout ceci est une immense régression. Et à regarder de plus près, remettre la semaine à 4,5 jours au prétexte que la france a un mauvais classement PISA est absurde: les élèves examinés viennent d’écoles où la semaine était déjà de 4,5 jours.
Resaisissez-vous il est encore temps de retirer démocratiquement le pouvoir de nuire à ce tyran de ministre. Il faudra sûrement les deux mains: la droite et la gauche.

caro

10/03/2014 04h03

hey « Debout La France » a disparu…
vous avez changé de slogan pour vos rassemblements ?
maintenant c’est « la France en Jaune »
pourquoi ce revirement ? c’est vrai ça passe mieux c’est ça…

badioio

10/03/2014 04h54

Et vous ? votre slogan pour regrouper les gens qui sont pour cette réforme que vous défendez, ca sera quoi? « Au pied, couché le chien » ? « La régression imposée par Peillon ça a du bon »?
Plus sérieusement, si j’ai bien lu l’acidité que vous déversez sur les personnes qui défendent l’intérêt des enfants, je n’ai toujours pas lu de votre part les arguments -tant attendus – pour convaincre de la valeur ajoutée de cette réforme. Choisissez bien vos arguments car la population concernée est vaste : enfants de toute la France, parents, enseignants, maires (de droites et de gauches) , associations, ATSEM, animateurs ,… Merci.

Roland

13/03/2014 10h36

Donc
C’est par le pur des hasard que l’on retrouve Mme Isabelle NIzard, porte parole nationale des Gilets Jaunes sur une liste UMP aux municipales de Paris 16ème co-listière de Claude Goasguen dont ont connait les prises de positions plutot…
non pas de politique !

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