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Aménagement du territoire

Les projets d’extraction de sables marins inquiètent l’île de Noirmoutier

Publié le 19/06/2013 • Par Jacques Le Brigand • dans : Régions

Devant l'appétit des sabliers pour son granulat marin, Noirmoutier tire à nouveau la sonnette d'alarme : l’île redoute de voir son trait de côte fragilisé et ses ressources halieutiques menacées.

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Soutenue par le conseil général de la Vendée, la communauté de communes a voté le 6 juin 2013 sa troisième motion sur le sujet après celles de 2010 et 2011. Deux nouveaux sites d’extraction à l’ouest de l’île, Cairnstrath et Astrolabe, suscitent son inquiétude. Le premier qui se subdivise en deux dossiers représente un volume d’environ 100 millions de mètres cubes sur une période de 30 ans, durée des concessions. Les industriels n’attendent plus que le feu vert des autorités nationales. Quant à Astrolabe et son potentiel de 50 millions de mètres cubes, son instruction se poursuit.

L’Etat rechigne à partager cette compétence avec les communes- Mais ce n’est pas tout : ces gisements se trouvent à l’extrémité d’une vaste étendue sableuse de plusieurs centaines de kilomètres carrés pour laquelle des demandes de permis exclusif de recherche ont été déposées. « Cette zone est une grande frayère de soles », prévient d’emblée Jacques Oudin, vice-président du conseil général et de la communauté de communes. Et de dénoncer l’absence d’une politique gouvernementale cohérente. « Parmi les recommandations du livre bleu issu de la Grenelle de la mer figure un schéma national des sites possibles d’extraction. Il n’en est même pas à ses prémices ! Des projets sortent du chapeau sur lesquels nous ne sommes pas ou peu informés. En matière d’aménagement du littoral, si la partie terrestre est très réglementée, le domaine maritime est, lui, en jachère. Et l’Etat rechigne à partager cette compétence avec les communes riveraines bien que les textes le prévoient. »

Perturbation des fonds marins – L’exploitation du site du Pilier à 6 kilomètres au nord de l’île, autorisé en 1998 pour une période de 20 ans, n’est pas faite pour le rassurer. « L’expérience nous montre que les craintes exprimées à l’époque par les communes de la baie de Bourgneuf étaient fondées, poursuit Jacques Oudin. Les engagements n’ont pas été respectés et la zone est devenue impropre à la pêche. » Cette activité, économie importante du département, devra également composer dans les années futures avec la présence de plusieurs parcs éoliens offshore.
Se pose enfin la question de l’érosion des plages, sujet ô combien sensible depuis le drame de Xynthia en 2010. Noirmoutier est constituée principalement de dunes alimentées au fil des siècles par la paléo-vallée de l’embouchure de la Loire. « Leur maintien est notre garantie de survie », rappelle l’ancien sénateur.
Or le prélèvement de grandes quantités de matériaux dans les fonds marins perturbe le fragile équilibre hydro-sédimentaire sans compter l’élévation du niveau de la mer. Déjà, certains secteurs connaissent régulièrement des submersions marines qui font peser une menace sur presque la moitié des habitations insulaires. Le programme d’actions de prévention contre les inondations (Papi), adopté en 2011 avec 15 millions d’euros de travaux à la clé, doit être bientôt suivi d’un plan de prévention des risques littoraux (PPRL).

Enjeux financiers énormes – Les enjeux financiers sont énormes depuis l’interdiction de prélever dans les lits des fleuves et les cordons littoraux des sables aux usages multiples : construction, verre, lessives, papier, laque, dentifrice, puces électroniques, peintures, etc. L’objectif est de doubler rapidement la part des granulats marins qui ne couvrent que 2 à 3 % des besoins. Ils sont particulièrement recherchés par la filière du BTP pour leur teneur en silice et leur granulométrie, propices à la fabrication d’un béton technique utilisés pour des ouvrages complexes. Mais leur prélèvement se heurte à l’hostilité des populations. En Bretagne, Lafarge a dû renoncer en 2009 à aller les chercher au large de Lorient. Et une opposition semblable se met en place pour contrer les vues du groupe malouin Roullier dans la baie de Lannion.

Ironie du sort : ces sables marins servent aussi au rechargement des plages françaises mises à mal par des aménagements humains, notamment les ports de plaisance, y compris à Noirmoutier.

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