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Aménagement du territoire

Les propositions des ruraux face à la « métropolisation »

Publié le 22/01/2014 • Par Pablo Aiquel • dans : France

Dans un rapport d’analyses et de propositions sur l’avenir des territoires ruraux, la mission menée par 4 conseils généraux esquisse un diagnostic, des enjeux et des propositions pour une vision renouvelée de la ruralité. Ils présenteront leur vision le 28 janvier à la ministre déléguée chargée de la Décentralisation, Anne-Marie Escoffier.

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Conduit par la mission « Nouvelles ruralités », le rapport d’analyses et de propositions pour l’avenir des territoires ruraux, remis début décembre à l’Assemblée des départements de France, présente un diagnostic approfondi, explore une nouvelle vision et établit une série de propositions alternatives à une vision axée sur les métropoles.

Des statistiques pour un diagnostic différent – Comment se définit le « monde rural », et quelles conséquences en découlent ? Pour répondre à ces questions, la mission interroge les méthodes de réalisation des diagnostics territoriaux et les modes de calcul des populations urbaines et rurales, ainsi que les controverses sémantiques constatées lors des auditions.

« Il semble exister un problème de surestimation de la population urbaine » qui a provoqué la disparition de l’adjectif « rural » des définitions de l’INSEE, relèvent les auteurs, qui constatent que si la population rurale a diminué entre 1999 et 2007 c’est surtout en raison du changement des délimitations des aires urbaines. Ce qui les amène à appeler à « une remise à plat des zonages pour définir un mode raisonné et opérationnel de la distinction entre urbain et rural, qui prendrait en compte, par exemple la notion de densité de la population ».

Dans un diagnostic général observant les atouts majeurs et les défis du monde rural, qui classe les différents types de campagnes et passe en revue l’impact de l’économie résidentielle, agricole et celle liée au vieillissement de la population, les auteurs soulignent que les territoires ruraux doivent « adopter une approche diversifiée de leur développement économique ».

Deux enjeux et une logique – Deux enjeux apparaissent centraux : celui du développement et celui de la proximité, établissant une série de défis à relever à l’aune d’une logique de projets, qui doit leur permettre d’enrichir la décentralisation et d’établir des relations constructives avec les territoires métropolitains.

Développer le « désir de campagne » et exploiter les potentiels, articuler les fonctions productives et résidentielles des territoires, profiter de la saturation générale de Paris et des grandes agglomérations pour identifier les activités qui ont un intérêt à la dispersion, ainsi que des nouvelles formes de travail, sont quelques-uns des enjeux de développement.

La reconstruction de réseaux sociaux locaux, l’encouragement de nouvelles formes de politiques culturelles, les services publics et au public, font partie des enjeux de proximité.

Ne pas discuter du « sexe des anges » – La logique de projets qu’ils prônent met à mal la vision d’une réforme territoriale par la modification des périmètres administratifs.

Avant même que le président de la République, François Hollande, ne le propose, ce rapport indique, sans ambages : « Par exemple, une loi qui déciderait de la fusion de l’Auvergne et du Limousin non seulement supposerait beaucoup d’énergie et de temps pour être mise en œuvre, mais en outre n’aurait sans doute pas d’effets bénéfiques, même à terme. En revanche, si ces deux régions décident de travailler ensemble sur de véritables projets, cela peut avoir du sens et être efficace. Il en va de même lorsque l’on évoque la fusion de départements ».

Et de souligner que « la France consacre beaucoup de temps à chercher un soi-disant optimum territorial, ce qui revient à discuter du ‘sexe des anges’ ».

Des propositions et des exigences – Le rapport aboutit à une série de vingt-cinq propositions concrètes et souligne la nécessité de définir un « cadre politique global » permettant de valoriser les atouts de la ruralité.

Ce cadre pourrait s’incarner :

  • dans « une loi d’orientation sur la ruralité, sur le modèle de la loi Montagne ou de la Loi d’orientation et de programmation pour la ville »,
  • un ministère de la ruralité, au même titre qu’il existe un ministère de la ville,
  • une stratégie nationale de développement et une identification claire des territoires concernés, s’appuyant sur une définition de la ruralité revisitée,
  • un cadre financier et des outils de gouvernance spécifiques.

Les présidents des quatre départements (Allier, Cher, Nièvre et Creuse) qui dirigent cette mission, doivent rencontrer la ministre déléguée chargée de la Décentralisation, Anne-Marie Escoffier, le 28 janvier 2014, et préparent les prochaines étapes de leur réflexion de longue haleine.

Ils ont annoncé que le rapport sera adressé à l’ensemble des présidents des conseils généraux, des membres du gouvernement, des associations nationales d’élus et de l’enseignement, ainsi qu’au président de la République.

Prochain rendez-vous à Nevers en juin 2014

Décidés à continuer leur bataille pour une nouvelle vision des territoires, les présidents de départements de l’Allier, Jean-Paul Dufrègne (PCF), de la Nièvre, Patrice Joly (PS), du Cher, Jean-Pierre Saulnier (PS), et de la Creuse, Jean-Jacques Lozach (PS), ont annoncé les grandes lignes de la prochaine rencontre nationale de la mission « Nouvelles ruralités », qui aura lieu les 5 et 6 juin 2014 à Nevers.

Ces rencontres s’articuleront sur trois axes : « ruralité et société », un temps d’éclairage pour comprendre « comment nos élites regardent la ruralité, avec des regards croisés avec des philosophes, sociologues et autres intellectuels », a précisé Patrice Joly.
« Ruralité et population », abordera le vocabulaire, afin de renouveler et enrichir les mots de la ruralité. Et ensuite « ruralité et économie », un temps où les participants débattront sur comment valoriser les aménités, échangeront avec des chefs d’entreprise, et aborderont des thèmes particuliers comme l’économie verte et la « silver économy ».

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