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Social

Reproduction sociale des élites: l’Inet comme l’Ena et les grandes écoles

Publié le 25/11/2013 • Par Martine Doriac • dans : A la une, France, Toute l'actu RH

Silhouettes avec attaché-case en flou de bougé
PHOVOIR
Quels profils et origines sociales ont les élèves-administrateurs ? A cette question, 600 des 800 anciens élèves, depuis vingt ans, de l’Institut national des études territoriales (Inet) ont répondu. L’étude publiée le 12 novembre 2013 remet en cause les clichés sur l’égal accès aux emplois publics et révèle le rôle conformiste de l’école des dirigeants territoriaux dans la reproduction des élites.

Pas de diversité sur les bancs de l’Inet, si ce n’est entre femmes et hommes, c’est l‘enseignement que l’on peut tirer de l’enquête réalisée par 11 élèves de l’actuelle promotion Paul Eluard sur les profils des futurs administrateurs. Présentée au colloque Inet-Ena sur « les emplois publics sont-ils accessibles à tous ? » les 7 et 8 novembre à Strasbourg et publiée le 12, elle a recueilli un taux de réponses exceptionnel de 71 %. Ses résultats, contrastés, vont être complétés par les conclusions du groupe de travail, animé par Jean-Christophe Baudouin, directeur général de l’Assemblée des Départements de France, sur la promotion de la diversité sociale dans l’accès aux fonctions d’encadrement de la fonction publique territoriale, bientôt examinées au conseil d’administration du CNFPT. Nul doute qu’ils ont des propositions à faire pour mieux faire !

Parité respectée, régions bien représentées – Premier enseignement plutôt positifs en termes de diversité, l’Inet apparaît en pointe parmi les écoles de service public sur la parité de ses promotions depuis déjà dix ans, quand l’Ena peine encore à dépasser 34 % de femmes parmi ses élèves. Second constat, l’ancrage territorial de l’Inet est bien réel. Malgré un poids important de l’Ile-de-France et de Paris, en particulier aux concours externes, en tant que lieu de naissance ou de résidence avant le concours, les élèves-administrateurs sont originaires de toutes les régions de France et d’outre mer, avec toutefois une surreprésentation de l’Alsace, la Bretagne et l’Aquitaine. 65 % déclarent d’ailleurs avoir déjà travaillé dans la fonction publique territoriale.

Dernières promotions très politisées – Troisième caractéristique, les élèves de l’Inet, les élèves administrateurs territoriaux ( EAT),  s’engagent : 27 % déclarent avoir adhéré à un parti politique alors que la population française ne compte que 2 à 3 % d’inscrits à un parti. Les dernières promotions sont encore plus politisées (39 % pour les cinq dernières) quel que que soit le concours. Très peu ont cependant exercé un mandat politique (5 élèves) ou syndical (6 élèves). , 

vie_politique

Militant, ils l’ont aussi été pour des associations : 43 % ont eu des activités bénévoles ou associatives, en majorité à vocation sociale.

Cadres sup’ surreprésentés chez les parents – C’est sous l’angle de l’origine sociale des parents que le bât blesse par rapport à l’objectif, affiché par le Centre national de la fonction publique territoriale (CNFPT), de diversité sociale dans l’accès aux fonctions d’encadrement de la FPT. Si dans la formation initiale, tous les baccalauréats sont représentés, 67 % sont passés par un Institut d’études politiques (IEP), à Paris ou en région. Et les catégories socio-professionnelles « cadres et professions intellectuelles supérieures » s’avèrent surreprésentées parmi les parents et grands-parents des lauréats. Ainsi 48 % des pères des élèves sont de CSP + à l’entrée de ceux-ci à l’Inet, pour seulement 12 % de la population française entre 2003 et 2010. Ils sont mêmes 57 % si l’on compte les cadres retraités.

part_pere_csp

Idem chez les mères des EAT qui sont à 31 % des CSP + pour 7 % de la population, 34 % avec les retraitées.

part_mere_csp

Ces cadres supérieurs représentent encore près du quart (22 %) des grands-parents. Et ces chiffres explosent parmi les lauréats du concours externe : 65 % déclarent avoir un père et 40 % une mère cadre ou exerçant une profession intellectuelle supérieure. Parmi les lauréats du concours interne et du troisième concours, la part des pères de CSP +, plus modeste, est tout de même de 50 %, celle des mères de 25 %.

Bien peu d’ouvriers et de chômeurs chez les parents- A l’inverse, les catégories « employés », « ouvriers » et « autres sans activité professionnelle » ne représentent que 8 % de l’ensemble des lauréats qui ont répondu à l’enquête, pour 42 % en France. « Si un élève administrateur a peu de chances d’avoir un père ouvrier au moment de l’entrée à l’INET, celles d’avoir un père chômeur sont quasi nulles, alors même que depuis 1977, cette catégorie est celle qui a le plus augmenté » admettent les auteurs du rapport qui ont constaté que la grande majorité des élèves de l’Inet cumule aussi les diplômes. 73 % ont fait au moins une grande école (IEP, école de commerce, école d’ingénieur ou école normale supérieure) avant de rejoindre Strasbourg. Chez les externes, la part est même de 97 %. Les élèves recrutés au concours interne ou au troisième concours n’ont cependant pas à rougir de leurs études : la grande majorité à un diplôme universitaire de niveau bac + 5, voire plus.

Reproduction des élites – Inédits, ces chiffres confirment que la thèse de la reproduction sociale des élites, chère au sociologue Pierre Bourdieu, reste d’actualité, à l’Inet comme à l’Ena.

Avoir des enfants et réussir l’Inet, c’est possible !

La majorité des élèves-administrateurs n’a pas d’enfant à charge à son entrée à l’Inet. Ce sont surtout des lauréats du concours interne et troisième concours, d’age moyen plus élevé que les externes qui sont chargés de famille, en majorité des hommes (66 %).

situation_familiale

« Il serait intéressant, avancent les auteurs de l’étude, d’avoir une enquête qualitative complémentaire pour étudier si c’est la charge de famille qui décourage les femmes à se lancer dans la préparation (et le succès) du concours de l’INET ». Les parents de familles monoparentales, en majorité des femmes, restent très rares : seuls 6 % vont s’asseoir sur les bancs de l’Inet, pour 20 % dans le reste de la population.

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Reproduction sociale des élites: l’Inet comme l’Ena et les grandes écoles

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Sans espoir

26/11/2013 10h05

Qui en aurait douter… L’INET est une pâle copie de l’ENA, il n’y a donc aucune raison que les processus de reproduction sociale ne changent…

Quand l’on voit comment les principes idéologiques et managériaux sont déclinés dans les collectivités, comment certains hauts cadres organisent leur administration et régentent les relations sociales et professionnelles, nous ne sommes jamais loin d’un fonctionnement calqué sur la bourgeoisie, voire l’aristocratie…

A l’image de la société française qui se tend, l’écart entre les administrateurs et le reste de la population de fonctionnaires territoriaux ne cesse de s’accroître… les « élites » sont de moins en moins en contact avec leur base, y compris de leurs cadres intermédiaires…

le K

26/11/2013 09h03

C’est simple : vu le niveau attendu des concours, il ne suffit pas d’avoir un bac + 2, 3 ou 4. Il faut avoir évolué depuis son enfance dans un environnement adéquat : famille sans difficulté sociale, modèle parentaux intellectuels, scolarité accompagnée…. et même si la politique de discrimination positive permet d’ouvrir les portes de certaines grandes écoles à des jeunes issus de milieux difficiles ou de quartiers défavorisés, il s’agit d’un mirage…. on sait bien que la mixité sociale se joue à d’autres niveaux (politique de la ville, politique sociale, culturelle,…).

le K

27/11/2013 10h47

Ok, le statut social est héréditaire et pour causes (quel environnement socio, psycho et culturel pour les enfants évoluant dans des milieux peu stimulants), dites-vous le Zoé et les autres : vous n’êtes pas des surdoués juste des « chanceux »,(encore qu’il resterait à définir la notion), vous êtes à la place que la « tyché » vous a assigné … La véritable question que je me pose est : comment tirer vers le haut ceux d’en-bas ? Comment essayer de trouver un équilibre ? Question bien ancienne ? Comment ceux d’en haut (les élites) qui n’ont pas la moindre idée de ce que vivent des familles et des enfants de conditions modestes pourraient-ils imaginer une véritable politique d’équité sociale (je ne parle pas d’allocation de survie) ??

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