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CULTURE
Numérisation du patrimoine : le marché doit être régulé par l’Etat affirme Frédéric Mitterrand
La Rédaction | France | Publié le 03/12/2009

Frédéric Mitterrand, ministre de la Culture, a estimé que la numérisation du patrimoine (musique, livre, oeuvre d’art) doit être gérée par l’Etat et non pas une société privée comme Google, lors d’une interview sur France 2 le 3 décembre.
« Il faut que nous régulions le marché, il faut que ce soit l’Etat qui le fasse et pas tel ou tel groupe privé, si efficace soit-il. Quand on dit ça, évidemment, on pense à Google », a déclaré M. Mitterrand.

« Tous les jours, il y a de nouvelles informations qui nous viennent de Google disant +on s’est entendu avec telle maison de disque, on s’est entendu avec un tel+. Il faut faire très attention, c’est comme pour le pétrole, si vous avez les pipelines, vous avez le pétrole à la base », a-t-il estimé. « Il ne faut pas que le contenu tombe dans des mains privées! », a insisté le ministre.
Le 1er décembre, François Fillon a confié à Christine Albanel une
mission [1] sur la numérisation des livres et la lutte contre le piratage des contenus dans l’édition.

Le géant américain de l’internet Google a entrepris de numériser des millions de livres pour sa bibliothèque en ligne Google Books, et s’est déjà mis d’accord avec un regroupement d’auteurs et d’éditeurs américains. Cette initiative inquiète les Européens. En France, il a conclu un accord avec la bibliothèque municipale de Lyon.
Sous l’initiative de la France, les ministres de la Culture de l’UE ont décidé à Bruxelles fin novembre de créer un « comité des sages » pour définir les modalités de futurs partenariats public-privé dans le domaine de la numérisation culturelle, dans le souci, d’éviter une monopolisation par certains géants de l’internet comme Google.

Faute d’avoir encore pu régler ce problème, la bibliothèque numérique Europeana, lancée il y a un an et constituant en quelque sorte la réponse européenne à Google Books, se limite pour l’instant aux oeuvres libres de droits.

Pour aller plus loin
Consultez notre dossier Les chantiers et défis de la lecture publique [2]