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Transports

LGV Sud-Ouest : une victoire pour des élus, un combat qui continue pour d’autres

Publié le 24/10/2013 • Par avec l'AFP Cédric Néau • dans : France

Le ministère des Transports a officiellement confirmé mercredi 23 octobre le lancement des lignes TGV Bordeaux-Toulouse et Bordeaux-Dax, d'ici dix à quinze ans, rassurant les élus du Sud-Ouest, même si des doutes ont été émis sur le financement de ces liaisons très coûteuses.

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Sources : ministère du développement durable.

Sources : ministère du développement durable. Cliquez ici pour agrandir l’image.

La LGV Bordeaux-Toulouse sera mise en service en 2024, a annoncé mercredi 23 octobre le ministre des Transports Frédéric Cuvillier. Quant à Bordeaux-Dax, qui mettra Bayonne à 3 heures 25 de Paris, l’horizon 2027 est annoncé.

C’est « l’aboutissement logique et légitime du combat sans relâche pour inscrire notre métropole dans le réseau européen de la grande vitesse », s’est félicité Pierre Cohen, président PS de la communauté urbaine de Toulouse, qui sera à 3h10 de Paris.

 Même satisfecit pour le président PS de la communauté urbaine de Bordeaux, Vincent Feltesse, pour lequel « la métropole bordelaise se voit ainsi confirmée dans un statut de porte d’entrée du Sud-Ouest et, aussi, du sud de l’Europe ».

 « Tout est désormais en place », s’est réjoui Martin Malvy, président de la région Midi-Pyrénées, qui a rappelé son « soutien au grand projet Sud-Ouest dans son intégralité », c’est-à-dire la prolongation de la ligne Tours-Bordeaux d’une part vers l’Espagne et d’autre part vers Toulouse.

Agenda 21 contre élus aquitains – Le rapport de la commission Mobilité 21, dont s’est inspiré le gouvernement pour rendre ses arbitrages en matière d’investissements dans les grandes infrastructures, avait considéré que seule la ligne Bordeaux-Toulouse devait être réalisée, compte tenu des contraintes budgétaires, et invité à développer les TER pour satisfaire les besoins en mobilité des Français. Mais les grands élus aquitains ont multiplié les démarches auprès du gouvernement pour insister sur le côté « indissociable » des deux lignes.

 Du « lobbying » selon le collectif d’associations environnementales du Pays Basque qui estime que l’annonce de mercredi « contente les hommes politiques qui comptent dans le PS pour qu’il n’y ait pas de clash ».

Car du côté de la Côte Basque, la décision ne fait pas que des heureux. De nombreux opposants, dont des élus locaux, manifestent depuis longtemps leur opposition à la création d’une ligne nouvelle vers l’Espagne. Ils estiment son coût prohibitif en rapport au gain de temps obtenu et militent pour la rénovation de la ligne existante en dénonçant les études présentées sur l’évolution du trafic.

« L’intention politique est d’atteindre la frontière espagnole » car cette ligne « présente un intérêt certain dans le cadre du développement du réseau trans-européen de transport et des échanges avec la péninsule ibérique le long de la façade atlantique, à l’horizon de saturation de la ligne existante », a tranché le ministre des Transports, Frédéric Cuvillier.

« Elle fera l’objet d’un approfondissement des études, notamment dans les secteurs à forts enjeux environnementaux » car « nous voulons sécuriser le projet sur le plan juridique », a-t-il concédé.

Qui financera ?

La question du financement de ces lignes nouvelles reste toutefois en suspend : 9,1 milliards d’euros pour les deux lignes vers l’Espagne et vers Toulouse. Un protocole d’accord avait été signé avec plus de 57 collectivités locales, qui, pour certaines l’ont remis en question notamment depuis le report après 2030 de la liaison vers Espagne.

 En effet, le « plan d’investissements d’avenir » présenté en juillet par le Premier ministre Jean-Marc Ayrault prévoyait pour les lignes à grande vitesse le maintien du lancement des travaux avant 2030 seulement pour la ligne Bordeaux-Toulouse. Les autres LGV et notamment Bordeaux-Hendaye étaient renvoyées à l’après-2030.  En signe de protestation, le conseil général des Pyrénées-Atlantiques et la communauté d’agglomération de Pau, qui soutenaient le projet, avaient donc suspendu leur versement. D’autres collectivités avaient préféré ne pas signer l’accord de 2009 sous le précédent ministère de l’UMP Dominique Bussereau.

 Mais l’annonce de mercredi 23 octobre a tout changé. Le plan gouvernemental prévoit finalement de réaliser une partie du tronçon Bordeaux-Hendaye, près des deux-tiers du chemin, jusqu’à Dax, d’ici à 2027.

 Une manière d’éviter que les collectivités qui finançaient le tout dans le cadre d’un accord global incluant le trajet jusqu’à Hendaye ne se désengagent, a assuré Claude Semain, président de l’association de défense du patrimoine caudecostois, en Lot-et-Garonne.

MM. Malvy et Rousset ont d’ailleurs appelé dès mercredi dans un communiqué commun « l’ensemble des collectivités concernées pour qu’elles reprennent le versement de leur part de financement dans le projet de LGV en cours de construction entre Tours et Bordeaux ».

 Trop cher ? – « Cela coûte très cher, trop cher, et beaucoup plus que prévu initialement », a d’ores et déjà répondu Claude Semain soulignant que « le financement général n’est pas encore trouvé ».

  « Nous avons une année pour arrêter le tour de table avec les collectivités. Parallèlement à l’engagement de l’État, elles seront appelées à concrétiser l’engagement qui avait été pris en 2009. Et cela va se faire sur la durée », a rappelé de son côté le ministre des Transports, Frédéric Cuvillier.

La viabilité du projet mis en doute – Mais selon l’opposant lot-et-garonnais, outre « le problème du coût », c’est « le problème de fond » qu’il faut selon lui « soulever » car « Bordeaux-Toulouse n’est pas rentable, le report modal a été largement surestimé ».

 « Nous voulions cette ligne (…) C’est mon combat », a soutenu M. Rousset sur France 3 Aquitaine, mercredi : « Pour la sécurité, pour l’environnement, pour le confort des voyageurs, pour le report modal de la route au rail des marchandises il fallait faire une ligne nouvelle ».

 « Après les municipales 2014, il risque d’y avoir des réveils douloureux. Dans les enquêtes publiques qui auront lieu, il faudra bien expliquer comment on va financer ces LGV », a dit l’opposant M. Pachon, président du CADE.

 Les enquêtes publiques pour ces deux lignes vont être lancées « en juin 2014 », a annoncé la préfecture d’Aquitaine.

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