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Risques

Série noire des noyades, les maires de l’Hérault appelés à verbaliser

Publié le 06/08/2013 • Par avec l'AFP Hervé Jouanneau • dans : A la Une prévention-sécurité, Actu prévention sécurité

noyade
D.R.
La liste des noyades ne cesse de s'allonger depuis le début de l'été mais reste comparable à 2012. Pour y faire face, le préfet de l'Hérault a demandé le 2 août aux maires de verbaliser les vacanciers imprudents au nom de leurs pouvoirs de police. Les élus locaux se disent réticents et privilégient la prévention.

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La série noire des noyades s’allonge depuis le début de la saison estivale, relançant le débat sur la répression des comportements imprudents.  Depuis début juillet, 88 personnes se sont noyées, dont 34 sur le littoral, selon le ministère de l’Intérieur qui a lancé le 4 août un nouvel appel « à la plus grande prudence et au sens des responsabilités de chacun ».

Les chiffres n’en restent pas moins comparables à ceux de 2012. C’est ce que relève Bertrand Thélot, médecin épidémiologiste en charge de l’unité traumatismes à l’Institut de veille sanitaire (InVS), dans un article publié par Rue 89. Avec 500 morts par été, « c’est tous les ans la série noire », rectifie-t-il. Satisfait de « la prise de conscience du caractère inadmissible de ces morts évitables », il met en garde contre une communication trop rapide sur des statistiques incomplètes.

Un bilan extrêmement lourd – Deux hommes, un âgé de 50 ans et un autre dont l’age n’a pas été communiqué, se sont noyés le 5 août en Vendée, le premier à Olonne-sur-Mer, le second aux Sables-d’Olonne. Le même jour, une femme de 67 ans et un homme de 33 ans ont trouvé la mort sur la Côte d’Azur. La première a succombé dans la matinée sur une plage de la Croisette, malgré les tentatives de réanimation des secours. Le jeune homme a été retrouvé en début d’après-midi dans un état de raideur cadavérique au large de Nice. A Canet-en-Roussillon (Pyrénées-Orientales), une femme de 80 ans s’est noyée alors qu’elle nageait à une vingtaine de mètres du rivage, vraisemblablement victime d’un malaise. Elle n’a pu être ranimée par les sauveteurs.

Ces décès ont eu lieu après des drames similaires survenus le 3 août dans un étang des Yvelines et sur l’île d’Oléron. La veille, un jeune de 18 ans s’était noyé dans un lac interdit à la baignade dans le Val-d’Oise, constituant le second décès en deux jours au même endroit.

Les maires de l’Hérault appelés à verbaliser –   L’Hérault, prisé pour ses stations balnéaires, paie un lourd tribut, avec 10 accidents mortels en un mois. Pour la seule journée du 28 juillet, sept hommes, âgés de 42 à 73 ans, avaient été emportés par une forte houle dans ce département, alors que les drapeaux rouge ou orange étaient hissés. Face aux vacanciers qui refusent de sortir de l’eau lorsque le drapeau rouge est bien en vue, le préfet Pierre Bousquet de Florian a invité les treize maires des communes du littoral à verbaliser les imprudents par une contravention de 11 à 33 euros, en vertu de leurs pouvoirs de police.

Dans un courrier, le préfet, qui constate que « l’événement climatique à l’origine des drames peut se reproduire », rappelle aux maires d’Agde, Frontignan, La Grande-Motte, Marseillan, Mauguio-Carnon, Palavas-les-Flots, Portiragnes, Sérignan, Sète, Valras-plage, Vendres, Vias et Villeneuve-lès-Maguelone qu’ils ont « un devoir de police sur les rivages de la mer » à exercer jusqu’à « la limite des 300 mètres ».

« Je souhaiterais pour l’avenir que les vacanciers en situation d’infraction puissent être verbalisés par vos services pour non respect des règles de sécurité et infraction aux arrêtés municipaux règlementant la baignade, lorsque le drapeau rouge est hissé, notamment », indique M. Bousquet de Florian, précisant que « les services de police et de gendarmerie pourront être mobilisés en appui en cas de nécessité ».

Par ailleurs, toujours dans cette lettre, le préfet demande aux maires « la mise en place en lien avec les centres de secours des drapeaux de vigilance qui s’imposent ou en prolongeant la surveillance des postes de secours quel que soit le service en assurant la surveillance ».

Pour Frédéric Loiseau, directeur de cabinet du préfet, cet appel aux maires à verbaliser permet de faire face « aux gens les plus récalcitrants, de répondre à des situations extrêmes, comme le week-end dernier où des sauveteurs ont été pris à partie ».

La verbalisation paraît toutefois « un peu compliquée » à mettre en oeuvre, estime Christian Jeanjean, maire UMP de Palavas-les-Flots (Hérault), qui préfère renforcer la prévention, « l’éducation » sur les plages.

Colère des sauveteurs – Laurent Sagnimorte, chef de secteur de la Société nationale de sauvetage en mer (SNSM) sur trois communes du département, ne cache pas « sa colère » face à l’attitude de certains. « Il faut choisir les baignades surveillées, quand le drapeau est hissé en haut du mât », dit-il, rappelant que 80 % des noyades ont lieu en dehors des zones ou des horaires de surveillance.

« Les gens ont l’impression qu’on leur vole leurs vacances, ils ne sont pas conscients des risques », affirme Eric-Daniel Delbourg, responsable des maîtres-nageurs sauveurs CRS sur l’Hérault, qui a comptabilisé huit infractions depuis le début de la saison, et aucune pour non-respect des consignes de sécurité en cas de drapeau rouge.

En visite à Mimizan-Plage (Landes) cette semaine, le ministre de l’Intérieur Manuel Valls, interrogé sur l’éventualité de sanctionner des vacanciers, en mer comme en montagne, avait prudemment répondu qu’il fallait « étudier de plus près » cette piste, tout en reconnaissant que « ce n’est pas facile pratiquement ».

Pour sa part, la ministre du Tourisme, Sylvia Pinel, appelle à « une prise de conscience collective ». « Il faut qu’il y ait beaucoup plus de prise en considération de la responsabilité des parents et de l’ensemble des personnes qui vont à l’eau alors que les drapeaux sont rouges », a commenté la ministre sur RTL. « Chacun doit prendre conscience que c’est un comportement dangereux quand on ne respecte pas les règles de sécurité ». « Il n’est pas normal que les vacances se transforment en drame, en désastre dans des familles qui resteront meurtries par de telles noyades ».

Les syndicats de police pointent le manque d’effectifs – Pour le syndicat Alliance, « ces drames ne s’expliquent pas par la seule imprudence de la population » mais également par un manque de maîtres nageurs sauveteurs (MNS) issus des CRS sur les plages.  Dans un communiqué, le syndicat rappelle qu’en 2002, 720 MNS CRS étaient affectés, pour une durée moyenne de trois mois, sur les plages du littoral français et autres plans d’eau. En 11 ans, les effectifs ont diminué d’un tiers puisqu’à ce jour ils ne sont plus que 471, disséminés, pour une durée de deux mois à peine, sur une centaine de communes sur les quelque 380 concernées.

Dans un entretien au quotidien Nice Matin, le ministre de l’Intérieur a dénoncé les propos du syndicat de police. « Alliance a fait un lien pour le moins hasardeux, suggérant que les noyades découlent d’un manque d’effectifs policiers », a déclaré Manuel Valls, pour qui « une polémique sur un sujet aussi dramatique est franchement déplacée ».

Des balises en Aquitaine – Sur le terrain, certaines collectivités ont choisi la technologie pour éviter les drames. L’Aquitaine a mis en place cet été un dispositif, présenté comme unique en France, de 417 balises géolocalisées, installées tous les 500 mètres entre les plages de Soulac (nord de la Gironde) et Tarnos (sud des Landes), afin d’offrir aux secours des repères précis en cas de noyade. Il est encore trop tôt pour faire un bilan de ce dispositif, selon Arnaud Leymarie, responsable des maîtres-nageurs sauveurs CRS sur les Landes et le Pays basque.

En 2012, 497 personnes se sont noyées entre le 1er juin et le 30 septembre, selon l’Institut de veille sanitaire.  Un Français sur cinq ne sait pas nager (28% des femmes et 14% des hommes), d’après les chiffres du Baromètre Santé 2010 de l’Inpes (prévention et éducation sanitaire), qui propose sur son site une brochure « Mode d’emploi de la baignade ».

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