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[Opinion] Grand Paris

Pour un « vrai » Grand Paris… comme en 1859

Publié le 06/05/2013 • Par Auteur associé • dans : Opinions, Régions

Pierrick Hamon

Pierrick Hamon

Secrétaire général du Global local forum

Paris reste, en Europe et même en France, l’unique agglomération à ne pas être organisée sous la forme d’une communauté urbaine. Même si le dialogue a été engagé avec les élus des communes environnantes, le cloisonnement demeure la règle.
D’ailleurs, les intercommunalités se sont souvent mises en place davantage par affinités politiques autour et non avec Paris, alors que c’est l’articulation avec Paris qui aurait dû s’imposer.
Le débat, aujourd’hui centré sur les transports, constitue un retour en arrière de plus de trente ans. Les urbanistes avaient convaincu les élus des grandes métropoles qu’on ne peut plus traiter, et gérer, les questions urbaines isolément.

N’est-ce pas cette même logique qui a conduit certains maires de droite à freiner la construction de logements sociaux et certains maires de gauche à en construire le maximum pour conserver et consolider leurs électorats respectifs ? Les villes riches de l’Ouest parisien sont ainsi toujours plus riches quand les villes de l’Est sont toujours plus pauvres.
Comment ne pas voir que la fusion de Paris avec les villes voisines – qui ne perdraient ni leurs identités ni leurs noms – s’impose désormais, comme en 1859 lorsque l’accroissement démographique avait naturellement conduit à intégrer onze communes de la banlieue de l’époque.
Plus de cent cinquante ans ont passé et l’accroissement démographique s’est considérablement étendu.

Si la création brutale, en 1964, des départements des Hauts-de-Seine, du Val-de-Marne et de la Seine-Saint-Denis avait été motivée dans le seul but de faire barrage électoralement à la « ceinture rouge », il n’est plus possible de maintenir cette fracturation entre centre et périphérie, comme entre l’Est et l’Ouest parisien.
Claude Bartolone, ancien président (PS) du conseil général de Seine-Saint-Denis, et Philippe Dallier, maire (UMP) des Pavillons-sous-Bois, avaient tiré la sonnette d’alarme en proposant la fusion des trois départements avec celui de Paris. Mais, là aussi, rien n’y fait, chacun s’accroche à son petit pouvoir au détriment de cette intelligence collective tant vantée par ailleurs.
La création d’un « vrai » Grand Paris, pas un « machin » de plus, serait tout de même plus démocratique et moins coûteuse, économiquement plus efficace et socialement plus juste.

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Pour un « vrai » Grand Paris… comme en 1859

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Philippe LAURENT

09/05/2013 09h28

L’analyse de M. HAMON, pour lapidaire qu’elle soit, n’aurait pas manqué d’intérêt … en 1969, alors que Paul Delouvrier bouclait le SDRP. A cette époque, plutôt que de créer des départements de petite couronne, sans doute aurait-il été possible de créer par la loi une « communauté urbaine de Paris », comme on l’a fait par la loi de 1966 à Bordeaux, Lille, Lyon et Strasbourg. Si cela avait été le cas, tous les élus actuels de Paris Métropole n’auraient connu que cette organisation institutionnelle (comme c’est le cas à Lyon par exemple), et par conséquent, les débats actuels n’auraient pas lieu d’être. Sans doute aurait-on été mieux loti en terme de transports publics, de vision urbaine, d’attractivité économique …
La question à se poser, c’est : pourquoi ne l’a-t-on pas fait ? Et bien parce que l’Etat a eu peur. Il n’y avait pas de maire à Paris, et la création d’une puissante communauté urbaine de plus de 6 millions d’habitants, dont la majorité politique n’était pas acquise, ne pouvait qu’effrayer l’Etat jacobin de droite. Au lieu de cela, il préféra envoyer ses affidés comme préfets dans la « ceinture rouge » et pour cela créer des départements, façon de diviser l’amorce d’un pouvoir d’agglomération. Et cela a continué : toujours par crainte du pouvoir d’agglomération, l’Etat a donné la responsabilité des transports et du sché ma d’aménagement à la Région, alors que partout ailleurs ce sont bel et bien des responsabilités exercées par l’ensemble des maires.
Et aujourd’hui, M. HAMON, c’est trop tard, ou trop tôt. Il faut d’abord passer par le retour des maires. Ce sont eux qui forment cette intelligence collective. Ce sont eux qui, peu à peu, créeront ce pouvoir d’agglomération. Pour peu qu’ils n’en soient pas empêchés pour de multiples, bonnes ou mauvaises raisons par tous les autres !
Philippe LAURENT
Président de Paris Métropole

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