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Nucléaire

Cigéo : le débat sur l’enfouissement des déchets radioactifs piétine sur un terrain miné

Publié le 10/06/2013 • Par Pascale Braun • dans : Régions

La table ronde organisée par la Commission nationale du débat public le 6 juin 2013 entendait recadrer une concertation particulièrement mal engagée. La promesse d’instaurer « une nouvelle forme d’écoute » ne suffira pas à apaiser un débat de plus en plus tendu sur le projet d’enfouissement des déchets radioactifs porté par l’Andra.

La table ronde organisée par la Commission nationale du débat public (CNDP) s’est tenue, le 6 juin, en présence d’une trentaine de représentants des syndicats, chambres consulaires, représentants de l’Etat et de l’Andra, mais en l’absence des associations d’opposants, qui avaient décliné l’invitation.
Elle s’est prononcée pour la poursuite des réunions publiques sur le projet Cigéo, visant à confiner dans le sous-sol meusien les déchets les plus hautement radioactifs de l’industrie nucléaire française.

Reportée au 17 juin 2013, la prochaine réunion initialement prévue à Bar-le-Duc (Meuse) le 13 juin, s’annonce néanmoins sous des auspices orageux. Autant la suspension de la première réunion quelques minutes seulement après son ouverture à Bure le 23 mai 2013 – et l’annulation, dans la foulée, des deux réunions suivantes – a surpris les observateurs, autant la prochaine édition laisse présager un rapport de forces.
La CNDP a certes promis d’instaurer « une nouvelle forme d’écoute », mais elle a également annoncé son intention de recourir à la force publique en cas de nouvelles obstructions.

Sauver le débat pour sauver la Commission ? – La menace risque de faire monter d’un cran la tension parmi des opposants plus remontés que jamais contre un débat jugé « bidon ». Dès décembre 2012, 44 associations avaient demandé que le débat sur Cigéo soit programmé à l’issue du débat public sur la transition énergétique.

La solution retenue, qui consiste à scinder le débat meusien et haut-marnais en deux étapes, de mai à juillet, puis du 1er septembre au 15 octobre 2013, a paru relever du bricolage. Le débat actuel souffre par ailleurs de la comparaison avec la première concertation organisée en 2005 sur le thème de l’enfouissement.

Organisé sous l’égide de George Mercadal, ce premier débat longuement préparé sur le terrain en amont n’avait donné lieu à aucun débordement. L’édition 2013 semble avoir sous-estimé l’exaspération d’opposants qui s’estiment bafoués depuis deux décennies.

Or, le débat public constitue une étape incontournable avant la demande d’autorisation du site d’enfouissement que l’Andra compte déposer en 2015. Un capotage définitif serait également lourd de conséquences pour la CNDP, qui sera également sollicitée à l’avenir sur les OGM et sur le gaz de schiste. En Meuse et en Haute-Marne, la commission entend à l’avenir démultiplier les petites réunions locales, mais aussi s’appuyer d’avantage sur les débats en ligne, notamment en offrant aux participants la possibilité d’intervenir sur le site du débat public. Un débat virtuel limiterait certes les risques de débordements, mais réduirait tout autant son caractère démocratique.

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Commentaires

Cigéo : le débat sur l’enfouissement des déchets radioactifs piétine sur un terrain miné

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géologue

11/06/2013 01h20

Il est des situations où certains outils servant la démocratie sont impuissants, du moins provisoirement. Comment faire un débat public où tout le monde peut s’exprimer, alors qu’une vingtaine d’invidus s’ingénient à le rendre impossible en criant des slogans à jet continu à seule fin d’empêcher le reste du public de s’exprimer ? Faut-il expulser les fauteurs de trouble manu militari ? Mais alors, quelle réussite médiatique : rien qui ne soit plus télégénique que des militants trainés dehors par des policiers ! Je crois que les associations, GreenPeace en est l’exemple emblématique, qui jouent à fond le jeu médiatique en proposant aux médias des situations toutes faites et prêtes à filmer et qui par là même privilégient la forme sur le fond, ont trop tiré sur la corde. Des journalistes commencent à en avoir assez d’être instrumentés et se rebiffent contre le pêrt à diffuser qui leur est proposé. Je me permets de conseiller la lecture de l’excellent article de Sylvestre Huet (blog science² de Libération) : « nucléaire ou biologie de synthèse : débats impossibles ? ».

Laurence

20/08/2013 03h15

Le projet Cigéo est contrôlé et évalué en permanence par des instances irrécusables. La Commission Nationale d’Évaluation (CNE), composée de 12 experts indépendants se prononce chaque année sur la sûreté du projet et sa fiabilité. Un contrôle étroit est aussi exercé par l’ASN et l’IRSN, ainsi
que par les experts internationaux de l’OCDE/AEN. Le Parlement (OPECST) exerce également son pouvoir d’examen par des investigations
directes ainsi que par des consultations de toutes ces instances et du HCTISN (Haut Comité pour la Transparence et l’Information sur la Sécurité Nucléaire). Ces contrôles poussés et multiples portent une appréciation d’ensemble positive sur Cigéo. C’est là un élément essentiel qui nourrit la confiance dans la solidité du projet

PhL38F, citoyen

15/06/2015 04h04

Comme il doit être rassurant de se penser ainsi à l’abri des inconscients et peureux manifestant en troupeaux, sous la haute protection des autorités morales les plus élevées de la République (OPECST, CNE, ASN, HCTISN, etc ) et du monde (IRSN, OCDE, AEN, …) -qui ont toutes fait la preuve incontestable de leur dévouement et de leur humilité (qui ne s’est jamais trompé?), sans parler de leur probité inénarrable-, et en dernier lieu de pouvoir recourir à la force publique pour faire taire les habitants qui ont le mauvais goût de poser des questions encombrantes…
Dormez braves gens, la technoscience veille sur vous dès aujourd’hui et pour le million d’années à venir (demi-période de nucléides en question).
C’est pour votre bien, on vous le dit!
Mais pourquoi ce doute bizarre continue-t-il d’occuper mon esprit que, non , ce n’est peut-être pas l’intérêt du peuple qui est recherché ainsi, ni celui de l’avenir des générations à venir….?
Au fait, un intrus s’est glissé dans ma bibliothèque: « Un avenir radieux, une fission française ». Peut-être la réponse est-elle là! Je vais voir. (compte-rendu sur http://www.franceinter.fr/emission-l-humeur-vagabonde-nicolas-lambert-un-avenir-radieux)

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