Déjà inscrit(e) ?

Mot de passe oublié ?

Identifiant et/ou mot de passe non valides

Nous n’avons pas reconnu votre email, veuillez indiquer un email valide, utilisé lors de la création de votre compte.

Un message avec vos codes d'accès vous a été envoyé par mail.

Pas encore inscrit(e) ?

Inscrivez-vous pour accéder aux services de LaGazette.fr et à la gestion de vos Newsletters et Alertes.

M'inscrire gratuitement
Club prévention sécurité

Déjà inscrit(e) ?

Mot de passe oublié ?

Identifiant et/ou mot de passe non valides

Nous n’avons pas reconnu votre email, veuillez indiquer un email valide, utilisé lors de la création de votre compte.

Un message avec vos codes d'accès vous a été envoyé par mail.

Pas encore inscrit(e) ?

Inscrivez-vous pour accéder aux services de LaGazette.fr et à la gestion de vos Newsletters et Alertes.

M'inscrire gratuitement

icon Club prévention sécurité

Prévention de la délinquance

« La médiation sociale est un élément du puzzle » – Raphaël Le Méhauté, secrétaire général du CIPD

Publié le 23/06/2013 • Par Hugo Soutra • dans : Actu experts prévention sécurité, Comptes-rendus des rencontres d'actualité prévention-sécurité

RaphaelLeMehaute
© S. Gautier
Clôturant le colloque du Club prévention-sécurité de la Gazette organisé le 11 juin 2013 à La Rochelle (17), le secrétaire général du Comité interministériel de prévention de la délinquance a précisé la place que le gouvernement souhaite réserver à la médiation sociale dans sa politique de prévention de la délinquance. Le préfet Raphaël Le Méhauté en a profité pour rappeler les principales priorités de la future stratégie nationale de prévention de la délinquance, pas encore officiellement dévoilée par le gouvernement.

Ma Gazette

Sélectionnez vos thèmes et créez votre newsletter personnalisée

Devant environ 80 médiateurs sociaux, coordonnateurs de CLSPD, adjoints au maire ou encore directeurs Prévention-Sécurité, le secrétaire général du Comité interministériel de prévention de la délinquance a exposé pour la première fois ses intentions concernant la médiation sociale. « Alors que les premières stratégies nationales mettaient en avant la prévention situationnelle ou l’aide aux victimes, nous avons fait le choix d’intégrer la médiation sociale à deux de nos trois principales priorités sur la période 2013-2017» a vanté Raphaël Le Méhauté, mardi 11 juin lors d’un colloque organisé par le Club Prévention-Sécurité à La Rochelle.

Enjeux de la médiation – « Nous n’avons rien inventé, nous proposons simplement un cadrage national des bonnes pratiques repérées sur le terrain et méritant une généralisation. La médiation sociale, que je vois comme le pendant humain des avancées technologiques telles que la vidéo-protection, est un élément du puzzle que nous comptons mieux structurer » a-t-il détaillé.

Son service a identifié trois axes de développement :

  1. Améliorer l’efficacité du partenariat, sous l’autorité du maire « dont le rôle serait conforté ».
  2. Accélérer la professionnalisation des médiateurs sociaux, qui ne doivent « plus jouer le rôle de grands frères ou de copains, mais exercer un métier reconnu et recueillant de l’information délicate ».
  3. Développer l’échange d’informations. « Nous apporterons des réponses précises et lèverons les inquiétudes prochainement. Nous collaborons avec la Commission nationale informatique et libertés (Cnil) pour encadrer ce partenariat, faciliter et garantir l’échange d’informations entre corps de métiers différents. L’ajout d’une déclaration de confidentialité à la charte ‘éthique et déontologie’ du conseil supérieur du travail social pourrait suffire » laisse-t-il entendre.

Le préfet est également revenu sur la future stratégie nationale de prévention de la délinquance, validée à la fin du mois de mai par les services du Premier ministre mais pas encore dévoilée par le ministre de l’Intérieur.

Priorités de la stratégie – Elaborée par sept groupes de travail associant le SG-CIPD à différentes têtes de réseau – « du Conseil national des villes au Forum français pour la sécurité urbaine, en passant par la Cnil » –, elle reposera sur trois programmes prioritaires « dans une logique de concentration des moyens sur les publics concernés.

  1. La prévention de la délinquance chez les jeunes de 12 à 25 ans sera financée à hauteur de 46% du Fonds Interministériel pour la Prévention de la Délinquance (1). Avec un axe « prévention de la récidive,  afin d’éviter une sortie sèche de prison et garantir la réinsertion des jeunes déjà condamnés ; ainsi qu’un deuxième plan ‘prévention du premier passage à l’acte’ qui s’adresserait à un public ne faisant pas l’objet d’une condamnation, mais néanmoins dans l’incivilité manifeste, et à la présence gênante dans l’espace public » explique Raphaël Le Méhauté. Pour ce faire, le secrétaire général du CIPD ne cache pas compter également sur un partenariat renforcé et une forte implication des acteurs locaux.
  2. La prévention des violences faites aux femmes, des violences intra-familiales et l’aide aux victimes devrait, elle, recevoir une enveloppe équivalente à 19% du FIPD. L’objectif est de quasiment-doubler les Intervenants sociaux en commissariat ou en gendarmerie (ISCG) en particulier dans les zones de sécurité prioritaires, multiplier les policiers référents-violences faites aux femmes ainsi que de généraliser à partir de 2014 les « téléphones grand danger » suite aux premières expérimentations déjà menées. D’autres permanences d’aide aux victimes seront également créées.
  3. L’élaboration par les maires de « schémas de tranquillité publique », associant l’ensemble des acteurs locaux – des policiers aux éducateurs de rue en passant par les bailleurs et les transporteurs. L’idée est de mettre en œuvre un plan d’action conciliant technologie (prévention situationnelle, éclairage urbain et vidéosurveillance) et présence humaine (médiation sociale, correspondants de nuits), dont la rédaction conditionnera l’aide de l’Etat (35% du FIPD) s’élevant pour ces différents programmes sans préciser toutefois quel montant sera dévolu à chaque outil.

Ce nouveau document ne modifie en rien la gouvernance en la matière : si les préfets le signeront désormais avec les maires, le conseil local ou intercommunal de sécurité et de prévention de la délinquance (CLISPD) restera bel et bien l’organe de pilotage.
« Le schéma de tranquillité publique est un élément du contrat local de sécurité, ça peut être aussi bien une page comme un dossier de quinze pages. En réalité, certains territoires comme Aubervilliers s’en sont déjà dotés sous d’autres noms » tente de rassurer le préfet.

La vidéosurveillance, au second plan – Ayant vocation à prendre le relais d’une politique publique de prévention vivement critiquée sous le précédent gouvernement par les acteurs locaux en raison de la primauté accordée à la vidéo-protection dans les aides financières de l’Etat, « cette stratégie nationale renverse les priorités. Le financement de la vidéo-protection par le FIPD passera ainsi de 60% à 30 ou 35% » se félicite-t-il, précisant toutefois que « cela ne signifiait pas un abandon de la vidéo-protection mais une réponse à un taux d’équipement déjà important».

Présence de l’Etat – Concernant la gouvernance de la stratégie nationale, elle sera désormais déclinée au niveau départemental. Cette stratégie départementale de prévention de la délinquance devra être signée par le préfet, le président du conseil général ainsi que le procureur de la République.
Mais là encore, le CLSPD aura vocation à « adapter le plan départemental aux spécificités de terrain, et à arrêter un plan local d’actions » : cette instance partenariale aura également la charge de créer des groupes de travail et d’échanges d’informations à un niveau infra-communal ou du moins infra-CLSPD, susceptibles de « produire des diagnostics, suivre les jeunes concernés ou encore alimenter les schémas de tranquillité publique » est-il stipulé dans l’avant-projet de la stratégie nationale que la Gazette avait pu consulter en avril dernier.

Notes

Note 01 FIPD : bras armé de l’Etat pour accompagner les collectivités locales en la matière. Selon les premières estimations, il devrait s'élever à près de 55 millions d’euros en 2014 Retour au texte

Réagir à cet article Vous avez une question ? Posez-la à notre juriste
Prochain Webinaire

Les préalables à la certification des comptes des collectivités locales

de Experts Comptables

--
jours
--
heures
--
minutes

Nos offres d'emploi

Plus de 1000 offres d'emploi !

TOUTES LES OFFRES D'EMPLOI
marche online

Aujourd'hui sur le Club prévention-sécurité

Nos services

Prépa concours

CAP

Évènements

Gazette

Formations

Gazette

Commentaires

« La médiation sociale est un élément du puzzle » – Raphaël Le Méhauté, secrétaire général du CIPD

Votre e-mail ne sera pas publié

Club prévention sécurité

Déjà inscrit(e) ?

Mot de passe oublié ?

Identifiant et/ou mot de passe non valides

Nous n’avons pas reconnu votre email, veuillez indiquer un email valide, utilisé lors de la création de votre compte.

Un message avec vos codes d'accès vous a été envoyé par mail.

Pas encore inscrit(e) ?

Inscrivez-vous pour accéder aux services de LaGazette.fr et à la gestion de vos Newsletters et Alertes.

M'inscrire gratuitement