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Sécurité publique

Ecotaxe : quand les renseignements intérieurs alertent sur un risque d’expansion régionaliste

Publié le 29/10/2013 • Par Hugo Soutra • dans : Actu prévention sécurité, France

Alors que le premier ministre Jean-Marc Ayrault a suspendu l’écotaxe sur l'ensemble du territoire à la suite des manifestations bretonnes, Le Figaro a révélé une note de la sous-direction de l'information générale (SDIG) de Rennes susceptible d'éclairer sa décision. En effet, ce service des renseignements intérieurs a alerté les autorités sur le risque d’expansion de cette contestation – prenant des allures de lutte anti-jacobine – jusqu'à l’Alsace ou au Pays Basque, autres territoires régionalistes.

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« La décision que le Premier ministre a prise est la bonne. Elle est sage », s’est félicité le ministre de l’Intérieur Manuel Valls, à la suite de la suspension de la mise en œuvre de l’écotaxe. Sa réaction pouvait-elle être autre, lui qui a reçu une synthèse alarmante de la sous-direction de l’information générale (SDIG) de Rennes (1) sur les violentes manifestations du week-end dernier en Bretagne ?

Le premier ministre Jean-Marc Ayrault, qui aurait également reçu une copie de la part de la Place Beauvau selon Le Figaro, a dès lors décidé d’ouvrir un « dialogue au niveau national et régional. »
Que contenait cette note confidentielle pour légitimer une telle reculade ? Les ex-RG ont alerté sur le risque d’expansion du conflit à d’autres territoires « régionalistes », comme l’Alsace, le Pays basque voire les Alpes-Maritimes.

Lutte anti-jacobine – En effet les principaux organisateurs de la fronde bretonne seraient, selon l’hypothèse retenue par cette note, deux groupes identitaires – l’un d’extrême-gauche en marge du mouvement Breizhistance et l’autre d’extrême-droite sous la bannière de Jeune Bretagne – qui auraient déjà été contactés par divers groupes identitaires cherchant à programmer le même type de manifestations dans leurs régions respectives.
Si l’impulsion du mouvement est localisée en Bretagne sur fond de crise des filières agricole et agroalimentaire, ces partis ultras sont accusés par la SDIG d’avoir joué le rôle de catalyseurs de la révolte contre l’Etat centralisé ce week-end… et sont soupçonnés d’organiser la suite du mouvement à l’échelle de la France entière. Contactés par Rue89, ils doutent cependant avoir un « rôle supérieur à d’autres » (lire l’encadré ci-dessous).  

La SDIG ne porte toutefois pas l’entière responsabilité sur eux seuls. Outre «les syndicats traditionnels, comme la FNSEA, mais aussi les organisations représentatives des secteurs du transport, du BTP et de l’agroalimentaire, la population commence à adhérer au mouvement», constatent désormais les « grandes oreilles. »
Cet ancrage serait permis par l’alliance hétéroclite – sorte de paix des braves formée entre agriculteurs, patrons et syndicalistes – entre têtes de réseaux bretons mais aussi par les réseaux sociaux, notamment par le biais de pages facebook, « Soutien aux agriculteurs bretons » et « Révolte Bretonne » … animée par Jeune Bretagne et qui compte près de 5 000 suiveurs.  

Carhaix inquiète l’Etat – Autre remarque loin d’être anodine de la part de la SDIG : ils pointent le rôle de Christian Troadec – bête noire des autorités régaliennes sur place – et de la ville de Carhaix qui compte moins de 15 000 habitants mais dispose d’un important tissu associatif, agitant à tout-va le risque de « déclin de la Bretagne » pour mobiliser le plus largement possible. Pourquoi cela serait-il particulièrement inquiétant ? Parce que ce territoire compte une certaine expérience en matière de mobilisation collective, que ce soit en faveur du développement local ou contre l’enclavement.

Voilà cinq ans, le maire sans étiquette de Carhaix Christian Troadec avait en effet mené combat et obtenu le maintien de « sa » maternité, menacée de fermeture faute d’accueillir suffisamment d’accouchements par an selon les critères quantitatifs de la loi « Hôpitaux, patients, santé, territoire » dite loi Bachelot. Identifié comme un électron libre de la gauche anticapitaliste, utilisant régulièrement le registre régionaliste, ce dernier a appelé à manifester le 2 novembre prochain à Quimper.
Les anti-jacobins – coiffés de leurs « bonnets rouges » en souvenir de la révolte de 1675 contre une nouvelle taxe nationale – renforcés pour la cause par Breizhistance et Jeune Bretagne, sont attendus en nombre. Les plus déterminés appellent même à venir perturber les commémorations de l’armistice le 11 novembre prochain. En représailles contre l’Etat-nation, qui aurait oublié l’égalité républicaine et puni la Bretagne.

Qui sont Jeune Bretagne et Breizhistance ?

Pourquoi l’écotaxe – censée permettre une relocalisation des activités voire une « dé-mondialisation », et de fait combattue par les industriels de l’agroalimentaire, des syndicats patronaux adeptes de l’agriculture intensive ainsi que les franchisés de la grande distribution – déplaît-elle autant aux partis régionalistes ? Pourquoi l’écotaxe – inspirée de la directive Eurovignette émise par Bruxelles dans l’objectif continu d’affaiblir politiquement les Etats-nations en légitimant une Europe des régions – déplaît-elle autant à ces partis autonomistes ?

En réalité, ces deux groupes profiteraient davantage du « symbole » qu’elle représente contre l’Etat « pilleur » qu’ils ne s’opposent à cette écotaxe en tant que telle, dont le produit devait être affecté au développement de modes de transports moins polluants ainsi qu’aux collectivités locales des tronçons concernés par les péages.
Espérant tirer de cette union des luttes une révolte plus large, les deux partis maintiennent ainsi leur appel à manifester, le 2 novembre prochain aux côtés du « collectif pour l’emploi en Bretagne » de Christian Troadec.

Démentant tout lien avec l’extrême-droite dans une région ancrée à gauche depuis les années 1970 et allergique au nationalisme, Jeune Bretagne – organisation régionaliste proche des mouvements comme la Ligue du midi, Alsace d’abord ainsi que les flamands du Vlaams Belang – relaie toutefois sur son site plusieurs évènements en lien avec le Front national.

Une manoeuvre de Valls ? – Son président Yann Vallerie voit dans la publication de cette note du SDIG une manœuvre du ministère de l’Intérieur pour discréditer le mouvement naissant : « le gouvernement agite le chiffon rouge. C’est une révolte populaire qui réunit des gens de droite comme de gauche, et ça lui fait peur. Alors il tente de lui donner une couleur en parlant de groupes d’extrême droite et d’extrême gauche » analyse-t-il pour Rue89.

Même interprétation de Fabris Cadou, le responsable de Breizhistance. Ce parti d’extrême-gauche, créé en 2009, revendique d’ailleurs sa prudence lors du week-end écoulé. « La seule manifestation à laquelle nous avons pris part sur la thématique de la Bretagne menacée et du maintien de l’emploi industriel remonte à l’année dernière. C’était à Rennes, à l’initiative de la CGT. Nous étions 3 000 », indique-t-il en gage de bonne foi.

Notes

Note 01 Initialement rédigée à l’attention du préfet pour le prévenir des risques potentiels des manifestations à venir, rien ne dit que cette note diffusée jusqu’au niveau national soit entièrement fiable. Généralement, ces notes visent surtout à être exhaustives et à n'oublier aucune hypothèse. Retour au texte

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Commentaires

Ecotaxe : quand les renseignements intérieurs alertent sur un risque d’expansion régionaliste

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job morro

30/10/2013 10h00

Les lobbies productivistes sous l’égide de la FNSEA et du Crédit agricole sont TOUJOURS violents et tyranniques. Ce n’est pas d’aujourd’hui !!
L’agro-alimentaire selon le terme moderne, le monde de l’exploitation agricole, a les mains liées par les banques et les prêts exorbitants de toute nature (installations, matériel etc) La RENTABILITÉ c’est aussi la malbouffe et les productions agricoles que ne consomme pas leurs producteurs: JAMAIS !!
Le syndicat fnsea, véritable secte, est entièrement sous contrôle des banques et des technocrates de Bruxelles, ultra libéralistes. Les produits de l’alimentation sont des investissements: POINT BARRE. Doux a été gavé de subventions européennes et s’est installé au Brésil…et nous bouffons du poulet à l’eau de javel !!

« Nos enfants nous accuseront » le film en apporte la preuve , jamais contestée!
Le prétexte de l’écotaxe est comme un chiffon rouge, rien de plus… Il faudrait se demander (en note) quel est le fabriquant des fameux portiques et comment a-t-il été désigné par le gouvernement, pour obtenir ce marché ??? Le produit de l’écotaxe ne suffira peut-être pas à payer les portiques ???)

Les camions usent les routes et circulent à vide… Nous payons !
En Suisse, l’écotaxe fonctionne et les camions roulent à plein ! c’est simplement de la logistique de chalandage !

François

30/10/2013 10h10

Le régionalisme fait peur, les extrèmes font peur, alors l’Etat recule. En fait c’est une leçon pour les modérés qui manifestent pacifiquement par centaines de milliers. La leçon c’est qu’il faut casser, être violent pour être écoutés. C’est affligeant et inquiétant pour l’avenir.
On lit « Je préfère un gouvernement qui ne s’obstine pas ». Quand il s’agissait du mariage pour tous il s’est obstiné en se drapant dans sa légitimité républicaine.
Il y aurait donc des sujets fondamentaux comme faire plaisir à une minorité en détruisant les fondements de la famille, et sur lesquels il est bon qu’un gouvernement s’obstine.
La réflexion sur la poursuite de la course en avant des transports qui abîment énrmément les routes payées par l’Etat peut être enterrée, car là on sait que les opposants useront de violence…
Il es regretable qu’il n’y ait pas eu concertation avant de réaliser des aménagements qui vont coûter 800 millions d’euros pour rien. Mais c’est souvent ainsi on réalise et après on discute.
Par ailleurs changer notre modèle de fonctionnement économique, en favorisant le local et la démondialisation, cela se prépare et doit s’étaler dans le temps par des taxes si rien n’est fait. Mais dans ce cas il faut aussi taxer les produits qui viennent d’outremer à des coûts correspondant à une explotation des producteurs des pays en voie de développement. Bref tout un programme et pas à la seule échelle de la fragile activité économique qui nous reste.
En somme le retrait momentané me paraît opportun. Ce que je regrette, c’est que ce soit à la suite de violences parce qu’on n’écoute pas ceux qui dialoguent pacifiquement.

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