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EMPLOI
Champagne-Ardenne. Inquiétude et « journée morte » dans les Ardennes face aux pertes d’emplois
La Rédaction | Régions | Publié le 03/11/2006

Face aux multiplications récentes de fermetures d’usines et un taux de chômage de 13%, les Ardennais ont tiré le 3 novembre le signal d’alarme en organisant symboliquement une journée « Ardennes mortes » contre le « gâchis industriel et humain ».
A Charleville-Mézières, préfecture du département, 1.500 personnes selon les syndicats, 1.200 selon la police ont manifesté à l’appel de la CGT et de Force ouvrière, qui avaient également lancé un mot d’ordre de grève dans le public et le privé.
« On est dans une situation d’alerte : en dix jours, il y a eu un peu plus de 450 licenciements dans le département », explique le secrétaire général départemental de la CGT, Jean-Louis Joffrin, satisfait d’une manifestation qui a rassemblé davantage de monde que lors des habituelles journées d’action.
Le département subit notamment de plein fouet la crise de la sous-traitance automobile. Les mauvaises nouvelles se sont succédé ces derniers jours avec la liquidation judiciaire de l’équipementier automobile Thomé-Génot, qui employait 300 personnes à Nouzonville.
Mais, même si le taux de chômage reste de quatre points supérieurs à la moyenne nationale, il est passé de 13,5% à 13% entre le premier trimestre et le deuxième trimestre 2006, rappelle Dominique Guérin, président UMP de la commission des affaires économiques au conseil général, malgré tout « solidaire » des manifestants.
« Pour l’instant, on fait face à un silence tonitruant de la part de Paris, ça ne pourra pas continuer », tonne Philippe Vuilque, député PS des Ardennes.
Pourtant, le 31 octobre, le ministre délégué à l’emploi, Gérard Larcher, avait promis de mettre en place un plan pour la revitalisation économique dans le département.