Fermer

Déjà inscrit(e) ?

Mot de passe oublié ?

Identifiant et/ou mot de passe non valides

Nous n’avons pas reconnu votre email, veuillez indiquer un email valide, utilisé lors de la création de votre compte.

Un message avec vos codes d'accès vous a été envoyé par mail.

Pas encore inscrit(e) ?

Inscrivez-vous pour accéder aux services de LaGazette.fr et à la gestion de vos Newsletters et Alertes.

M'inscrire gratuitement

Menu

Déjà inscrit(e) ?

Mot de passe oublié ?

Identifiant et/ou mot de passe non valides

Nous n’avons pas reconnu votre email, veuillez indiquer un email valide, utilisé lors de la création de votre compte.

Un message avec vos codes d'accès vous a été envoyé par mail.

Pas encore inscrit(e) ?

Inscrivez-vous pour accéder aux services de LaGazette.fr et à la gestion de vos Newsletters et Alertes.

M'inscrire gratuitement

Energie

Hydroélectricité : le rapport d’étape interroge la concurrence

Publié le 04/04/2013 • Par Claudine Farrugia-Tayar • dans : France

François Brottes, président de la commission des affaires économiques de l’Assemblée Nationale a audité le 3 avril 2013 Marie-Noëlle Battistel et Eric Straumann, les deux rapporteurs de la mission d’information sur l’hydroélectricité, lors d’un point d’étape. Le rapport définitif est attendu avant l’été.

C’est une vision très critique du cadre actuel du renouvellement des concessions du parc hydroélectrique français qui a été brossée par les rapporteurs, à travers des travaux qui ont fait l’objet d’une centaine d’auditions. Pourtant, comme l’a souligné François Brottes en préambule, «cette énergie hydraulique a vocation à constituer le cœur de la transition énergétique ». Et d’ores et déjà, « cinq difficultés majeures apparaissent », a expliqué Marie-Noëlle Battistel, qui imposent « la révision du cadre actuel du renouvellement des concessions ».

Distorsion de concurrence – En toile de fond, l’examen de l’ouverture à la concurrence chez nos voisins : « Plusieurs pays voisins d’où sont issus certains candidats à la reprise des concessions en France –Norvège, Suisse- n’ont pas ouvert la gestion de leurs propres parcs hydrauliques à la concurrence », ont pointé d’entrée de jeu les rapporteurs. Autre inquiétude, la question des emplois sur les territoires : « La mise en concurrence ferait perdre le contrôle de la production d’électricité la plus compétitive du mix énergétique national, et mettrait en cause la pérennité des industries électro-intensives sur le territoire (FerroPem, Rio Tinto Alcan, Alteo…) » s’inquiètent-ils.

Emplois menacés – Enfin, « la mise en concurrence prévue, qui envisage de séparer les ouvrages situés dans une même vallée entre plusieurs opérateurs, menacera l’optimisation de la production et sera source de nombreux contentieux ». En conséquence, les deux rapporteurs estiment que les destructions d’emplois apparaissent comme inévitables.

Petite hydroélectricité – Selon Marie-Noëlle Battistel, « la petite hydroélectricité est la grande oubliée des questions énergétiques. » De fait, les petites centrales, d’une puissance installée inférieure à 4,5 Megawatt, suscite une attente très forte des élus sur les territoires concernés (Adour-Garonne…). La petite hydroélectricité représente un potentiel brut de 10,6 TW/heure, dont 1,1 sur les ouvrages existants. Mais les évolutions législatives et réglementaires, en particulier la loi sur l’eau du 30 décembre 2006, imposent de nouvelles contraintes environnementales portant sur les continuités écologiques, et le classement des cours d’eau. Des dispositions qui « divisent par trois le potentiel de ces petites installations » déplore Marie-Noëlle Battistel. Cette dernière propose un assouplissement des mesures, qui passerait par un nouveau classement des cours d’eau, « chaque projet étant étudié au cas par cas, avec une étude d’impact systématique ».
Enfin l’équation économique de la petite hydroélectricité devrait également être repensée, à travers notamment une réflexion sur le basculement des tarifs d’achat, difficile pour les petits producteurs d’électricité, une disposition contenue dans la loi Nome.

Grands ouvrages – Eric Straumann a exposé la problématique des grands barrages, qui sont la propriété de l’Etat, 80% étant exploités par EDF, et 20% par la Compagnie Nationale du Rhône.
Lors de la future ouverture à la concurrence, trois critères devraient être pris en compte :

  1. les projets devront favoriser la modernisation des équipements, et assurer une meilleure productivité. 
  2. Ils devront garantir la protection des écosystèmes, 
  3. et maximiser le taux de la redevance, afin de constituer un signal fort. 

Reste que selon le rapporteur, « le maintien d’un parc intégré favoriserait de nouveaux emplois ». En revanche, une ouverture à la concurrence « sauvage » pourrait avoir d’autres conséquences : « EDF pourrait avoir à gérer des sureffectifs » s’inquiète Eric Straumann…

2 Réagir à cet article

Nos offres d'emploi

Plus de 1000 offres d'emploi !

TOUTES LES OFFRES D'EMPLOI

Aujourd'hui sur les clubs experts gazette

Nos services

Prépa concours

CAP

Évènements

Gazette

Formations

Gazette

Commentaires

Hydroélectricité : le rapport d’étape interroge la concurrence

Votre e-mail ne sera pas publié

a poisson

07/04/2013 08h10

Le Conseil d’Etat rappelle dans L’Eau et son Droit, 2010 :
Citation« On attend aussi beaucoup du progrès technique sur deux points : des turbines de nouvelle génération capables d’augmenter de 30 % le rendement des centrales existantes et des microcentrales mettant en œuvre de petites turbines, dont la production serait standardisée, sur de très faibles hauteurs de chute (2,5 m). Mais ces dernières suscitent de sérieux doutes quant à leur utilité : contribuant peu à la production finale et ne présentant aucun intérêt en termes d’effacement des pointes, elles seraient surtout promues par des petits producteurs indépendants, souvent installés en haute vallée et avides d’accéder à la rente découlant de l’obligation d’achat – à un tarif trop élevé selon certains – par EDF de l’électricité produite et dégraderaient un peu plus la morphologie des cours d’eau à rebours de la ligne directrice qui est désormais d’améliorer leur continuité. »

HYDRO OK

09/04/2013 09h09

Pour quelles raisons si l’hydroélectricité est juste bonne à offrir des rentes à des petits malins
que si peu de personnes ne le fait ?
Il faut d’abord investir beaucoup, se battre contre les préjugés contre l’administration , convaincre son banquier , beaucoup travailler , nettoyer les détritus dans la rivière, etc… et attendre que le remboursement des crédits soit terminé pour avoir une ‘rente »
Qui travaille pour rien ?
Dans ce pays, quelqu’un qui ose faire c’est un profiteur
Tout le monde n’a pas la « chance  » d’être fonctionnaire !!!!
Que chaque personne qui critique l’hydro ou autre activité montre ce qu’il est capable de faire
ensuite il aura le droit de critiquer
Pour votre information sachez qu’il faut investir plus de 1000 euros au kw pour bénéficier du pris EDF sinon c’est le marché à moitié prix.
Montrez nous ce que vous avez fait pour votre pays ( en non pas ce que’a fait votre pays pouir vous)
Hydroélectriquement votre

Commenter

Déjà inscrit(e) ?

Mot de passe oublié ?

Identifiant et/ou mot de passe non valides

Nous n’avons pas reconnu votre email, veuillez indiquer un email valide, utilisé lors de la création de votre compte.

Un message avec vos codes d'accès vous a été envoyé par mail.

Pas encore inscrit(e) ?

Inscrivez-vous pour accéder aux services de LaGazette.fr et à la gestion de vos Newsletters et Alertes.

M'inscrire gratuitement