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Prostitution

La possible abrogation du délit de racolage créé des remous parmi les associations

Publié le 25/03/2013 • Par avec l'AFP Hervé Jouanneau • dans : Actu prévention sécurité, France

Des associations favorables à l'abrogation du délit de racolage, ont dénoncé le 22 mars 2013 la proposition de loi sur le sujet qui doit être débattue le 28 mars au Sénat, qui selon elles "met à mal la construction d'une politique globale et abolitionniste". Une position vivement contestée par le syndicat du travail sexuel, qui appelle à un vote rapide du texte pour améliorer la situation sanitaire et sociale des prostituées.

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La loi pour la sécurité intérieure du 18 mars 2003 a pénalisé le racolage, actif et passif, en le punissant d’une peine maximale de 2 mois d’emprisonnement et de 3.750 euros d’amende. Elle avait pour objectif de diminuer les troubles à la tranquillité publique, tout en permettant à la police et à la gendarmerie de recueillir des informations sur les réseaux de proxénétisme.

La sénatrice EELV Esther Benbassa a déposé une proposition de loi qui sera débattue le 28 mars au Sénat pour supprimer la pénalisation du racolage qui « n’a aidé aucune personne prostituée, n’a protégé aucune victime de la traite et n’a pas permis d’arrêter plus de proxénètes », selon elle, mais les associations jugent cette démarche précipitée.

« Nos 53 associations de soutien aux personnes prostituées, de lutte contre les violences faites aux femmes et de promotion de l’égalité femmes/hommes sont toutes favorables à l’abrogation du délit de racolage », affirment dans un communiqué ces associations, réunies dans le Collectif « Abolition 2012 », qui réclame l’abolition de la prostitution et la pénalisation des clients.

L’abrogation seule ne règlera pas le problème – Mais elles dénoncent « la logique d’abrogation seule du délit de racolage proposée par la proposition de loi », qui « ne règlera aucunement la question de la précarisation des personnes prostituées ».

Elles soulignent que « la sénatrice ne cache nullement son engagement pour la reconnaissance du +travail sexuel+ et contre la pénalisation des clients, ni son soutien financier, sur sa réserve parlementaire, au STRASS », syndicat des travailleurs du sexe, qui milite pour le droit de se prostituer.

« La stratégie d’adoption précipitée d’une loi d’abrogation seule du délit de racolage révèle la volonté de mettre à mal la construction d’une politique globale et abolitionniste en France », affirment-elles.

Le Strass vent debout – La position du collectif est toutefois loin d’être partagée par le syndicat du travail sexuel (Strass), qui soutient les prostituées. « Ces associations, qui prétendent défendre les droits des femmes, trouvent cette abrogation « précipitée », et auraient préféré attendre la proposition d’une loi plus globale comprenant la pénalisation des clients. Cependant, alors que les travaux parlementaires sont toujours en cours, les putes, elles, tous les soirs, continuent de subir arrestations, humiliations, viols et expulsions. Cela dure aujourd’hui depuis dix ans. Lorsqu’elles parlent de « précipitation », les abolitionnistes montrent tout le mépris qu’elles ont pour la vie et l’intégrité de celles qu’elles prétendent protéger » dénonce un communiqué du Strass. 

« Depuis dix ans, les associations travaillant au quotidien avec les travailleuses du sexe – comme les associations de lutte contre le sida, le CNS, la CNCDH, le PNUD, Médecins du Monde, Le Planning Familial, ou encore plus récemment la LDH – démontrent régulièrement la responsabilité de cette loi dans la dégradation de la situation sociale et sanitaire des travailleurSEs du sexe » souligne cette organisation, qui réunit de nombreuses prostituées. « Stopper une violence faite aux femmes n’est jamais une décision “précipitée” : l‘abrogation du délit de racolage est urgente ! » conclut-elle.

Esther Benbassa avait déposé une première proposition de loi en novembre 2012, avant de la retirer « à la demande du gouvernement, souhaitant mettre en chantier un projet de loi global sur la prostitution et l’achat de services sexuels ». Mais « le projet gouvernemental tardant à venir », la sénatrice a reproposé un texte pour « répondre sans délai à une véritable urgence ».

La commission des Lois du Sénat a adopté mercredi 20 mars le texte, « à une très forte majorité » par la gauche, mais aussi par une partie des sénateurs de droite présents.

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