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Emplois

Isère : agents du Conseil général et pompiers en colère

Publié le 17/12/2013 • Par Séverine Cattiaux • dans : Actu Emploi, Régions, Toute l'actu RH

Environ 1500 agents du Conseil général de l'Isère, d’autres fonctions publiques, et des Pompiers du SDIS 38 ont manifesté devant la préfecture puis le conseil général jeudi 12 décembre.

Deux motifs ont poussé 1500 agents du conseil général de l’Isère, d’autres fonctions publiques, et des Pompiers du SDIS 38 à manifester devant la préfecture puis le conseil général jeudi 12 décembre. Le premier : demander à l’Etat le dégel du point d’indice.
Le deuxième : s’opposer au vote par l’Assemblée des élus du conseil général de la suppression de 150 postes, avec en compensation l’allongement du temps de travail de tous les agents – le tout devant mathématiquement créer 170 ETP.

« Sur le papier, cela semble faisable, mais pas sur le terrain. Et cela implique la remise en cause du protocole d’accord de l’aménagement du temps de travail… et la mise à mal de la qualité du service public, déjà chaotique », dénonce Jean-Michel Montoya, secrétaire général CGT38.

[Lire notre article Le temps de travail des fonctionnaires demande plus de transparence]

Le conseil général sur la défensive – Pas du tout d’accord avec cette explication, le conseil général de l’Isère qui nous a transmis par écrit des réponses à nos questions (rappelant au passage tous ses efforts entrepris, réduisant ses dépenses un peu partout), il se défend : « C’est un effort qui est demandé aux fonctionnaires départementaux, au même titre que des efforts sont demandés à tous les français pour sortir notre pays de la crise et permettre le redressement des comptes publics sans alourdir la fiscalité ».
Il ajoute : « les syndicats remettent aussi en cause ce protocole (sur l’aménagement du temps de travail, ndlr) : leur demande de fermer des centres médico-sociaux une demi-journée par semaine est contraire à la règle de continuité de service qui y figure ».

Même régime pour les pompiers – Principal financeur du SDIS, le conseil général n’a pas non plus voté de budget pour les 45 postes supplémentaires demandés par le SDIS, sur 3 ans. Le département suggère au SDIS d’augmenter le temps de travail des pompiers. Le conseil général démontre, que techniquement, c’est faisable : « Les pompiers professionnels travaillent 1540 heures par an, soit 67 heures de moins que la durée légale de 1607 heures par an (35 heures par semaine) dans la fonction publique territoriale (…) la décision du conseil d’administration du SDIS de passer à 1607 heures de travail par an se traduira par un passage de 124 à 129 gardes soit 5 jours supplémentaires de travail par an ».

« Allongement du temps de travail pas négociable » – Les pompiers fustigent cette analyse. Ils ont investi, vendredi 13 décembre, le conseil d’administration du SDIS, et se sont une nouvelle fois expliqués avec les élus. Thierry Lenfant, secrétaire départemental adjoint CGT au SDIS n’en démord pas : « L’allongement du temps de travail n’est pas négociable. Les sapeurs pompiers travaillent le jour, la nuit, et les week-ends et jours fériés (pour lesquels ils ne reçoivent pas de primes particulières) ».
Par rapport au décret, à l’article 2, sur « l’aménagement du temps de travail dans la fonction publique », nous avons signé avec le conseil général l’abaissement du temps de travail en deçà des 1607 heures qui sont le plafond maximum, et non la durée légale… »

Dialogue social houleux de longue date – « 47 % de grévistes lors de la grève du 12 décembre enregistrés au conseil général sans parler des agents qui avaient posé une RTT, et les portés pâles », indique Jacqueline Mouton, secrétaire de la CFDT au conseil général.
Ce score dénote selon elle un ras le bol social et reflète un malaise social de longue date, que décrivent longuement les syndicats, sans oublier de mentionner le suicide d’un cadre. « L’exacerbation sociale du personnel remonte à l’arrivée d’André Vallini, le président (PS) du conseil général (en 2001, ndlr), puis de son directeur général Thierry Vignon, qui sont fermés au dialogue », déclare Jacqueline Mouton.

AQVT depuis janvier 2012 – Depuis janvier 2012, les élus et André Vallini, ont décidé de lancer une démarche d’Amélioration de Qualité de Vie au travail, suite à un rapport transmis par les syndicats, étayé de témoignages sur l’usure, les tensions, le stress ressentis par les agents, la défiance vis-à-vis de la direction, du management, des restructurations successives…
Le diagnostic même de cette démarche AQVT, menée avec l’aide de chercheurs et de personnalités extérieures, a, en outre, confirmé l’état « déplorable » des troupes. « Dans cette étude, tous les voyants sont au rouge », commente Mohammed Rakib, secrétaire général de l’UNSA. Dans ce contexte, André Vallini et les élus auraient pu se douter que la suppression de 150 postes passeraient très mal auprès des agents, estiment des représentants syndicaux.

CRS et gaz lacrymogènes – Autre signe de la dégradation du climat des relations élus/agents : le 12 décembre, le préfet a proposé au conseil général, qui a accepté, de faire venir les CRS pour accueillir les manifestants et afin de les empêcher de perturber le vote de l’Assemblée. Les CRS ont lâché des gaz lacrymogènes. En effet, selon le conseil général : « quelques individus se sont livrés à des débordements ». Un pompier a été blessé. L’intersyndicale va porter plainte.

Prochaine manif : à la Métro – Pour la suite, la CFDT compte sur « le relais des médias nationaux » et la CGT sur « la poursuite de la lutte ». Les syndicats ont encore 6 mois pour faire faire marche arrière au conseil général concernant l’allongement du temps de travail.
Une nouvelle manifestation est prévue pour vendredi 20 décembre et cette fois, le rendez-vous est donné au siège de la Communauté d’agglomération. « Ce sont les mêmes élus qui sont à la tête du conseil général, de l’Agglomération, et de la ville : ils ont les mêmes méthodes », explique Jean-Michel Montoya, secrétaire général CGT38.

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Commentaires

Isère : agents du Conseil général et pompiers en colère

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Grincheux

19/12/2013 10h56

Bien entendu les élus participent à l’effort qu’ils demandent à leur personnel?
S’il le veulent ils peuvent réduire le montant de leurs indemnités et être remboursés de leurs frais de déplacement sur la même base que les agents de la fonction publique…
Ils pourraient aussi demander à ne plus bénéficier de certains avantages.
Si ces mesures étaient mises en place dans les mêmes proportions que ce qui est demandé aux agents, peut-être (pour ne pas dire certainement) que les agents accepteraient de prendre en compte les exigences de leur collectivité.
Je crois qu’il existe ume maxime qui dit que si on veut que les autres soient exemplaires, il faut d’abord l’être sois-même.
Mais soyons clairs: ce que j’écris n’est que les propos que j’entends aussi bien dans mon entourage que dans la rue. En effet, loin de moi l’idée de porter un jugement sur les décisions des élus. Ils ont été élus par le peuple. Pas moi.

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