Déjà inscrit(e) ?

Mot de passe oublié ?

Identifiant et/ou mot de passe non valides

Nous n’avons pas reconnu votre email, veuillez indiquer un email valide, utilisé lors de la création de votre compte.

Un message avec vos codes d'accès vous a été envoyé par mail.

Pas encore inscrit(e) ?

Inscrivez-vous pour accéder aux services de LaGazette.fr et à la gestion de vos Newsletters et Alertes.

M'inscrire gratuitement
Club RH

Déjà inscrit(e) ?

Mot de passe oublié ?

Identifiant et/ou mot de passe non valides

Nous n’avons pas reconnu votre email, veuillez indiquer un email valide, utilisé lors de la création de votre compte.

Un message avec vos codes d'accès vous a été envoyé par mail.

Pas encore inscrit(e) ?

Inscrivez-vous pour accéder aux services de LaGazette.fr et à la gestion de vos Newsletters et Alertes.

M'inscrire gratuitement

icon Club RH

  • Accueil
  • Actualité
  • France
  • Pour améliorer l’insertion professionnelle des femmes, le Cese préconise plus de mixité « précoce et volontariste »

Emploi

Pour améliorer l’insertion professionnelle des femmes, le Cese préconise plus de mixité « précoce et volontariste »

Publié le 04/03/2014 • Par Martine Doriac • dans : France, Toute l'actu RH

Réalisé par la délégation aux droits des femmes et à l’égalité du Conseil économique, social et environnemental (Cese), un rapport sur « les femmes éloignées du marché du travail », présenté le 25 février 2014 par Hélène Fauvel, décrit à travers différentes études les évolutions de l’activité professionnelle des femmes et ses obstacles. Il propose des pistes pour favoriser à la fois l’égalité des chances vis à vis du droit au travail, et la liberté de choix.

Ma Gazette

Sélectionnez vos thèmes et créez votre newsletter personnalisée

Le travail féminin n’est pas toujours facile à cerner, voire invisible, alors que les femmes représentent près de la moitié de la population active. La qualité de l’emploi proposé, le niveau de salaire ou les conditions de travail peuvent ainsi freiner leur droit au travail, selon le rapport « Les femmes éloignées du marché du travail » de la délégation aux droits des femmes et à l’égalité du Conseil économique, social et environnemental (Cese), présenté le 25 février 2014 par la conseillère (groupe CGT-FO) Hélène Fauvel. « Tant qu’une salariée pourra dire : compte tenu de mon salaire et de ce que je dépense pour la garde des enfants et mon transport, il vaudrait mieux que je reste chez moi, son droit au travail ne sera pas respecté » soulignait Pierrette Crosemarie, en janvier 2009, dans un précédent rapport du Cese intitulé « 1968-2008 : évolution et prospective de la situation des femmes dans la société française » et publié à la Documentation française.

Plus souvent salariées, plus souvent dans la fonction publique – L’activité des femmes a du poids dans l’économie. Les femmes ont toujours travaillé et représenté au moins un tiers de la population active, près de 50 % aujourd’hui, alors que les disparités salariales vis à vis de leurs collègues masculins perdurent. « Depuis près d’un demi-siècle, les femmes constituent l’essentiel de l’extension des forces de travail de ce pays » rappelle Monique Meron, statisticienne à l’Insee, auditionnée pour ce rapport. La tertiarisation et la salarisation ont contribué, depuis les années 50, à la féminisation du marché du travail. En 2010, 93 % des femmes qui travaillaient étaient salariées contre 85 % des hommes. Les femmes sont en outre beaucoup plus présentes dans le secteur public. « 26,2 % des femmes occupant un emploi sont salariées de l’État, d’une collectivité locale ou d’un hôpital public, contre seulement 14,4 % des hommes » souligne l’étude « Les disparités sur le marché du travail entre les femmes et les hommes : une analyse sur une longue période » publiée par la Dares en mars 2012. 

Capture d’écran 2014-03-04 à 13.08.13

Taux d’activité en chute au 3e enfant – Le développement du salariat s’est accompagné, pour les femmes, d’une transformation du comportement d’activité de celles qui ont l’âge d’avoir et d’élever des enfants. En France, à la différence d’autres pays européens, les femmes travaillent tout en ayant un taux de fécondité élevé, que la crise n’a pas réduit, à la différence des pays voisins : une majorité de femmes ne s’arrêtent pas de travailler quand elles ont des enfants. Une analyse plus fine montre toutefois que cela dépend de leur niveau de diplôme. Les femmes moins qualifiées (de niveau inférieur ou égal au brevet) se retirent du marché du travail. L’allocation parentale d’éducation, créée en 1985 pour les parents de trois enfants, puis étendue aux parents de deux enfants, a fait chuter le taux d’activité des femmes. Celui-ci dépend du nombre et de l’âge de leurs enfants :

  1. 90 % des femmes qui en ont un seul sont actives. 
  2. Avec deux enfants, 64 % le sont quand le plus jeune a moins de trois ans. 
  3. C’est au troisième enfant que la baisse d’activité se fait sentir : seules 43 % des femmes qui ont trois enfants et plus travaillent quand le plus jeune a moins de trois ans, 67 % lorsqu’ils sont âgés de trois à cinq ans et 75 % lorsqu’ils ont plus de six ans. Ce taux d’activité des mères de trois enfants et plus est l’un des plus faibles de l’Union européenne alors que la France a globalement le taux d’activité des femmes le plus élevé de l’UE.

Capture d’écran 2014-03-04 à 13.10.29

Plus souvent en CDD ou en contrat aidé – Une autre étude, intitulée « Femmes et précarité », publiée en mars 2013 par le Cese, avait souligné l’augmentation ces dernières années du risque d’enfermement dans la précarité lié à une interruption d’activité. « Ce risque est d’autant plus important que celle-ci est longue et que le niveau de formation initiale est faible » souligne le nouveau rapport. Les jeunes femmes faiblement qualifiées trouvent plus difficilement un emploi stable. L’étude « Femmes au bord de la crise » publiée par le Centre d’études et de recherches sur les qualifications dans son Bref n° 288 de juin 2011 montrait qu’en 2009, près d’un tiers des jeunes femmes non diplômées et plus du quart des titulaires de CAP ou BEP étaient encore en contrat à durée déterminée (CDD) ou en contrat aidé cinq ans après leur sortie du système scolaire, alors que les jeunes hommes trouvent plus vite un contrat à durée indéterminée.
Ce constat a été confirmé par une étude de l’INSEE qui montrait qu’en 2011, le taux d’emploi en équivalent temps plein des hommes sans diplôme atteint 52 % entre 20 et 29 ans, contre 29 % pour les jeunes femmes en situation similaire. A tout âge, les femmes sont plus souvent recrutées en CDD. L’étude « Les mouvements de main-d’œuvre en 2011 : une rotation élevée dans le tertiaire », publiée dans Dares Analyses n°56 en septembre 2012 a ainsi pointé un taux d’entrée sur le marché du travail en CDD des femmes supérieur de 62,7 points à celui des hommes chez les moins de 30 ans, de 11,7 points supérieur pour les 30-49 ans et de 10 points pour les 50 ans et plus.

Capture d’écran 2014-03-04 à 13.11.44

Moins de métiers à leur actif – Le travail des femmes s’accompagne en outre d’une sectorisation et d’une concentration sur un nombre de métiers plus restreint. Les 21 professions les plus « féminisées » concentrent 71 % des femmes alors que les 21 professions les plus « masculinisées » regroupent 50 % des hommes. Les dix métiers employant le plus de femmes représentent à eux seuls près de la moitié (45 %) de l’emploi féminin, souligne encore le rapport. Ainsi, en 2010, trois métiers peu qualifiés de services aux particuliers (assistantes maternelles, aides à domicile, employées de maison) comptaient plus de 95 % de femmes. Les agents d’entretien sont à 70 % des femmes. La part de personnes à temps partiel dans les métiers dits « féminins » et peu qualifiés, atteint 79 % chez les employés de maison, 68 % pour les aides à domicile et les aides ménagères.

Capture d’écran 2014-03-04 à 13.12.39

Sous-employées et à temps partiel subi –Dans ce qui contribue à éloigner les femmes de l’emploi, le récent rapport du Cese insiste sur le sous–emploi : « Plus on s’éloigne du chômage « officiel » pour regarder du côté du chômage de l’ombre (les chômeurs découragés, indisponibles ou les personnes en sous-emploi), plus on rencontre de femmes ». Il est la caractéristique de personnes à temps partiel, qui souhaitent travailler plus et qui recherchent un emploi et/ou qui sont disponibles pour travailler plus. « Fin 2011, près de 1,6 million de personnes étaient en situation de sous-emploi, soit plus de 6 % des personnes en emploi. Parmi elles, 76 % sont des femmes, soit plus d’un million de salariées » lit-on dans le rapport publié le 25 février. Cette part augmente de manière continue. Et il est fortement corrélé au temps partiel subi. En 2011, 82 % des salariés à temps partiel sont des femmes et 31 % des femmes salariées sont à temps partiel (contre 7% des hommes). Ce sont surtout les salariés à temps partiel « subi » qui occupent des emplois peu qualifiés et connaissent des situations beaucoup plus précaires (29 % sont en CDD et 9 % en contrats aidés). Autre constat, les salariés à temps partiel « subi » accèdent moins fréquemment à la formation : seuls 6 % déclarent en avoir suivi au cours des trois derniers mois pour 10 % des salariés à temps partiel « choisi » et des salariés à temps complet.

Capture d’écran 2014-03-04 à 13.13.22

Rendre visible les compétences des femmes – En conclusion de ce rapport qui croise différentes enquêtes, la délégation aux droits des femmes et à l’égalité du Cese se prononce pour :

  • 
mettre en œuvre d’une politique affichée de mixité « précoce et volontariste », ciblée sur les jeunes filles des milieux les moins favorisés, associant les régions, les organismes de formation, les branches et les entreprises.
  • favoriser la diversification de l’insertion professionnelle des femmes.
  • faciliter l’accès des femmes les moins qualifiées à la formation continue et/ou à la VAE.
  • rendre visibles leurs compétences
  • préparer le retour à l’emploi des femmes en congé parental.

Elle préconise en outre de :

  • développer et diversifier les modes d’accueil des enfants.
  • encourager la gestion partagée des responsabilités familiales entre les deux parents.
Réagir à cet article
Prochain Webinaire

Santé : quand les collectivités reprennent la main

de La Rédaction de la Gazette des communes avec le soutien de la MNT

--
jours
--
heures
--
minutes
marche online

Aujourd'hui sur le Club RH

Nos services

Prépa concours

CAP

Évènements

Gazette

Formations

Gazette

Commentaires

Pour améliorer l’insertion professionnelle des femmes, le Cese préconise plus de mixité « précoce et volontariste »

Votre e-mail ne sera pas publié

Club RH

Déjà inscrit(e) ?

Mot de passe oublié ?

Identifiant et/ou mot de passe non valides

Nous n’avons pas reconnu votre email, veuillez indiquer un email valide, utilisé lors de la création de votre compte.

Un message avec vos codes d'accès vous a été envoyé par mail.

Pas encore inscrit(e) ?

Inscrivez-vous pour accéder aux services de LaGazette.fr et à la gestion de vos Newsletters et Alertes.

M'inscrire gratuitement