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Infrastructures

L’A65, trop chère autoroute pour les collectivités d’Aquitaine

Publié le 21/10/2013 • Par Cédric Néau • dans : Régions

Un article de presse à propos des pertes de l’A65 a provoqué une cacophonie au sein des collectivités territoriales d’Aquitaine, mais a aussi révélé les questions et les inquiétudes que cette autoroute la plus chère de France génère. Ou, contrairement à la Bretagne, l’écotaxe est vue par les collectivités locales d’Aquitaine comme un sauveur.

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Autoroute

L’A65 est déjà l’autoroute la plus chère de France, c’est en passe de devenir l’autoroute de la désinformation. Depuis la semaine mi-octobre, les collectivités locales d’Aquitaine donnent des commentaires bien différents et même contradictoires à un article paru sur le site du journal Sud-Ouest le 14 octobre 2013. Le quotidien affirmait que le concessionnaire de l’A65, A’Lienor, avait indiqué une perte de 35 millions d’euros pour l’exercice 2012, dans son rapport annuel destiné au conseil régional d’Aquitaine, aux conseils généraux de Gironde, de Landes et de Pyrénées-Atlantiques. Ce mauvais résultat, comparable à celui de son premier exercice plein en 2011, inquiète d’autant plus ces collectivités qu’elles ont « cautionné 405 des 900 millions d’euros empruntés par A’Lienor pour financer cet équipement », indique l’article.

Cacophonie – « C’est archi-faux », s’indigne-t-on au conseil général des Landes. « Ni l’Etat, ni les collectivités n’ont garanti les emprunts contractés auprès des banques par la société A’Lienor pour financer l’A65 », écrit l’exécutif départemental dans un communiqué, qui réfute donc les « inquiétudes qu’on lui prête », enjoignant de plus le conseiller régional aquitain Patrick du Fau de Lamothe, cité dans l’article, à « mieux se renseigner dans ce dossier ».

Après la déclaration de ce conseiller, qui ajoutait sur le site du journal régional qu’il ne voyait pas « comment l’A65 ne pourrait pas figurer à l’ordre du jour de la prochaine session budgétaire du conseil régional », l’exécutif régional préférait se retrancher derrière un « plus de commentaires » très prudent.

Un engagement de 10 % pour la Gironde – Mais le vice-président du conseil général, Jean-Luc Gleize s’est montré moins péremptoire que dans les Landes : « Normal que ce conseil général dise cela, il n’a pas voulu rentrer dans la boucle du financement, se limitant à soutenir la bretelle d’accès à Mont-de-Marsan. Mais en Gironde, nous sommes engagés à hauteur de 10 % dans l’investissement qui resterait à financer, en cas de déchéance du concessionnaire », explique-t-il.

« Cette clause d’indemnisation, proportionnelle à l’en-cours de la dette, est classique à tout contrat de concession », justifie le conseil général des Landes. « Ce scénario, qui pourrait se produire si la situation financière d’A’Lienor ne lui permettait plus d’assurer l’exploitation et l’entretien de l’infrastructure est hautement improbable », poursuit-il. Mais pas sans fondement. « La faillite est une hypothèse d’après-demain », reconnait Jean-Luc Gleize. De son côté, le concessionnaire, contacté, n’a pas souhaité répondre, mais devrait s’exprimer finalement mercredi 23 octobre sur ce sujet controversé.

14,4 cts/km – Un fait n’est en revanche contesté par personne : cet axe est largement boudé par les automobilistes. « Trop chère ! » ont réagi nombre de lecteurs de l’article. Selon le classement effectué par le site linternaute.fr en juillet 2013, c’est même l’autoroute la plus chère de France. Il faut débourser pas moins de 21,6 euros pour effectuer 150 km, soit 14,4 centimes par kilomètres. Un record.

Nouvelles contraintes locales – « Au mois de juin, le trafic des véhicules atteignait 52 % de la prévision, celui des poids lourds 66 % », écrit ainsi Sud-Ouest. «Actuellement, une question se pose autour de la tarification car l’équilibre économique n’est pas viable et l’attractivité n’est pas non plus démontrée », s’alarme de son côté, Jean-Luc Gleize, qui connait bien le problème étant également conseiller général de Captieux (Gironde), un village situé à proximité de cette autoroute qui relie Langon (Gironde) à Pau(Pyrénées-Atlantiques) : « Le concessionnaire nous a fait miroiter des retombées économiques sur notre territoire, qui ne se vérifient toujours pas aujourd’hui. » La construction de cette infrastructure a même pour le moment apporté de nouvelles contraintes. Avec ce tracé, il a fallu passer par un remembrement, qui devait comprendre, entre autre, la création d’une zone d’activité. « La communauté de communes n’a avancé sur aucun de ces points », regrette l’élu local.

Ecotaxe en sauveur – De plus, la ville ne peut pas compter sur cette autoroute pour désengorger le trafic routier sur la départementale D932 voisine qui traverse la commune : « vu le prix, les poids lourds continuent d’emprunter cette route historique », constate l’élu. Pire, avec la mise en péage du tronçon de l’A10 Salles (Gironde)-Saint-Geours-de-Maremne (Landes) en avril 2013, « les routiers préfèrent faire un détour par la départementale D932 plutôt que de payer l’A10».

Pour les collectivités territoriales d’Aquitaine, le salut s’appelle écotaxe. « Les conseils généraux de la région et celui du Gers l’attendent tous avec impatience pour inciter les camions à emprunter les autoroutes », explique Jean-Luc Gleize. La Bretagne n’en croirait pas ses oreilles.

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