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BANLIEUES
30 ans plus tard, la deuxième vie de la « Marche pour l’Egalité »
Hugo Soutraavec l'AFP | Actu expert santé social | Actu prévention sécurité | France | Publié le 15/10/2013 | Mis à jour le 17/10/2013

Un film avec Jamel Debbouze, un tour de France, des livres, des expos... Les 30 ans de la Marche pour l'égalité, renommée "Marche des Beurs" par les médias, donne lieu à une avalanche commémorative qui contraste avec la tiédeur de ses 10e et 20e anniversaires. Retour sur un évènement fondateur de l'immigration française, dont les principaux acteurs attendent toujours une concrétisation des promesses d'égalité républicaine.

Le 15 octobre 1983, sur fond de tensions entre jeunes des cités et policiers, une douzaine d’enfants d’immigrés postcoloniaux venus des Minguettes, dans la banlieue lyonnaise, quittaient Marseille – lieu traditionnel d’arrivée des migrants – pour réclamer l’égalité des droits.
Deux mois et un millier de kilomètres plus tard, après avoir traversé dix régions et vingt-cinq départements français, ils étaient accueillis à Paris le 3 décembre 1983 par près de 100.000 personnes. Le grand public, qui a longtemps fait de l’installation durable des travailleurs immigrés un impensé, les découvre au grand jour.

Sans dimension politique affichée dans la mesure où elle représentait avant tout une demande d’adoption nationale (1) par leur nouvelle patrie, la « Marche pour ...

CHIFFRES CLES

  • Le taux de chômage dans les ZUS s’établissait à 22,7% en 2011, contre 8,5% dans les territoires hors ZUS, soit un taux 2,7 fois supérieur.
    La crise de l’emploi a également davantage touché les ZUS : entre 2008 et 2011, le taux de chômage y est passé de 16,7 % à 22,7 %, alors qu’il augmentait de 7,6 % à 9,4 % dans leurs agglomérations.
  • Le taux de chômage des jeunes de 15 à 24 ans résidant en ZUS a atteint 40,4% en 2011, contre 21,6% dans les agglomérations comprenant une ZUS.
    A niveau de diplôme équivalent, les taux de chômage en ZUS sont toujours, au moins, 2 fois supérieures à ceux du reste du territoire.

Si le taux de chômage en ZUS est particulièrement élevé, c’est notamment du fait des caractéristiques de la population qui y réside :

 

  • 42% des actifs de 15 à 64 ans résidant en ZUS sont sans diplôme (ou titulaires seulement du brevet) contre 22% dans les territoires hors ZUS
  • 18% des actifs de 15 à 64 ans résidant en ZUS ont un diplôme au moins égal à Bac+2 contre 33% dans sur le reste du territoire.
  • Les moins de 30 ans représentent 37,7% de la population en ZUS, contre 31,2% hors ZUS.
    16% des résidents en ZUS ont moins de 26 ans, contre 12% sur le reste du territoire.
  • Les personnes d’origine immigrée représentent 29,2% de la population en ZUS, contre 10,2% dans les territoires hors ZUS.
  • La part des personnes vivant sous le seuil de pauvreté (964 euros mensuels) est de 36,1% en ZUS, soit 2,9 fois plus que dans leurs agglomérations.


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