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Santé

27 ans après, la Corse n’a pas tourné la page du nuage de Tchernobyl

Publié le 16/10/2013 • Par Geneviève De Lacour • dans : Régions

Une étude réalisée à la demande de l’Assemblée générale Corse relance la controverse sur les retombées du nuage de Tchernobyl sur l’île. Critiquée par le ministère de la Santé et l’IRSN, elle était présentée mardi 15 octobre par les élus corses à l’Assemblée nationale, pour contrer les attaques reçues lors de sa publication en juillet.

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Une controverse qui dure depuis plus de 25 ans. Les retombées du nuage de Tchernobyl sur la Corse sont-ils à l’origine de l’épidémie de pathologies thyroïdiennes que connaît l’île ? « Alors qu’ailleurs en Europe on ne parle plus de ce sujet», a commenté Jacques Repussard, directeur de l’Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire (IRSN), lors de la présentation de l’étude italienne à l’Assemblée nationale.

« Réalité trop longtemps niée » – Une étude « indépendante » des chercheurs de l’hôpital de Gênes que la Collectivité corse soutient mordicus. Son but ? Lever l’incertitude sur l’origine des pathologies thyroïdiennes, « ayant globalement augmenté partout depuis plusieurs années », selon Jean-Charles Cremonesi endocrinologue sur l’île. Pour Paul Giacobbi, député PRG de Corse : « La réalité du passage du nuage sur l’île a été niée pendant de trop nombreuses années. »

Etude contestée par l’Etat – Présentée à l’Assemblée de Corse le 4 juillet dernier, l’enquête a été contestée par l‘Etat dans la foulée. La ministre de la santé, Marisol Touraine, et l’IRSN avaient alors estimé que l’étude italienne «ne permet pas d’établir un lien de cause à effet plus direct entre le nuage de Tchernobyl et le développement de ces cancers » en Corse. Souhaitant néanmoins « faire connaître ces travaux au niveau national », Josette Risterucci, présidente de la Commission Tchernobyl à l’Assemblée de Corse a voulu répondre officiellement à ces attaques.

4 421 patients étudiés – Sur quelles données se base l’enquête ? Essentiellement sur les dossiers médicaux de 16.000 patients (soit 10% de la population concernée) compilés par Jean-Charles Cremonesi. Des données toutes anonymes mais «une source rare», a admis le directeur de l’IRSN. Sur ces 16.000 dossiers, les chercheurs italiens en ont sélectionné 4.421, correspondent aux personnes exposées aux retombées (c’est à dire nées avant 1986 et dont le diagnostic a été établi après 1987). A noter que c’est l’est de l’île qui a été le plus touché par ces retombées liées aux fortes averses de printemps. Une zone qui compte environ 180.000 habitants.

Qui a été exposé ? – « On imagine que les bergers ont été très exposés ainsi que toutes les personnes ayant consommé des produits frais pendant cette période, plus celles ayant une activité de plein air », explique Serge Tomi, secrétaire général de l’Assemblée Corse. Est-ce que les agents des collectivités territoriales, ceux du PNR sont particulièrement touchés ?« Difficile à dire puisque les dossiers médicaux sont anonymes », complète Serge Tomi. « Il aurait fallu mettre en place des indicateurs au niveau des collectivités territoriales. »

Vers une indemnisation des malades ? – Le député corse veut maintenant légiférer «pour que les victimes ne soient pas exclues de toute possibilité d’indemnisation». Déjà en 2002, il avait déposé deux propositions de loi (PL) avec sa collègue de Guyane, Christiane Taubira. Sans succès. Paul Giacobbi annonce aujourd’hui le dépôt d’une nouvelle PL pour la reconnaissance d’une présomption de lien de causalité entre l’exposition aux radiations et la maladie ou le décès. L’idée étant pour le député de Corse de faire «reconnaître la responsabilité sociale de l’Etat. » Reste que la controverse scientifique est loin d’être close. Et l’Etat pourrait bien s’en servir…

Régions

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Commentaires

27 ans après, la Corse n’a pas tourné la page du nuage de Tchernobyl

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Tomi Serge

18/10/2013 03h09

Une précision: il s’agit du Dr Jean-Charles Vellutini comme médecin épidémiologiste et du Pr Paolo Cremonese comme responsable de l’équipe ayant effectué l’enquête épidémiologique.
Votre article donne aux lecteurs un éclairage utile autant que compréhensible sur un sujet complexe, qui ne concerne pas uniquement la Corse par ses enjeux de santé publique.
Merci à vous,
Serge Tomi.

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