Environnement

A Honfleur, une station d’épuration traite les boues par les plantes

Par • Club : Club Techni.Cités
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La ville de Honfleur (Calvados) vient de se doter d’une station d’épuration écologique unique en France par sa taille, qui associe les plantes au traitement classique des eaux usées.

Prévue pour les besoins d’une ville de 26.000 habitants, cette station d’épuration s’étend sur 4 hectares à l’entrée de la ville et au pied du pont de Normandie, dans un cadre qui l’intègre parfaitement à l’environnement. Elle retraite les eaux polluées et les boues urbaines de quatre communes : Honfleur, Equemauville, La Rivière-Saint-Sauveur et Gonneville-sur-Honfleur.

Dans un premier temps, le traitement se fait de façon classique, c’est-à-dire par voie biologique où les bactéries se nourrissent de la pollution. Toutefois, les plantes interviennent déjà à ce stade puisqu’elles se chargent de traiter l’air et d’éliminer les mauvaises odeurs.

L’air vicié traverse un filtre de tourbe granulaire plantée qui associe l’action des micro-organismes à celle des racines des plantes pour bio-dégrader les polluants responsables de ces odeurs.

Une fois cette première étape franchie, deux filières complémentaires basées sur les plantes vont prendre le relais : une pour le traitement des boues, l’autre pour affiner encore plus l’eau traitée.

Au cours de cette deuxième phase, les boues sont épandues dans trois lagunes plantées de roseaux. L’eau va déposer ses matières en suspension avant de retourner, grâce à des drains, en tête de la station d’épuration où la pollution restante sera à nouveau traitée.
"Alors que les normes européennes exigent 30 mg/l de matières en suspension, ici à Honfleur, grâce au choix que nous avons fait, l’eau dépolluée est rejetée avec seulement 3 mg/l de matières en suspension", souligne Michel Lamarre, maire de Honfleur

Cette station, achevée en mars 2004 et inaugurée début novembre, a coûté 8,3 millions d’euros. "Pour la filière eau, nous avons eu un petit surcoût de moins de 5% par rapport à une installation conventionnelle, et pour la filière boues l’investissement aurait été le même", explique Alain Renouf, directeur du site.

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