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Réussite éducative

George Pau-Langevin : « Valoriser les partenariats locaux et formaliser les dispositifs est nécessaire »

Publié le 14/05/2013 • Par Hugo Soutra Stéphanie Marseille • dans : Actu prévention sécurité, France

Alors que doit se tenir la première "journée de la réussite éducative" mercredi 15 mai, la ministre déléguée chargée de la Réussite éducative George Pau-Langevin répond aux questions de la Gazette des communes.

Quel bilan dressez-vous de votre première année d’exercice ?

Je crois que nous sommes parvenus à mieux faire percevoir à nos partenaires, ainsi qu’aux représentants du ministère de l’Education, en quoi la réussite éducative complète l’action de l’Education nationale. Pour qu’un enfant réussisse, il est nécessaire de prendre en compte son environnement, le territoire, sa santé, sa famille.
Nous avons donc, par exemple, travaillé avec le ministère de la Famille sur sa circulaire de rentrée et les locaux dédiés aux parents au sein des établissements scolaires. Nous entendons aussi améliorer l’inclusion des enfants porteurs de handicap et attendons le rapport de Mme Komitès, fin mai, pour mieux prendre en compte les auxiliaires de vie scolaire.

Vous organisez une journée de la réussite éducative, le 15 mai. Qu’en attendez-vous ?

Certains dispositifs de réussite éducative constituent une démocratisation de ce que les familles aisées offrent à leurs enfants pour parfaire leur éducation : un accès à la culture, aux sports, aux loisirs. D’autres, comme à Courcouronnes, utilisent la pédagogie du détour pour travailler sur l’estime de soi des jeunes. D’autres, enfin, tentent de rapprocher les familles de l’institution scolaire, en leur offrant un lieu à elles dans l’établissement, comme à Chanteloup-les-Vignes ou Montpellier. Nous souhaitons valoriser ces partenariats locaux. Mais on peut regretter que les choses soient en accordéon : les dispositifs sont abandonnés, repris, abandonnés…  

Le 15 mai, nous souhaitons donc travailler sur les principes fondateurs, dégager des axes pour faire sortir la réussite éducative du stade expérimental. Car, pour garantir la qualité des dispositifs, il est nécessaire d’introduire plus de formalisation.  Le projet éducatif territorial de la réforme des rythmes scolaires pourrait d’ailleurs y contribuer.

Quel est le rôle des collectivités territoriales dans les problématiques que vous soulevez ?

Il est nécessaire que le ministère et les collectivités territoriales, particulièrement celles inscrites sur des territoires prioritaires, avancent main dans la main. Le rôle de ces dernières est en effet primordial en matière d’activités périscolaires. Or, la réussite éducative s’appuie également sur ces activités, qui ne relèvent pas des compétences obligatoires des collectivités mais qui permettent des apprentissages utiles pour créer une personne cultivée.
Je suis également attentive à leurs initiatives en matière de décrochage scolaire. Nous saluons la volonté de l’Ile-de-France de construire deux micro-lycées par département.

Pouvez-vous nous préciser la nature du soutien éventuellement apporté aux activités périscolaires ou aux initiatives locales de prise en charge des collégiens exclus ?

Dans le cadre de la politique menée par l’Education nationale en matière d’éducation prioritaire, de nombreux dispositifs fonctionnent sur le partenariat et la convergence de différents acteurs pour l’accompagnement renforcé des élèves.

La prise en charge des collégiens exclus, quand ce dispositif est mis en place, se fait de façon partenariale entre le chef d’établissement, la collectivité et l’association concernée. Il existe différentes formes de prise en charge : dispositifs mis en place au sein de l’établissement (pris en charge par les assistants chargés de prévention et de sécurité notamment) qui sont, dans ce cadre, financés par l’Education nationale. Les autres dispositifs sont financés par nos partenaires mais ne fonctionnent que s’il y a échange et dialogue entre eux pour l’accompagnement des élèves exclus (travail sur le sens de la faute et de la punition, sur la question citoyenne, l’estime de soi, le parcours, le retour à l’école, le suivi des devoirs, etc.)

Quels sont vos moyens pour porter la lutte contre le décrochage scolaire ?

Nous avons fait abroger la loi Ciotti : nous travaillons dorénavant à une circulaire instaurant un dispositif alternatif, où les sanctions pénales relèveront d’un juge et non d’un administratif. La circulaire devrait paraître à l’automne prochain. Nous travaillons également sur l’orientation, pour laisser la prépondérance aux familles et aux jeunes dans le choix de l’orientation : une cinquantaine d’expérimentations seront ainsi menées dès la rentrée 2013.
Enfin, l’école est un lieu de souffrance pour certains enfants, il faut inverser cela. Nous voulons promouvoir l’idée de bienveillance, sans toutefois abandonner celle d’exigence.

Cela suppose de casser bien des représentations et des pratiques au sein du corps enseignant…

Nous rencontrons les équipes enseignantes et certains recteurs se sont mis à organiser des journées académiques de la réussite éducative et nous comptons sur la présence de toute la hiérarchie de l’Education nationale le 15 mai. On peut agir par petites touches, sans coercition.
Il faut mettre l’accent sur les attitudes positives, comme au collège de Courcouronnes, qui baigne dans les habitudes québecoises de « persévérance scolaire ».

Le choix des dispositifs évalués en vue du 15 mai relève d’un comité de pilotage : qui le compose ? Pouvez-vous nous détailler brièvement les critères qui ont présidé aux choix des dispositifs visités ?

Neuf groupes de travail, ainsi qu’un comité de pilotage (ndlr : dont les membres étaient aussi bien des représentants de l’Education nationale, de la Ville, des associations de parents d’élève, des acteurs associatifs et des élus) se sont réunis en amont de la journée du 15 mai. En parallèle, je me suis déplacée sur le terrain afin de préparer cet évènement, notamment lors de la journée académique de la réussite éducative à Montpellier, ou encore à Courcouronnes, ville qui a mis en place un dispositif de réussite éducative qui fonctionne particulièrement bien et qui a notamment travaillé sur la persévérance scolaire. Des personnels de la direction générale de l’enseignement scolaire du ministère (DGESCO) se sont par ailleurs rendus dans 6 villes de France pour étudier les dispositifs de réussite éducative et échanger de façon approfondie avec les acteurs de terrain.

Les dispositifs de réussite éducative sont, parmi les actions de la politique de la ville, les dispositifs les plus évalués. Qu’attendez-vous de l’atelier consacré à l’évaluation le 15 mai ?

L’évaluation est un des enjeux majeurs de la réussite éducative. A ce jour, de nombreuses institutions (Ville, Acsé, Onzus, Education nationale) mènent des évaluations mais celles-ci ne sont pas coordonnées et apparaissent parfois peu claires pour les acteurs de terrain. L’objectif de la journée est donc de travailler à la mise en œuvre d’une évaluation partagée et mutualisée des acteurs de la réussite éducative.
Toute la complexité est aussi de savoir quoi mesurer précisément. En effet, la réussite éducative dépasse le simple impact sur les résultats scolaires, or ils apparaissent parfois comme les seuls éléments vraiment tangibles.  Cela touche ainsi l’amélioration des relations école/familles ou encore le bien-être des élèves. L’Ecole d’économie de Paris mène actuellement une évaluation intéressante en la matière, se basant sur deux groupes témoins, l’un impliqué dans un dispositif de réussite éducative, l’autre non.

L’Education nationale peut-elle satisfaire les ambitions du ministère de la Ville ?

Le vœu de François Lamy – flécher  25 % des postes nouvellement créés dans l’Education nationale vers les quartiers prioritaires – sera-t-il-exaucé ? Les discussions entamées par le ministère délégué à la Ville autour d’une convention définissant les orientations du ministère de l’Education nationale dans les quartiers défavorisés achoppent, aujourd’hui, sur l’énoncé d’objectifs chiffrés.

Convaincre les syndicats – A côté de ces négociations interministérielles sur la priorisation des banlieues, se pose la question interne du développement de carrières : alors que les affectations dans les établissements difficiles concernent en majorité de jeunes professeurs en début de carrière et donc payés moins chers, le ministère de l’Education nationale est contraint de négocier au préalable avec les syndicats enseignants avant de s’engager formellement à mobiliser plus de moyens vers ces territoires prioritaires.

Références

  • Définition de la réussite éducative, par George Pau-Langevin :   

"L’école ne peut pas tout, toute seule : elle doit donc renforcer les liens et les partenariats avec les ministères de la Ville, de la Famille, de la Jeunesse et des Sports, ainsi que les collectivités territoriales, les associations d’éducation populaire ou encore les parents d’élèves. La réussite éducative réunit tous ces acteurs, pour prendre en compte les dimensions familiales, sociales, culturelles, économiques, territoriales de l’élève, susceptibles d’influer sur son environnement, son parcours de vie et sa réussite à l’école.
C’est l’une des réponses majeures aux reproches adressés à l’école, à savoir : les inégalités et écarts qui se creusent, un nombre important de jeunes en situation de décrochage, une perte de confiance dans ce socle commun et républicain qu’est l’institution scolaire, etc."

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