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GESTION DE CRISE
Le gouvernement diffuse un plan pour répondre à un accident nucléaire majeur
Hervé Jouanneauavec l'AFP | Actu prévention sécurité | France | Publié le 04/02/2014

Le gouvernement a élaboré un nouveau plan de réponse à un accident nucléaire ou radiologique majeur, a annoncé le 3 février 2014 le Secrétariat général de la défense et de la sécurité nationale (SGDSN). Elus et collectivités sont appelés à contribuer aux moyens exceptionnels mis en oeuvre.

Centrale nucléaire en activité [1]La France dispose « depuis plus de 30 ans » d’un dispositif de réponse à un risque d’accident nucléaire. Mais la catastrophe de Fukushima (Japon) de 2011 a incité les pouvoirs publics à « renforcer encore davantage la sécurité de la population en cas d’accident ».

Evénements exceptionnels – Le nouveau dispositif, élaboré et mis en ligne par le Secrétariat général de la Défense et de la sécurité nationale (SGDSN) [2] avec le concours de tous les acteurs du secteur nucléaire, prend ainsi en compte « l’hypothèse très improbable d’accidents d’ampleur exceptionnelle sur des installations nucléaires, avec des conséquences pouvant toucher les personnes au-delà du périmètre des PPI » (dispositif local de sécurité).

Il vise aussi à « renforcer la sécurité de notre population en cas d’accident grave hors de nos frontières », ainsi qu’à « renforcer la capacité de réponse à un accident grave de transport, y compris dans le domaine maritime », selon le SGDSN, qui dépend du Premier ministre.

Possibilité d’intervenir au delà des PPI – Le document définit le rôle à jouer des différentes autorités territoriales. Y figurent logiquement les collectivités, qui « contribuent, en liaison avec les préfets, à la définition des politiques locales et à la mise en place des moyens nécessaires face à une crise, notamment en matière d’assistance aux personnes, tant dans la zone concernée que pour l’accueil des personnes déplacées ».

Ce nouveau plan donne notamment aux pouvoirs publics la « capacité d’intervenir au-delà du périmètre des PPI, si les effets d’un accident le nécessitaient », d’incorporer des « forces d’action rapides » ou encore de prendre en compte « la nécessaire continuité des activités économiques et sociales ».

Une partie de ce plan définit en particulier huit « situations types », d’une situation dite « d’incertitude » à des situations d’accident nucléaire avec rejets radioactifs, en passant par des accidents maritimes.

Ce nouveau dispositif a été testé, selon le SGDSN, lors d’un « exercice de grande ampleur qui simulait un accident sur une centrale nucléaire ».   

 

REFERENCES