Réseau de chaleur

Grand Lyon : Dalkia décroche à nouveau la DSP chauffage urbain

| Mis à jour le 08/10/2013
Par • Club : Club Techni.Cités

Alexi TAUZIN - Fotolia

Lors du conseil communautaire du 26 septembre, le Grand Lyon a attribué la délégation de service public du chauffage urbain au groupement Dalkia (Veolia), Caisse des Dépôts et Idex. Cofély (EDF-Suez) est donc évincé d’un contrat prévu sur 25 ans, pour un chiffre d’affaires estimé à environ deux milliards d’euros.

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Pour le nouveau contrat, qui prendra effet au 1er janvier 2014, la collectivité s’est fondée sur les conditions financières (pour 40%), la qualité technique de l’offre (30%), sa qualité environnementale, notamment par rapport au plan Climat (15%) et la qualité du service (15%). « Le critère décisif a concerné le niveau des investissements, leur qualité technique et la rapidité de leur mise en œuvre pour la production et la rénovation du réseau de chaleur » a commenté Michèle Pédrini, vice-présidente chargée des gestions externes et des achats publics au Grand Lyon.

Une nouvelle chaufferie à Gerland – Ainsi, Dalkia s’est engagé à investir 153 millions d’euros sur Lyon et Villeurbanne, dont l’essentiel dans les cinq années à venir, et à raccorder la ville de Bron d’ici fin 2014. Son concurrent, EDF-Suez, prévoyait 130 millions d’euros d’investissement et un raccordement à Bron en 2016, avec un prix inférieur d’environ 1,50 euro/MWh par rapport à Dalkia (70,35 euros HT/MWh). « Dans tous les cas, le tarif reste inférieur à 5% du prix du gaz collectif, l’énergie la moins chère pour les ménages, et garanti sur les 5 premières années selon la méthode Amorce » explique l’élue. Le tarif pourrait même baisser si le délégataire obtient une subvention de l’Adème.

Les investissements permettront notamment de construire au sud du quartier de Gerland une chaufferie bois/biomasse (3×15 MW) avec stockage thermique de 12 MW, bénéficiant d’un appoint gaz/fuel. Ils porteront également sur la modernisation et la sécurisation des installations et du réseau, notamment avec l’abaissement progressive de la température à 120°C (contre 150 à 180 °C actuellement), la diminution de puissance de la centrale de la Part Dieu (de 150 à 86 MW), la construction d’une nouvelle chaufferie de 57 MW en relais de la cogénération sur le site Einstein, et la reconstruction d’une chaufferie de 57 MW à Bron.

Baisse des émissions de CO2 – Selon le Grand Lyon, l’âge moyen du réseau devrait passer à 8 ans en 2020 contre 20 ans en 2014. Enfin, Dalkia s’engage à augmenter les capacités du réseau (+39 Km) pour répondre à son objectif commercial de desservir 174 nouveaux abonnés (qui s’ajouteront aux 432 bâtiment déjà desservis).

In fine, ces améliorations techniques devrait permettre une diminution sensible des émissions de CO2 de 100 000 tonnes par an par rapport à une solution gaz, avec un taux d’énergie renouvelable de 61,8%. Le futur réseau affiche un taux d’émission de CO2 de 98g/kWh contre 127g/kWh actuellement.

Par ailleurs, les abonnés comme les services du Grand Lyon auront accès à l’ensemble des informations les concernant « dans la plus grande transparence ». « Le Grand Lyon reprend le pouvoir et le contrôle décisionnel sur tous les contrats de DSP, pour rompre avec le passé, les contrats léonins et les insatisfactions notoires » assure Michèle Pédrini.

Contentieux en série – Le contrat du chauffage urbain est une épine dans la gestion du Grand Lyon qui a du faire face à plusieurs contentieux, dont l’annulation en 2009 du contrat de DSP passé en 2004 et remporté par Elvya, filiale de Dalkia, à la demande d’Enerpart, candidat évincé. Le Grand Lyon a versé 2,3 millions d’euros à Elvya au titre du manque à gagner, et reste redevable de 33 millions d’euros au titre des investissements réalisés par Elvya et non amortis, à la charge du futur délégataire.

Elvya, qui demandait plus de 60 millions, voit donc sa maison-mère Dalkia récupérer les 33 millions d’euros en patrimoine en même temps que le nouveau contrat 2014. Au grand dam d’EDF-Suez qui a brandi la menace d’un recours contre le contrat qui vient d’être attribué.

Pour l’heure, le Grand Lyon est dans l’attente d’une décision en appel de l’autre contentieux avec Enerpart, qui réclame 9,6 millions d’euros. « Un contentieux abusif » selon l’un des proches du dossier qui évoque une action portant sur un volet technique et marginal des investissements concernant les tours aéroréfrigérées de la Part Dieu.

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