Fermer

Déjà inscrit(e) ?

Mot de passe oublié ?

Identifiant et/ou mot de passe non valides

Nous n’avons pas reconnu votre email, veuillez indiquer un email valide, utilisé lors de la création de votre compte.

Un message avec vos codes d'accès vous a été envoyé par mail.

Pas encore inscrit(e) ?

Inscrivez-vous pour accéder aux services de LaGazette.fr et à la gestion de vos Newsletters et Alertes.

M'inscrire gratuitement

Menu

Déjà inscrit(e) ?

Mot de passe oublié ?

Identifiant et/ou mot de passe non valides

Nous n’avons pas reconnu votre email, veuillez indiquer un email valide, utilisé lors de la création de votre compte.

Un message avec vos codes d'accès vous a été envoyé par mail.

Pas encore inscrit(e) ?

Inscrivez-vous pour accéder aux services de LaGazette.fr et à la gestion de vos Newsletters et Alertes.

M'inscrire gratuitement

Energie

L’Autorité de sûreté nucléaire trouve l’avenir bien incertain

Publié le 29/01/2014 • Par Olivier Schneid • dans : France

L’ombre d’un accident a plané sur le rendez-vous traditionnel de début d’année que le président de l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN), Pierre-Franck Chevet, a donné à la presse, mardi 28 janvier 2014, à Montrouge (Hauts-de-Seine). Et, avec elle, les incertitudes quant à la qualité des outils pour gérer efficacement une crise en Europe.

Ma Gazette

Sélectionnez vos thèmes et créez votre newsletter personnalisée

« Un accident de l’ampleur de Fukushima doit être considéré comme pouvant arriver en Europe… » Un mois et demi après avoir, au cours de la 25e conférence nationale des commissions locales d’information (CLI) , dénoncé la « petite musique consistant à considérer (qu’il s’agit) d’un accident japonais et que la page est tournée », le président de l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN), Pierre-Franck Chevet, a, mardi 28 janvier 2014, à Montrouge (Hauts-de-Seine), de nouveau martelé le message selon lequel « l’improbable est possible », selon la formule de son prédécesseur, André-Claude Lacoste, en avril 2012, devant le Sénat .

Divergences européennes – Or, « serions-nous en capacité de gérer une crise affectant plusieurs pays comme cela risquerait d’être le cas avec des conséquences dans un rayon de 80 km, à l’image de Fukushima ? » s’est-il interrogé…

La réponse était dans la question : il a des doutes sur l’efficacité du dispositif au regard des réglementations actuelles, les critères de décision divergeant selon les pays. D’où la nécessité de « progresser vers une meilleure coopération européenne », plaide-t-il.
La future directive sur la sûreté nucléaire, en ce moment entre les mains du Parlement européen, pourrait le permettre. L’ASN a toutefois, le 7 janvier 2014, émis un avis mitigé sur le texte actuel, saluant des avancées mais évoquant des manques.

Vers une prolongation du parc ? – Décrivant l’état du parc français, dont nombre de centrales approchent des 40 ans pour lesquelles elles ont été « initialement » conçues et à qui l’ASN impose des mesures de sûreté dites post-Fukushima , Pierre-Franck Chevet a évoqué « les discussions en cours avec EDF pour leur prolongation à 50 ou 60 ans ».

Pyramide des âges parc nucléaire

« Si cela devait se concrétiser, les réacteurs devraient respecter d’aussi près que possible les exigences en matière de sûreté de la nouvelle génération », a-t-il souligné. Sous réserve que l’exploitant confirme son intention en présentant un dossier technique à l’ASN, celle-ci émettrait un avis, une « règle du jeu générale », sorte de feuille de route renseignant EDF sur les investissements de sûreté à réaliser.

Explosif – Le sujet est politiquement sensible, et même explosif. Il a, en octobre 2013, conduit le député Europe Ecologie Les Verts (EELV) de Paris Denis Baupin à interpeller le gouvernement en dénonçant, si les centrales devaient voir leur durée de vie prolongée, « une provocation mais aussi une aberration économique et énergétique ». Sans obtenir en retour de réponse claire du ministre de l’Energie, Philippe Martin 

L’équilibre du système menacé – Bien que la politique énergétique, notamment la question du mix, ne relève pas de son domaine de compétences, circonscrit au contrôle de la sûreté nucléaire et de la radioprotection, l’ASN s’est aventurée sur ce terrain dans le cadre du débat national sur la transition énergétique. Dans un avis de mai 2013, elle avait ainsi alerté le gouvernement sur les répercussions pour l’équilibre du système électrique d’une mise à l’arrêt simultanée de plusieurs centrales.

Des arrêts provisoires ou/et définitifs – Pierre-Franck Chevet envisage deux cas de figure : la suspension, le temps d’une mise aux normes donc pour une durée indéterminée, de cinq à 10 réacteurs après avoir constaté un défaut générique grave, revers de la médaille d’un parc dont l’homogénéité a jadis permis des économies d’échelle ; une mise à l’arrêt définitif de sept à 10 réacteurs par an d’ici le milieu des années 2020 en raison de leur âge avancé : « un événement majeur qui n’est pas si lointain… »

Anticiper – De telles situations sont « plausibles », juge-t-il. Alors, il encourage le gouvernement à les anticiper. « Cela suppose d’avoir des marges de manœuvre, remarque-t-il. Avec d’autres capacités de production, en France ou ailleurs (en important de l’électricité, ndlr), et des effacements de consommation. » « Il est urgent de décider de l’avenir énergétique et notamment du système électrique du pays », lâche-t-il. Une exhortation qui tranche avec l’attentisme dont le gouvernement semble frappé…

L’ASN revendique

De nouvelles règles de financement ; une arme de dissuasion ; des consignes claires sur le démantèlement : le président de l’ASN a profité de la cérémonie des vœux à la presse pour adresser, publiquement, ses revendications au gouvernement.
Il réclame une taxation directe des exploitants pour financer l’autorité administrative indépendante, un système d’astreintes journalières pour contraindre ces derniers à respecter sans tarder ses mises en demeure et un dispositif sur les procédures à suivre en cas d’arrêt définitif d’une installation, la centrale nucléaire de Fessenheim (Haut-Rhin) étant susceptible d’être bientôt visée.

Pierre-Franck Chevet attend des réponses sur ces trois points dans la future loi de programmation sur la transition énergétique, ou la prochaine loi de finances en ce qui concerne le budget de l’ASN. « Notre parole et notre indépendance sont respectées, le Parlement nous entend et, je crois, nous écoute, et nous pouvons exprimer frontalement (nos positions) devant des ministres ou au-dessus d’eux », assure-t-il. Le sort réservé à ses requêtes sera une meilleure preuve encore du degré d’attention que lui prête le gouvernement.

Cet article est en relation avec les dossiers

1 Réagir à cet article
Prochain Webinaire

Boues d’assainissement : tout savoir pour préparer l'avenir !

de La rédaction de Techni.Cités en partenariat avec SUEZ

--
jours
--
heures
--
minutes
marche online

Aujourd'hui sur les clubs experts gazette

Nos services

Prépa concours

CAP

Évènements

Gazette

Formations

Gazette

Commentaires

L’Autorité de sûreté nucléaire trouve l’avenir bien incertain

Votre e-mail ne sera pas publié

sentinelle2607

30/01/2014 05h56

D’autres informations sur le nucléaire
Association Ma Zone Contrôlée
Condition de travail et de vie des sous-traitants de cette industrie qui produisent l’électricité , réalisent la conduite et la maintenance des installations , réalisent le démantèlement de nos vieilles installations et conditionnent les déchets .
http://www.ma-zone-controlee.com/
D’avance merci à tous de votre soutien. :)

Commenter

Déjà inscrit(e) ?

Mot de passe oublié ?

Identifiant et/ou mot de passe non valides

Nous n’avons pas reconnu votre email, veuillez indiquer un email valide, utilisé lors de la création de votre compte.

Un message avec vos codes d'accès vous a été envoyé par mail.

Pas encore inscrit(e) ?

Inscrivez-vous pour accéder aux services de LaGazette.fr et à la gestion de vos Newsletters et Alertes.

M'inscrire gratuitement