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Jeunesse

La jeunesse : un « investissement d’avenir » dans le budget 2014

Publié le 10/10/2013 • Par Michèle Foin • dans : Actualité Club finances, Dossiers d'actualité, France

Le 9 octobre 2013, la ministre des sports de la jeunesse, de l’éducation populaire et de la vie associative dévoilait son budget 2014. Avec les 100 millions d’euros supplémentaires des investissements d’avenir, le gouvernement affirme sa priorité jeunesse, et affiche un budget jeunesse en hausse de 28%. Reste à favoriser au niveau local, un réel partenariat entre échelon déconcentré de l’Etat et collectivités territoriales, pour que ces fonds ne soient pas gaspillés dans de nouveaux empilements de dispositifs.

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C’est avec le sourire aux lèvres que Valérie Fourneyron a présenté le budget 2014 du ministère des sports de la jeunesse de l’éducation populaire et de la vie associative, mercredi 9 octobre. En effet, cette année, le programme jeunesse et vie associative se voit doté d’un second souffle, grâce à la dotation exceptionnelle de 100 millions d’euros, provenant du 2e volet du programme d’investissements d’avenir (PIA2), annoncé le 9 juillet par le Premier ministre. Une première pour la politique jeunesse.

Avec un budget total de 449 millions d’euros, les crédits ministériels pour la jeunesse et la vie associatives bondissent donc de 28% par rapport à 2013. De quoi donner un coup de pouce aux acteurs de terrain pour développer des projets innovants à l’attention de la jeunesse, là où les territoires en sont le moins dotés.
« Le PIA pourra bénéficier à des associations et des collectivités territoriales bien entendu, mais aussi à des jeunes entreprises innovantes, des nouvelles technologies, du fonctionnement, des bâtiments… », détaille le ministère.

Business Angels – Quel est l’objectif poursuivi derrière ces investissements ? Il s’agit d’une « nouvelle conception des politiques publiques, dans lesquelles l’Etat investit massivement pour encourager les acteurs locaux à inventer de nouvelles réponses, à grande échelle, pour les jeunes. Transformer les politiques publiques, beaucoup en ont la volonté mais ils butent sur des coûts qui ne trouvent jamais de financements », a déclaré Valérie Fourneyron. Une « version publique des Business Angels », ose le ministère. Ces projets innovants devront porter sur quatre domaines :

  1. L’information et l’orientation
  2. L’employabilité et la lutte contre le décrochage scolaire et universitaires
  3. Le développement d’une offre éducative, culturelle et sportive innovante, en complément de l’école
  4. L’émergence d’une culture de l’entreprenariat.

Coordination des politiques locales – Si l’Association des régions de France (ARF), se réjouit de ces crédits supplémentaires, elle reste néanmoins dubitative sur la méthode employée, car les régions sont fortement engagées, de par leurs compétences, dans ces quatre domaines précis. « Pourquoi ne pas en prendre acte et leur confier la coordination de politiques locales concertées, à partir d’un cahier des charges précis de l’Etat, visant à fédérer les acteurs locaux, rassembler les dispositifs épars, optimiser les circuits de décisions, investir lorsque nécessaire ? » se demande-t-on à l’ARF, où l’on regrette que le gouvernement s’éparpille « en essaimant des crédits devenus trop rares ». « Apprenons à répartir les compétences, à travailler ensemble ! » demandent ainsi les régions.

Le Fej programmé sur 3 ans – Autre nouveauté de ce budget 2014, le Fonds d’expérimentation pour la jeunesse (Fej), établit pour la première fois une programmation à trois ans, de 2013 à 2015. Il s’agit, pour le ministère, d’inscrire dans la durée l’essaimage des projets les plus pertinents et de préparer leur généralisation. Fini donc les appels à projets lancés sur un coup de tête, en fonction des crédits disponibles.
« Son action sera concentrée sur des projets plus directement connectés aux priorités du ministère », a déclaré Valérie Fourneyron.

Doté de 12,4 millions d’euros, le Fej consacrera ainsi 2 millions d’euros au développement des organisations de jeunes dirigés par des jeunes, 3 millions à la promotion des outils d’éducation populaire pour les jeunes, près du quart du budget revenant à la mise en place de comités national et régionaux de la mobilité, pour un total de 3,5 millions d’euros (lire encadré). 

Baisse des moyens – Enfin, un chiffre aura totalement été éludé lors de la présentation du budget de la jeunesse : la baisse de 16% des crédits des interventions déconcentrées Jeunesse et vie associative, soit une économie de 3,1 millions d’euros. Ce que dénonce vivement l’ARF : « Les services déconcentrés de l’Etat perdent encore de la marge de manœuvre. Mais dans le même temps, on leur demande de coordonner et d’animer des Comités de l’administration régionale (CAR) dédiés à la jeunesse, des plateformes régionales de mobilité, d’instruire des appels à projets pour des politiques de jeunesse innovantes. Comment vont-ils faire pour se positionner alors qu’ils n’ont pas les moyens de leur politique ? Nous revenons encore et toujours à la place des régions, et à la décentralisation. Dans un contexte de raréfaction de l’argent public, il devient urgent d’optimiser les rôles de chacun : l’Etat qui fixe les grandes orientations, des régions qui agissent en chef de file sur certaines compétences. »

Des plateformes nationale et régionales pour favoriser la mobilité des jeunes

Encourager la mobilité des jeunes « est un élément clef de la formation des jeunes et de la politique de l’emploi », a affirmé Valérie Fourneyron, rappelant que si la France accueillait chaque année 290 000 jeunes étrangers venus faire leurs études, seuls 180 000 jeunes Français avaient accès à la mobilité à l’étranger.
Or l’offre de mobilité est encore trop souvent l’œuvre d’acteurs dispersés (Etat, collectivités, associations…), sans réelle coordination, avec parfois une superposition des dispositifs, ce qui brouille les pistes pour les jeunes.

Avec l’installation le 9 octobre 2013, du Comité permanent des opérateurs de la mobilité européenne et internationale des jeunes, le gouvernement entend remédier à cela en dotant le pays d’une « stratégie nationale partagée » afin d’ «augmenter le nombre et diversifier le profil des jeunes bénéficiaires», et de mieux coordonner les acteurs impliqués, explique le Ministère.
Ce comité associe l’ensemble des acteurs de la mobilité (1), l’État et ses opérateurs, les collectivités territoriales, les associations de jeunesse et d’éducation populaire, les organisations de jeunes et les bénéficiaires des programmes de mobilité.
Fait important, ce comité sera décliné au niveau régional, en co-pilotage avec les conseils régionaux.

Des comités régionaux – Près d’un quart du Fonds d’expérimentation pour la jeunesse (Fej) (3,5 millions d’euros) servira à financer la mise en place de ces comités régionaux. « Je me félicite de l’installation de ce comité, qui aboutira à des plans régionaux coordonnés », se réjouit Sylvie Robert, Vice Présidente chargée de la jeunesse au conseil régional de Bretagne.
« Mais cela nécessite de travailler en intelligence avec les services de l’Etat » prévient-elle. Or cela n’est pas gagné d’avance, vu la façon dont Comité de l’administration régionale (CAR) dédiés à la jeunesse, mis en place début 2013, ont dans leur majorité, exclu les collectivités territoriales.

Ces CAR associent en effet préfets de régions et directeurs régionaux de la jeunesse, des sports et de la cohésion sociale (DRJSCS), afin de suivre l’effectivité de la politique gouvernementale sur les territoires. Or, déplore l’ARF, « un comité présidé par le préfet est un comité dédié aux actions de l’Etat, quasi-systématiquement. Trop souvent, les acteurs locaux ont eu le sentiment d’être exclus du processus décisionnel ou pire, de voir leurs initiatives snobées. »

Changement de culture- Pour l’ARF, ces comités régionaux de la mobilité ne pourront donc fonctionner sans un réel changement de culture : « Il faut que les DRJSCS se placent en partenaires, et non donneurs d’ordres ; qu’elles assument la coordination générale de ces comités en favorisant le dynamisme des acteurs. Ce serait un signal fort pour que les collectivités s’investissent à leur côté et proposent leur savoir-faire. Pourquoi ne pas concevoir un dispositif avec une présidence régionale et une coordination par les directeurs régionaux jeunesse et sports ? »

De plus, font remarquer les régions, des comités régionaux Jeunesse en Action (du programme européen Jeunesse en Action – qui rassemblent régions, départements, acteurs associatifs pour soutenir et sélectionner les dossiers de mobilité…) fonctionnent déjà dans beaucoup de régions. La plupart ont également des dispositifs de mobilité. « Creusons ensemble ce sillon, ou cette manne financière sera encore une fois, partiellement gaspillée », prévient l’ARF.

Mobilité : comment profiter pleinement de la manne européenne ?

A compter de 2014, le futur programme de mobilité européen 2014-2020 « Erasmus plus », va prendre une nouvelle ampleur, et rassembler tous les programmes de mobilité des jeunes (Erasmus, Comenius, Leonardo, Jeunesse en action …). Il devrait de fait augmenter de 40% à l’horizon de 2020, pour atteindre 13,3 milliards d’euros dans 7 ans, dont 10% seront spécifiquement alloués au chapitre jeunesse.

Montée en puissance du budget de l’Afpeja – Pour la France, cela se traduira par une montée en charge progressive du budget de l’Afpeja qui devrait passer de 15 à 35 millions d’euros entre 2013 et 2020. Autant d’opportunités à saisir pour les acteurs locaux de la mobilité. Mais attention, prévient Candice de Laulanié, déléguée générale de l’Afpeja, « dorénavant, pour prétendre à nos financements, il faudra impérativement que les projets soient à dimension internationale. » Or, rappelle la déléguée générale, « les partenariats ne vont pas tomber du ciel. Trouver des partenaires à l’étranger n’est pas si facile pour de petites associations. » D’où l’intérêt de faire jouer le réseau des agences nationales du programme Jeunesse en action.

Futurs comités régionaux de la mobilité- Or si les budgets de l’Afpeja augmentent, ses effectifs, eux restent stables. « Nous comptons beaucoup sur les futurs comités régionaux de la mobilité pour démultiplier l’information au niveau du terrain », explique Candice de Laulanié, « car si l’Europe interdit aux agences de déléguer crédits et décisions, rien ne nous empêche de déléguer l’animation au niveau régional. »

L’agence propose par exemple des formations aux acteurs de terrain pour comprendre l’architecture des programmes européens et leur donner la pleine maîtrise des crédits. « Les comités régionaux pourraient ainsi nous demander de former ses membres, qui à leur tour formeraient les acteurs de terrain, ou nous solliciter pour des sessions de formation sur place », suggère Candice de Laulanié. D’où l’importance d’un partenariat solide à l’échelon déconcentré et décentralisé…

De leur côté, les régions ont bien compris l’enjeu de cette manne financière : « Avec Erasmus Plus, nous sommes au cœur des compétences régionales, que ce soit du point de vue de la mobilité dans l’enseignement supérieur, de la mobilité d’apprentissage, ou des bourses de recherches. Ce sont donc des crédits supplémentaires possibles, à condition de s’entendre et de s’organiser car l’obtention de crédits européens n’est pas toujours simple ».

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Notes

Note 01  Ofaj, ofqj, 2e2f, afpeja, fonjep, Ubifrance, France Volontaires, Agence du Service civique, Secrétariat franco-allemand pour les Échanges en Formation Professionnelle, LADOM et l'Université franco-allemande. Retour au texte

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