logo
Adresse de l'article https://www.lagazettedescommunes.com/222752/patient-violent-ou-arme-nouvelles-procedures-pour-les-hopitaux-parisiens/

SÉCURITÉ PUBLIQUE
Patient violent ou armé : nouvelles procédures pour les hôpitaux parisiens
Hugo Soutraavec l'AFP | Actu prévention sécurité | Publié le 26/02/2014 | Mis à jour le 27/02/2014

Le procureur de la République de Paris et le préfet de police de Paris ont signé un protocole d’accord lundi 24 février avec l’Assistance publique des hôpitaux de Paris (AP-HP). Celui-ci prévoit une coopération renforcée entre les instances de soin et les services de l’Etat tant en matière de prévention que de traitement de la délinquance. L’accord devrait prochainement être élargi au reste de la petite couronne.

Façade d'un hopital [1]Que faire quand un patient arrive avec de la drogue sur lui ou se montre violent ? Mises à jour et améliorées dans un accord signé lundi 24 février avec la préfecture de police et le parquet de Paris, les « bonnes pratiques » pour la sécurité des hôpitaux parisiens (AP-HP) sont censées répondre à ce genre de cas.

Ces fiches techniques devraient permettre au personnel hospitalier comme aux malades de faire face à plusieurs types de situations : l’agression d’un membre du personnel, l’audition par la police d’un patient hospitalisé, la découverte d’une arme dans un couloir ou encore des vols de médicaments, etc…

Clarification des rôles – « Dans le cadre de leurs missions, l’hôpital, la police et la justice sont amenés à travailler sur des problématiques communes », note les responsables de l’AP-HP dans un communiqué.
« Ce protocole concrétise une collaboration déjà existante, pour la rendre plus efficace. »

Les rôles respectifs de l’hôpital, de la préfecture de police et du parquet ont été formalisés et clarifiés par ce nouvel accord, pour différents cas : agressions physiques, cas de maltraitance, fugues et sorties contre avis médical, auditions de patients ou de personnel, réquisitions, ivresse, possession d’armes et stupéfiants, etc.

Référents multiples – Selon ce protocole, chaque commissariat désignera un référent hôpital et un référent sécurité. Ils établiront la liste des « vulnérabilités potentielles » et émettront des recommandations après avoir visité les différents sites.
Par ailleurs, un référent territorial sera nommé dans chacun des 18 sites hospitaliers de l’AP-HP implantés sur Paris. Ils qui devront se réunir deux fois l’an pour faire le point sur les problématiques émergentes.

Outre ces bonnes pratiques et ces équipes communes en liaison permanente, le parquet s’engage à communiquer régulièrement à l’AP-HP les suites données aux plaintes déposées par les personnels de santé et la préfecture de police propose aux établissements des audits de sécurité.

92, 93 et 94 concernés – L’initiative, qui concerne pour le moment les 18 hôpitaux parisiens, a vocation à s’étendre aux établissements de la petite couronne (Hauts-de-Seine, Seine-Saint-Denis et Val-de-Marne) dans les mois à venir, a précisé le préfet de police, Bernard Boucault.

En 2013, 1 343 atteintes aux personnes (insultes, provocations, menaces, violences volontaires…) et 2 056 atteintes aux biens ont été recensées au sein de l’Assistance publique-Hôpitaux de Paris (AP-HP), des chiffres en hausse de près de 15% par rapport à l’année précédente.

Vigilance accrue – « Il y a un peu plus de tension (…) une tendance qui nécessite plus de vigilance », a déclaré le directeur général de l’AP-HP, Martin Hirsch, lors de la signature de l’accord avec le parquet de Paris et la préfecture de police.

« Les hôpitaux doivent être des lieux sanctuarisés, où à la fois patients et médecins doivent être et rester à l’abri » des violences, a souligné le procureur de Paris François Molins.

REFERENCES


POUR ALLER PLUS LOIN