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TRANSPORTS
Côte d’Azur: le casse-tête des transports en débat
La Rédaction | Actualité Club Techni.Cités | France | Publié le 03/03/2006 | Mis à jour le 22/07/2013

Saturation du réseau routier, circulation entravée, fuite des entreprises, des salariés, des touristes: pour éviter, dans les années à venir, un tel scénario catastrophe, la Côte d’Azur tente d’imaginer de nouvelles solutions de déplacement sur son territoire.

Les quatre mois de débat public sur le contournement routier de Nice, qui viennent de s’achever, ont donné la mesure du casse-tête des transports dans les Alpes-Maritimes.

Coincée entre mer et montagne, l’étroite bande côtière de Cannes à Menton, qui ne représente qu’un quart du département, concentre la quasi-totalité de son million d’habitants, de ses emplois et des quelque dix millions de visiteurs qui rallient chaque année la deuxième destination touristique française.

La rareté du foncier et des logements amène plus de la moitié des actifs du département à habiter dans une autre commune que celle où ils travaillent, ce qui fait des Azuréens, au quotidien, les habitants les plus mobiles de l’Hexagone.

Dans ce contexte, décrit par la Directive territoriale d’aménagement (DTA [1]), un document d’aménagement du territoire établi par l’Etat et les collectivités, les transports en commun ne représentent, dans les Alpes-Maritimes, que 9% des déplacements mécanisés.

Majoritaire, le transport routier se structure autour de l’autoroute A8 reliant Cannes à la frontière italienne où se mêlent trafic local, touristique, poids lourds à trajectoire internationale. Multipliés par six en cinq ans, les encombrements sur l’A8, autoroute la plus utilisée de France entre Antibes et Nice, s’accompagnent d’un taux d’accident 2,5 fois supérieur à la moyenne nationale.

Sans évolution drastique de la politique de transport, l’avenir des Alpes-Maritimes a de quoi donner des sueurs froides aux habitants, élus et entrepreneurs du département lorsqu’il est ainsi résumé par la DTA: "réduction de l’attrait exercé par la Côte d’Azur", "baisse des activités liées au tourisme", "aggravation des difficultés à se loger, à se déplacer", "entreprises dissuadées de s’implanter et de s’agrandir".

Face à l’ampleur du défi, le débat sur le contournement routier de Nice s’est transformé en vaste forum sur l’avenir du département.

Dans ce contexte, ce projet "à minima" couplé à la mise en place d’investissements lourds sur le réseau ferroviaire, celui des transports en commun en site propre, et en matière de multimodalité, rassemble désormais les suffrages d’une majorité d’élus de gauche comme de droite.