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Les collectivités mettent le cap sur l’éolien offshore

Publié le 16/04/2013 • Par Claudine Farrugia-Tayar • dans : Dossiers d'actualité

Galvanisée par les résultats de l'appel à projets « éolien offshore » lancé par l'Etat, la région Basse-Normandie devient chef de file d'un mouvement de réindustrialisation des territoires.

« Je suis ravi d’être en responsabilité à un moment où l’on change de paradigme. » Pour Jean-François Le Grand, président du conseil général de la Manche, les énergies renouvelables marines sont l’avenir des territoires.
Début avril 2012, le gouvernement a attribué quatre champs destinés à l’exploitation d’éoliennes offshore : Fécamp (Seine-Maritime), Courseulles-sur-Mer (Calvados), Saint-Brieuc (Côtes-d’Armor) et Saint-Nazaire (Loire-Atlantique).

Une formidable opportunité – Pour l’heure, les élus concernés y voient une formidable opportunité de développement économique, sous la baguette d’un chef d’orchestre bien décidé à mettre en musique la partition énergétique.
De fait, Jean-François Le Grand est à l’initiative de la création de la première société publique locale (SPL) de développement économique et énergétique, Ouest Normandie énergies marines, qui réunit la région Basse-Normandie, le conseil général de la Manche et la communauté urbaine de Cherbourg (lire l’encadré ci-dessous).

Les objectifs sont ambitieux : s’inscrire dans un projet industriel au côté du consortium initié par EDF énergies nouvelles pour créer, à l’horizon 2018, trois parcs éoliens offshore et développer une puissance installée de 450 MW à Courseulles-sur-Mer, 498 MW à Fécamp, 480 MW à Saint-Nazaire.
Le parc de Saint-Brieuc (500 MW) étant confié au producteur espagnol d’électricité Iberdrola, associé à Areva. Au total, cela représente quelque 7 500 emplois.

Dans le détail, la consolidation de cette filière s’est appuyée sur le savoir-faire de l’agence de développement économique Miriade. A l’arrivée, Alstom, fournisseur exclusif des éoliennes nouvelle génération, s’est engagé à construire quatre usines pour fabriquer tous les composants et créer 5 000 emplois qualifiés (deux unités à Cherbourg et deux à Saint-Nazaire).
Parallèlement, le consortium implantera des sites d’assemblage, de construction des fondations et d’exploitation-maintenance (Le Havre, Cherbourg, Brest, Saint-Nazaire, Fécamp, Caen, Ouistreham, Saint-Quay-Portrieux, la Turballe), avec 2 500 emplois à la clé.

Une aventure industrielle – Présente à Ewea, salon de l’énergie éolienne qui s’est tenu à Copenhague en avril, la SPL partageait un stand avec le consortium. Laurent Beauvais, président de la région Basse-Normandie et d’Ouest Normandie énergies marines, a insisté sur « la nécessité d’adopter de nouvelles méthodes de travail afin de redonner un élan aux territoires. Nous avons su mettre de côté nos différences pour porter ensemble cette aventure industrielle ».

De son côté, Bernard Cazeneuve, président de la communauté urbaine de Cherbourg, forme le projet de faire de Cherbourg un port exemplaire, pôle d’excellence des énergies marines renouvelables (EMR), afin de développer, outre l’éolien offshore, des filières telles que les énergies hydrolienne et osmotique.

La convergence entre partenaires industriels et locaux est ainsi portée par la SPL, qui revendique une image de « vitrine », sorte de modèle organisationnel préoccupé à la fois par le schéma régional climat air énergie, la création d’emplois sur le territoire, la formation des jeunes et l’employabilité des personnels chez les sous-traitants automobiles et nucléaires.

« Il existe des enjeux en matière de reconversion des salariés chez les sous-traitants automobiles et une mutation à opérer », explique Alexia Lemoine, responsable de pôle à l’agence Miriade.
« Dans l’appel d’offres, le consortium avait une obligation d’insertion dans les centres d’implantation. »

Signature de conventions – La France s’est fixé un objectif de 6 000 MW de capacité éolienne offshore d’ici à 2020. C’est la raison pour laquelle les EMR sont une priorité pour les régions Basse-Normandie et Pays de la Loire.
Celles-ci ont signé un protocole de partenariat relatif au développement de l’industrie des énergies marines. Objectif ? Renforcer la filière française et fédérer les compétences des sous-traitants, afin qu’ils obtiennent le meilleur référencement possible auprès des consortiums.

Concrètement, il s’agit d’une coopération en recherche et en formation, en vue d’élaborer une carte des formations cohérentes à l’échelle interrégionale. En parallèle, a été signée une convention de partenariat entre la communauté urbaine de Cherbourg et la communauté d’agglomération de la région nazairienne et de l’Estuaire (Carene).
« Elles partageront ainsi leurs pratiques en matière d’immobilier d’entreprise, d’accueil des nouveaux salariés, et échangeront sur les stratégies de promotion à mettre en oeuvre », résume Bernard Cazeneuve.

Une société publique locale dans le vent

Ouest Normandie énergies marines est la première société publique locale (SPL) axée sur le développement économique et énergétique. Surfant sur la vague des énergies marines renouvelables, la région Basse-Normandie, le conseil général de la Manche et la communauté urbaine de Cherbourg ont uni leurs forces pour développer cette nouvelle filière. Premier fait d’armes, la présence de la SPL au salon Ewea 2012 de Copenhague, en avril, au côté de quinze entreprises et laboratoires bas-normands. Ewea est l’association européenne d’énergie éolienne qui regroupe 60 pays. La SPL participe au projet européen Atlantic Power Cluster, dans le cadre du programme Interreg IV A piloté par l’Irlande, en coopération avec 17 territoires, parmi lesquelles l’Ecosse, l’Andalousie, le Portugal…

« Il n’est pas question de sacrifier les paysages et les espaces marins » 

Jean-François Le Grand, président du conseil général de la Manche 

« Nous avions créé un syndicat mixte régional, Ports normands associés [PNA], pour gérer les ports de Caen, Ouistreham et Cherbourg. A présent, avec une société publique locale et à travers le schéma de cohérence territoriale, nous allons mieux nous positionner sur les réserves foncières autour du port de Cherbourg. Pour dynamiser la ville, il faut la désenclaver sur les plans autoroutier et ferroviaire. Réseau ferré de France va électrifier 1,5 kilomètre de voie destinée au fret pour relier la gare SNCF au port. Car la fabrication des mâts et des pales s’effectuera à Cherbourg. Alstom s’y est engagé sur vingt ans. Nous croyons plus à l’éolien offshore que terrestre : en France, nous sommes face à toutes les associations de fond de jardin qui estiment que les éoliennes sont une injure au paysage ! Je pense qu’il est absolument nécessaire de ne sacrifier ni les paysages, ni les espaces marins au profit de cette production d’énergie. Tout est question de bon sens. »

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