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Aménagement du territoire culturel

« Il reste tout un pan du territoire à équiper de façon satisfaisante en bibliothèques » – Laetitia Bontan, présidente de l’ADBDP

Publié le 31/01/2014 • Par Hélène Girard • dans : France

La présidente de l’Association des directeurs de bibliothèques départementales de prêt (ADBDP), Laetitia Bontan, réagit au rapport de l’inspection générale des bibliothèques (IGB) « bibliothèques départementales de prêt : indispensables autrement » dans un interview accordée jeudi 30 janvier 2014 à La Gazette.

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Comment avez-vous accueilli le rapport de l’IGB ?

Ce rapport constitue une bonne base de travail, qui rassemble des informations sur les BDP et en propose une analyse. Un tel travail n’existait pas encore. Il nous donne une vision de tout le fonctionnement de ces équipements et de toutes les facettes de leur activité, de la gestion des collections à l’action culturelle. Les rapporteurs ont également très bien fait de rappeler qu’il s’agit d’une compétence obligatoire. De même, ils ont eu raison de souligner l’effet réseau et la nécessité de globaliser les actions. Mais d’une BDP à l’autre, les choses varient beaucoup, notamment selon que le territoire départemental est rural ou métropolitain.

L’IGB estime que, pour continuer à exister, les BDP doivent s’investir dans l’ingénierie culturelle, intégrer les ressources numériques à leur offre documentaire et s’adapter aux évolutions politico-administratives de leurs territoires. Partagez-vous cette analyse ?

Dans bien des cas, ces trois évolutions sont déjà une réalité. Les BDP ne pourraient pas exister encore si elles n’intégraient pas déjà l’ingénierie de services culturels. Elles jouent aussi déjà le rôle de fédérateur et d’animateur de réseau et doivent avoir une action plus globale au niveau du département. Il ne s’agit pas d’envisager des bibliothèques municipales les unes à côté des autres, mais un réseau global d’équipements qui fonctionnent ensemble.

Les agents des BPD sont-ils inquiets des réformes territoriales en cours ?

Non, pas vraiment. Certes, comme tous les acteurs territoriaux, nous ne savons pas exactement ce qui nous attend. Lorsque nous en saurons plus, nous nous positionnerons et nous réagirons. Les BDP ont déjà dû faire face à des modifications politico-administratives, à commencer par les lois de décentralisation des années 80 ! A chaque fois, elles ont su s’adapter à un nouveau modèle.

L’IGB préconise de s’affranchir du plafond des 10 000 habitants (1). Qu’en pensez-vous ?

Il y a longtemps que certains départements ont commencé à faire sauter ce verrou. D’autres l’ont relevé, à 15 ou 20 000 habitants. La première raison, c’est bien sûr le développement de l’intercommunalité. Forcément quand nous intervenons dans de petites communes situées près d’une ville-centre de plus de 10 000 habitants, il n’est pas rare que nous intégrions cette dernière à notre démarche. Dans d’autres cas, les BPD ne se posent pas la question et travaillent naturellement avec des communes de plus de 10 000 habitants. Faire sauter ce verrou est évidemment une bonne chose. Cela permet d’insuffler une dynamique de réseau dans les bibliothèques, quelle que soit la taille des communes. Et cela produit un effet d’entraînement. Cela nous permet de travailler sur des projets d’un autre niveau.
De toute façon, nous ne pouvons plus raisonner en termes de nombre d’habitants, car la population se déplace de plus en plus, habite dans une commune, travaille dans une autre etc. Mieux vaut raisonner en termes de bassins de vie. De plus, certaines bibliothèques de communes de plus de 10.000 habitants ont tout intérêt à profiter des ressources numériques et des services culturels de la BDP.  

L’IGB invite aussi les BPD à inscrire leur action dans les politiques départementales dans une logique de transversalité. Qu’en pensez-vous ?

Je pense que les directeurs de BDP sont assez partagés sur cette question. Certaines BDP travaillent avec la PMI (2), les collèges, les maisons de retraite etc., autant de domaines relevant des compétences des conseils généraux. Mais d’autres travaillent avec ces secteurs indirectement, à travers les bibliothèques municipales. Prenons l’exemple des actions auprès des publics scolaires : pourquoi s’adresser plus aux élèves des collèges qu’à ceux des lycées ou des écoles primaires ? Parce que les collèges sont une compétence du conseil général ? Cela voudrait dire que, de leur côté, les bibliothèques municipales travaillent prioritairement avec les écoles  ? Dans les faits, on voit bien que les choses ne se passent pas ainsi.

La même question vaut pour le secteur social. Par exemple, dans l’Aisne, la BDP ne travaille pas directement avec les services de PMI, mais elle a pris des accords avec les bibliothèques municipales situées à proximité, pour que les publics des PMI puissent bénéficier des services de ces bibliothèques. Pour cette démarche, nous avons travaillé avec des assistantes sociales, mais nous ne desservons pas directement les PMI. Finalement, en raisonnant trop en termes de transversalité, les BDP risquent d’aboutir à une autre forme de cloisonnement. Je crois qu’il est préférable de défendre auprès des élus ce qu’apporte la BDP en matière de politique publique en général – lutte contre la fracture éducative ou numérique, ouverture d’espaces de travail pour les jeunes, actions culturelles dans les zones où il ne se passe rien etc. Sinon, nous risquons de ne pas avoir d’objectifs précis, autre que celui de nous situer dans la politique départementale. Systématiser le travail transversal au sein du conseil général ne me semble pas forcément une bonne idée pour les bibliothèques départementales de prêt.

L’IGB constate que la lecture publique, bien que compétence obligatoire pour les conseils généraux, a souvent moins de moyens que d’autres secteurs qui ne sont que facultatifs, comme le spectacle vivant, plus rapidement médiatisé. Les bibliothèques doivent-elles accueillir des spectacles pour gagner en visibilité ?

Cela peut effectivement constituer une solution. Mais attention ! Il ne faut pas croire que cela va attirer de nouveaux publics vers la bibliothèque. C’est un autre public qui viendra, pour voir un spectacle. Pour le faire revenir à la bibliothèque, c’est un autre travail. Il ne faut surtout pas faire d’amalgame. Il est certain qu’une programmation culturelle donne une autre image des bibliothèques à la population mais aussi aux élus. Et cela fait parler des bibliothèques. N’oublions pas par ailleurs que dans les zones les plus rurales, la bibliothèque est souvent le seul lieu de culture. Mais cela nous renvoie aux problématiques de conception des bâtiments, du niveau de recrutement des bibliothécaires etc. Sur ces points, la BDP a un rôle d’accompagnement à jouer auprès des bibliothèques municipales.

L’IGB pointe une situation de sous-équipement de la France en bibliothèques. Est-ce une surprise ?

Non, c’est parfaitement exact ! Au cours des trente dernières années, la construction de bibliothèques dans les grandes villes, puis celle des BMVR (3) ont sans doute fait oublier qu’il reste tout un pan du territoire à équiper de façon satisfaisante. Y compris dans les territoires urbains. Il faut aussi penser aux bâtiments devenus obsolètes.

Notes

Note 01 plafond initialement fixé par l’Etat pour l’intervention des bibliothèques départementales de prêt Retour au texte

Note 02 protection maternelle infantile Retour au texte

Note 03 bibliothèques municipales à vocation régionale Retour au texte

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