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Transports

Notre-Dame-des-Landes: les opposants à l’aéroport déposent de nouveaux recours

Publié le 03/02/2014 • Par Cédric Néau • dans : Régions

Les avocats des principales associations d'opposants à l'aéroport de Notre-Dame-des-Landes, près de Nantes, ont déposé lundi 3 février au tribunal administratif de nouveaux recours contre les arrêtés préfectoraux du 20 décembre autorisant le début des travaux.

Une cinquantaine d’opposants se sont mobilisés, avec cinq tracteurs, pour apporter leur soutien aux avocats.

Ces recours, qui contestent la légalité des arrêtés en matière de protection de l’environnement, portent sur le fond et ne sont pas suspensifs: deux concernent la loi sur l’eau, les deux autres évoquent les espèces protégées.

Les travaux autorisés par les arrêtés peuvent encore être débutés à tout moment, même si aucun signe de démarrage prochain n’est encore visible début février.

Si néanmoins ils commençaient, les opposants auraient la possibilité de déposer un recours en référé qui aurait, lui, des effets suspensifs.

« Nous considérons, à partir du dossier, qu’ils (l’Etat et le concessionnaire de l’aéroport, ndlr) sont dans l’incapacité écologique et technique » de procéder aux compensations environnementales qu’impose normalement la loi en cas de destruction d’une zone humide ou d’espèces protégées, a expliqué Me Sébastien Le Briero, avocat parisien venu déposer le recours.

« La fin des protections des zones naturelles » – Les principales associations d’opposants – l’Acipa (Association citoyenne intercommunale des populations concernées par le projet d’aéroport de Notre-Dame-des-Landes), le CéDpa (Collectif d’élus doutant de la pertinence de l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes) et l’Adeca (Association de défense des exploitants concernés par l’aéroport)- ainsi que la conseillère générale Parti de gauche Françoise Verchère et l’agriculteur Sylvain Fresneau, président de l’Adéca, ont nominalement déposé ces recours.

« Si on laisse faire ce projet, c’est la fin de la protection des zones humides, la fin de la protection des zones naturelles », a déclaré Mme Verchère devant le tribunal administratif.

« Plus de 52 exploitants agricoles qui représentent 6.800 hectares (…) refuseront de signer un accord avec AGO Vinci (concessionnaire de l’aéroport, ndlr) et la DREAL pour faire des mesures de compensation » environnementale, a affirmé Julien Durand, président de l’Acipa.

Une histoire mouvementée – Le projet d’aéroport de Notre-Dame-des-Landes a fait l’objet d’une déclaration d’utilité publique en 2008 et a été attribué sous forme de concession publique au groupe Vinci fin 2010 pour un achèvement des travaux en 2017, mais la contestation sur place, qui remonte à un premier projet d’aéroport à cet endroit dans les années 70, est très déterminée.

Le projet est soutenu par l’UMP, les collectivités locales socialistes et le Premier ministre Jean-Marc Ayrault, ancien maire de Nantes, en a été un fervent défenseur.

La saturation de l’actuel aéroport de Nantes Atlantique, mais aussi les limitations qu’imposent à l’urbanisme de la ville de Nantes sa zone d’exposition au bruit figurent parmi les arguments en faveur d’un transfert de l’aéroport. Les opposants jugent pour leur part qu’il n’y a pas de risque de saturation à court ou moyen terme et que l’impact sur l’environnement d’un aéroport à Notre-Dame-des-Landes, zone humide de bocage, serait irréparable.

Régions

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Commentaires

Notre-Dame-des-Landes: les opposants à l’aéroport déposent de nouveaux recours

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Chérel Paul

04/02/2014 04h16

Encore un article de plus répétant comme les perroquets le point de vue des vociférants anti-aéroport. Un projet qui, pourtant, apporterait un peu de décentralisation à cette France qui va mourir de sa concentration parisienne. Si cet aéroport ne se fait pas à Nantes, l’investisseur se tournera vers Barcelone qui, déjà, devient un aéroport de dispatching vers toutes les capitales REGIONALES européennes. Une vraie tête de pont des vols transatlantiques. Rappeler sans cesse que le projet est soutenu par l’UMPS, c’est en faire une affaire politique alors que le projet devrait être avant tout ECONOMIQUE. Il conviendrait à mon avis que la gazette des communes ne vienne pas faire écho à tous ces retardés de l’époque des premiers chemins de fer. Paul Chérel

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