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TECHNOLOGIES DE L'INFORMATION ET DE LA COMMUNICATION
e-administration : « constat inquiétant » mais pas désespéré
La Rédaction | France | Publié le 26/06/2003

« C’est vrai, le constat est inquiétant en matière d’e-administration, avec des inégalités très fortes entre collectivités locales, et un taux de pratique, en France, très en-deçà de la moyenne européenne ». Henri Plagnol, le secrétaire d’Etat à la réforme de l’Etat, ne s’est pas caché derrière un optimisme forcé, en intervenant le 25 juin dans le cadre des désormais traditionnels Pl@teau de l’Artesi, l’agence de développement des TIC de la région Ile-de-France. Son analyse pour l’avenir est cependant plus encourageante. Pour que l’e-administration se développe en France, « il faut développer les usages dans la vie quotidienne », estime-t-il, rappelant que les premiers chantiers sur lesquels se penche la nouvelle Agence de développement de l’administration électronique (ADAE) sont le changement d’adresse – le citoyen ne le déclarera plus qu’à une administration, l’information étant ensuite transmise à toutes les autres – et la numérisation des actes d’Etat civil et la dématérialisation des extraits de naissance. Il a ensuite affirmer que d’ici trois ans, l’ensemble du territoire sera couvert en haut-débit, sans préciser toutefois comment cela serait financer.
Conscient que les petites communes auront du mal à financer de véritables services interactifs en ligne, Henri Plagnol les a exhorté à se rapprocher de La Poste pour « la mise en place de véritables guichets numériques », et à recourir davantage au comarquage avec des sites tels que service-public.fr ou légifrance.
Enfin, l’Etat doit tout faire pour favoriser les télétransmissions entre collectivités locales et administrations, « pour le contrôle de légalité, le contrôle des comptes, et l’achat public ». Ce qui passe, a-t-il conclut, par la création de nouveaux métiers dans les collectivités locales. Peut-être une première reconnaissance des webmestres et informaticiens territoriaux.
Romain Mazon