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Management

Communes de Bois-Guillaume-Bihorel : mésaventures d’une fusion-défusion

Publié le 31/01/2014 • Par Claire Chevrier • dans : Régions, Toute l'actu RH

Au 1er janvier 2014, les deux communes de Bois-Guillaume et Bihorel, qui depuis deux ans n'en formaient plus qu'une, ont dû reprendre leur autonomie, suite à une décision du tribunal administratif de Rouen. Retour sur les impacts managériaux de cette mésaventure avec Antoine Ameline, DGS de Bois-Guillaume et ancien DGS de la commune nouvelle.

En moins de 30 mois, les agents de Bois-Guillaume et de Bihorel (Seine-Maritime) ont connu tour à tour la fusion de leurs deux mairies et la scission de la nouvelle commune. A ces changements, s’ajoute l’incertude des prochaines élections municipales : les équipes élues décideront ou non de renforcer les mutualisations, de refusionner les deux collectivités…
« Après la fusion des deux villes en 2012, nous avions dû gérer des tensions et des frustrations dans les équipes. Depuis janvier 2013, après avoir remanié l’organigramme, ces problèmes s’estompaient, et, nous commencions à voir les bénéfices de cette fusion. Le choc psychologique de l’annonce de la défusion, le 18 juin 2013, a été rude », reconnaît Antoine Ameline, ex DGS de Bois-Guillame-Bihorel, redevenu DGS de Bois-Guillaume au 1er janvier 2014.

Gérer l’incertitude – Tant de bouleversements en si peu de temps et une telle incertitude sur l’avenir ne sont pas simples à gérer : nouveaux changements de chefs de service, de mission, d’organisation, de locaux, de collègues…
Certains agents qui étaient en doublon et qui avaient accepté de s’orienter vers de nouveaux métiers, ne savent pas encore si leur projet pourra aboutir. Par exemple, une des deux responsables RH a suivi à l’INET un cursus de contrôleur de gestion. Une création de poste qui avait tout son sens dans une commune de plus de 20 000 habitants, mais beaucoup moins dans une ville de 8000 habitants…

Cependant, Antoine Ameline constate que l’impact de la défusion sur les équipes semble être, au final, moins fort que celui de la fusion. « Les agents avaient déjà fait la découverte du changement il y a deux ans et semblent avoir appris à vivre avec. Je suis même assez étonné de la capacité avec laquelle ils se sont adaptés à cette situation. »
Il note tout de même le ressentiment de certains agents vis-à-vis de la municipalité et de la direction générale : « pour eux, nous n’avons pas su conduire le projet. Nous ne pouvons pas nier notre responsabilité, c’est nous qui avons décidé de les embarquer dans cette aventure. »

Rassurer et fixer un cap – L’après-midi du 18 juin, jour où le tribunal administratif de Rouen a prononcé la défusion, Antoine Ameline a réuni en urgence les agents. Près de 180 (sur les 250) étaient présents. A l’inverse des élus, qui réfléchissaient à un éventuel appel et n’acceptaient pas encore cette décision, il a immédiatement annoncé la couleur à ses équipes : réaliser la séparation des deux communes pour la fin de l’année.

« J’ai de moi-même écarté les élus, car je ne voulais pas que les agents restent dans un flou psychologique. Nous ne pouvions nous permettre d’être dans une nébuleuse politique. Un appel est non suspensif. Il fallait donc défusionner pour éventuellement refusionner plus tard. Il fallait assumer cette décision de justice. Tout le reste était hypothétique. Les agents avaient besoin de concret. Pour moi, l’urgence c’était le personnel. Je devais avoir un discours clair afin que chacun sache que nous allions nous séparer et que nous n’avions que quelques mois pour le faire. » Une décision qui a été difficilement acceptée par certains élus qui ont trouvé qu’il allait un peu vite en besogne.

Lors de cette réunion, pour rassurer ses troupes, Antoine Ameline a rappelé que le statut des agents leur garantissait leur emploi. Il a assuré que les contrats de travail seraient poursuivis ainsi que les politiques publiques, et que les acquis liés à la commune nouvelle seraient conservés.
Les semaines suivantes, il a beaucoup travaillé sur les procédures de fonctionnement. « Cela était rassurant pour les agents de savoir qu’ils allaient par exemple devoir déposer leur demande de RTT auprès de tel bureau. Nous nous sommes attachés à conserver les mêmes quand cela était possible. » Ces procédures ont ensuite été mises en délibération et votées car les agents avaient besoin d’un engagement de la part des élus.

Bâtir de nouveaux organigrammes – Il a fallu rebâtir deux organigrammes distincts et répartir les effectifs. Pour cela, l’équipe de direction a rencontré tous les agents et construit la nouvelle organisation au fur et à mesure. « Nous avions peur qu’il y ait une foire aux agents. Pour éviter toute instrumentatlisation, nous avons posé le principe du retour du personnel dans sa commune d’origine. Les agents pouvaient exprimer un choix mais nous devions maintenir la masse salariale et les équilibres internes au sein des futurs services pour qu’ils fonctionnent. Nous avons fixé la possibilité d’avoir des permutations d’agents, mais l’accord de l’encadrement et des maires était nécessaire. Au total, il y a eu une douzaine de permutations. »

Le 15 octobre 2013, l’organisation était quasiment figée. En parallèle, il a fallu travailler sur les évolutions de carrière pour 2014 pour les personnes qui étaient promouvables, celles qui étaient sous contrat, mais aussi estimer la masse salariale pour les budgets futurs, scinder le tableau des effectifs, rédiger les arrêtés individuels pour affecter les agents à chacune des communes…. Chaque responsable de service a retravaillé un projet de service et rédigé les fiches de poste avant le 31 décembre. « Nous avons également veillé à éviter les comportements revanchards de ceux qui avaient pu souffrir de la fusion. J’avais prévenu qu’il y aurait des sanctions. »

Trois semaines après la défusion, Antoine Ameline estime que les difficultés n’ont pas tant portées sur l’aspect RH que sur les aspects techniques. Il avait probablement tiré les enseignements de la fusion, où le manque de préparation des responsables de services sur le plan managérial avait été à l’origine de tensions.

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