Prévention des crues

Inondations : des solidarités territoriales insuffisantes en Finistère

Par • Club : Club Techni.Cités

Depuis Noël, les fortes pluies ont provoqué de nombreuses crues en Bretagne. Dans le Finistère, les élus de Morlaix, Quimper ou Châteaulin en appellent à la solidarité territoriale pour prévenir l’inondation des villes.

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« Depuis la fin du mois de décembre, la Bretagne a subi de nombreux passages pluvieux qui ont engendré des crues significatives sur la plupart des cours d’eau de ce secteur. Sur les estuaires bretons, en particulier la Laïta [Quimperlé, NDLR] mais également la rivière de Morlaix, ces crues se sont conjuguées à de fortes marées et à des surcotes, engendrant des débordements importants lors des pleines mers », indique Vigicrues, le 8 janvier.

« Stimuler la solidarité territoriale » à Morlaix – La ville de Morlaix dispose d’un plan communal de sauvegarde (PCS) et d’un plan de prévention des risques naturels prévisibles relatif au phénomène inondation (PPRI) approuvé en 2004.

« Nous voulons mettre en place un programme d’action et de prévention contre les inondations (PAPI ), déclare Agnès Le Brun, maire (UMP) de Morlaix (15 400 habitants). Après les inondations de 1974, qui avaient fait beaucoup de dégâts, il y avait eu des travaux et la création du syndicat mixte du Trégor qui avait fait des études sur la problématique des inondations sur le bassin versant. Mais rien n’a été mis en œuvre, ni par les collectivités, ni par l’Etat et aujourd’hui, on voit que personne n’est au point. Tout le monde s’est focalisé sur les algues vertes. Et la ville a contribué à la lutte contre les algues vertes, même si elle n’est pas concernée : il s’agit bien de solidarité territoriale. »

Agnès Le Brun insiste : « j’attends des services de l’Etat qu’ils accélèrent la mise en œuvre du PAPI. Il y a besoin de stimuler la solidarité territoriale, pour rester polie. On aimerait que les communes péri-urbaines se sentent plus concernées par rapport à leurs documents d’urbanisme. Et un plan local d’urbanisme intercommunal ne vaudrait que si la ville-centre, une des 28 communes de la communauté d’agglomération qui représente 25% de la population, était reconnue dans sa spécificité. »

Quimper veut impliquer les communes du bassin versant – A Quimper, les inondations ont été moindres que dans d’autres estuaires. « Avec les travaux réalisés à l’époque de Bernard Poignant ou Alain Gérard, on s’aperçoit que nous avons eu moins de dégâts qu’à Morlaix ou Quimperlé, sachant aussi que nous avons dû faire face à une crue moyenne et non à une crue cinquantennale », observe Georges Cadiou, président du Sivalodet, syndicat mixte qui porte l’établissement public territorial de bassin pour l’Odet, le Steir et le Jet.

Au cours de l’année 2013, le Sivalodet a mené une étude sur la protection contre les crues de ces fleuves côtiers, avec pour objectif de définir des solutions techniques pour ralentir l’écoulement de l’eau, en la stockant temporairement en amont de l’aire urbaine.

« Il faudrait que les trois millions de mètres cubes d’une crue mettent huit heures, et non quatre heures, pour parvenir à Quimper, explique le président du Sivalodet. Nous avons exploré trois scénarios, selon leurs résultats hydrologiques et financiers, pour apprécier l’efficacité des solutions possibles. » Ces trois scénarios sont :

  • réalisation de talus supplémentaires, dans la lignée du plan régional Breizh Bocage
  • sur la proposition d’une association, réalisation de 34 diguettes en fond de lit de rivière
  • création et adaptation d’ouvrage de ralentisseurs de crue, d’une hauteur de 4 à 6 mètres.

« Les études sont bien avancées et il faudra attendre les élections municipales pour prendre une décision d’une telle importance, poursuit Georges Cadiou. Les choses sont longues à mettre en œuvre et il y a souvent des gens qui font de la résistance. Nous cherchons à arriver à un consensus le plus large possible. Il en va de l’économie de la Cornouaille : par exemple, si la gare de Quimper est inutilisable, il y a des conséquences à Landudal, Elliant ou ailleurs ».

Commentaires

1  |  réagir

13/01/2014 06h38 - sirius

Les mesures proposées semblent tout à fait judicieuses . cependant on peut s’interroger sur la gestion du territoire breton. Il serait utile de faire le décompte des subventions versées à différents titres au monde agricole, et aussi en faveur d’une politique de l’eau dont on ne voit guère les résultats . En somme il faudrait que les contribuables assurent les dépenses bretonnes engendrées par le laxisme .

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