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Handicap

L’assistance sexuelle pour les personnes handicapées attise de nouveau les passions dans l’Essonne

Publié le 22/03/2013 • Par Mayore Lila-Damji • dans : Régions

En annonçant vouloir inscrire le statut d’assistant sexuel au schéma départemental en faveur des personnes handicapées, qui sera voté lundi 25 mars 2013, le président (PS) du conseil général de l’Essonne, Jérôme Guedj, a lancé un nouveau pavé dans la mare. Une décision "pour le principe" cependant, car selon l’entourage du président du conseil général, ce statut « a très peu de chance d’être voté » vu le nombre de « réticences dans la majorité départementale ».

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L’idée de l’élu d’engager une réflexion « nationale » sur la vie affective et sexuelle des personnes handicapées a provoqué de vives réactions, notamment celle de la députée (PS) de l’Essonne, Maud Olivier, qui y voit une « forme de prostitution ». Quant à la ministre déléguée aux Personnes handicapées, Marie-Arlette Carlotti, elle s’est dite « pas trop favorable à titre personnel », mais elle considère que « l’ouverture d’un débat était une question légitime ».

Prostitution, éveil à la sexualité, ou rééducation sexuelle ? – Assimilée à la prostitution par ses détracteurs dont le Comité consultatif nation d’éthique (CCNE), qui a rendu un avis défavorable sur le sujet, l’assistance sexuelle s’apparente davantage, selon Jérôme Guedj et l’Association des paralysés de France (APF), « à l’éveil sur la sexualité ». « Comme il n’y a pas encore de robots masturbateurs pour les personnes lourdement handicapées, l’intervention d’un tiers est nécessaire. On est donc dans le cadre de l’assistance sexuelle », explique le cabinet de Jérôme Guedj.

Même son de cloche du côté de la vice-présidente de l’Association des paralysés de France APF, Pascale Ribes qui estime que « l’assistance sexuelle peut permettre aux personnes handicapées de se masturber avec des sex toys. C’est une forme d’acte de rééducation sexuelle ».

Des pratiques limitées et définies – La position de l’APF, qui milite depuis 2007 pour le statut d’assistant sexuel, reflète cette demande des personnes handicapées « qui ne date pas d’aujourd’hui. Elle existe depuis la nuit des temps. Les personnes en situation de handicap, on le découvre aujourd’hui, sont des êtres humains sexués », déplore Pascale Ribes.

Elle pointe deux différences entre l’assistance sexuelle et la prostitution. Première nuance : « l’assistant sexuel est là pour aider à l’acte. Il n’est pas pour missions d’effectuer des pénétrations ».

Deuxième différence : « l’assistance sexuelle permet d’expérimenter sa propre sexualité, de retrouver confiance en soi, de reconnecter avec son propre corps. Le nombre de séances est également limité, on n’est pas dans un rapport client-prestataire. Dans les pays où existe le métier d’assistant sexuel, il y a entre 8 et 12 séances ».

Des séances limitées, ce qui évite un éventuel attachement des personnes handicapées aux aidants sexuels. A 100 euros la séance en Suisse, les services d’un ou d’une assistant(e)s sexuel(le)s ne sont pas accessibles à toutes les personnes handicapées.

Nécessité de formation – Derrière le débat sur l’assistance sexuelle se cache un terrain à défricher. Les questions de financement du statut d’assistant sexuel, de la formation des soignants, des éventuels recrutements restent sans réponse. « On est sur chantier totalement vierge », admet le conseil général de l’Essonne.

« Il faudra naturellement ouvrir un cadre de formation » pour les soignants reconnaît l’entourage de Jérôme Guedj. Les soignants qui sont souvent en contact avec les handicapé(e)s « intègreront les missions d’assistants sexuels dans leur tâche quotidienne ».

Un modèle calqué sur celui d’Israël où « ce besoin est pris en compte par le personnel médical et paramédical, souligne Pascale Ribes. Mais on ne souhaite pas que ce soit les mêmes personnes qui prodiguent des soins et aident les personnes handicapées à assurer les gestes d’assistance sexuelle ».

Malgré les bonnes intentions de l’APF et du conseil général de l’Essonne, en France l’assistance sexuelle, qui reste un tabou, ne verra pas le jour demain. Contrairement au Royaume-Uni, les Etats-Unis, la Suisse ou l’Allemagne, en France l’assistance sexuelle destinée aux personnes en situation de handicap tombe sous le coup des articles 225-5 à 225-12 du Code pénal qui assimilent à du proxénétisme «le fait par quiconque, de quelque manière que ce soit, de faire office d’intermédiaire entre deux personnes dont l’une se livre à la prostitution et l’autre exploite ou rémunère la prostitution d’autrui ».

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