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Eau et assainissement : les régies veulent peser dans le débat

Publié le 22/03/2013 • Par Laurence Madoui • dans : France

Au même titre que leurs collègues du secteur privé, les gestionnaires publics revendiquent un siège dans toutes les instances débattant de politiques d’eau et d’assainissement. Et veulent convaincre que la modernité et l’efficacité sont de leur côté.

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Au Salon des maires et des collectivités locales, les stands des majors de l’eau en imposent : Paul Raoult, président de France eau publique (FEP), n’est alors pas loin de jalouser la « grande visibilité des grands groupes », quand les gestionnaires publics peinent à être repérés.
L’association, qui regroupe une trentaine de régies d’eau et d’assainissement, entend à son tour être identifiée par les pouvoirs publics et les acteurs locaux comme un interlocuteur naturel, a expliqué son président lors d’une conférence de presse, vendredi 22 mars 2013 à Paris.

« J’ai eu du mal à trouver une toute petite place au Comité national de l’eau, où les acteurs privés sont bien présents, relate le président de Noreade, régie d’eau et d’assainissement à cheval sur le Nord, le Pas-de-Calais, la Somme et l’Aisne. Même chose au comité de bassin Artois-Picardie. Au plan institutionnel, il doit automatiquement y avoir une place pour les régies, comme il y en a pour les délégataires », poursuit le sénateur (PS) du Nord.

Gain de parts de marché pour la gestion directe – La fédération veut donc porter la voix de la gestion publique dans les diverses instances, nationales et territoriales, débattant des politiques d’eau et d’assainissement.
Créée en 2009 par 13 collectivités, elle est enhardie dans ses revendications par les récentes conversions de collectivités de taille (Brest, Rennes, Nice). « La délégation de service public (DSP) perd des parts de marché, affirme Anne Le Strat, adjointe (apparentée PS) au maire de Paris en charge de l’eau. La DSP doit desservir aujourd’hui environ 65 % de la population, soit en gros 10 points de moins qu’il y a dix ans. »

Avec la récente annonce par la Métropole de Nice d’un passage en régie en 2015, les promoteurs d’une gestion 100 % publique peuvent proclamer que la question dépasse le clivage droite-gauche.

« La communauté urbaine de Lyon, dirigée par un socialiste, a fait le choix de rester en DSP quand la métropole de Nice, présidée par élu UMP, évolue vers la régie, note Anne Le Strat. En prônant d’ailleurs les mêmes valeurs que celles que nous défendions quelques années plus tôt dans la capitale, souligne la présidente d’Eau de Paris. C’est bien la preuve que la régie ne relève pas d’un choix partisan mais politique, au sens noble du terme. »

L’électrochoc de Paris – Pour la FEP, la conquête de terrain par les régies est un mouvement de fond. « Nous avons vécu depuis trente ans dans une ambiance néo-libérale où l’on pensait que le privé, par définition, fonctionnait mieux, considère Paul Raoult. La remunicipalisation de l’eau à Paris, où la régie est entrée en service en 2010, a été un électrochoc pour beaucoup d’élus qui n’auraient jamais imaginé qu’un tel scénario soit réalisable. Il y a dix ans, la régie avait un côté ringard, associé à une gestion à la petite semaine dans les zones rurales. Aujourd’hui, la question d’une gestion directe est d’actualité dans toutes les grandes agglomérations. A Lille, tous les groupes s’interrogent sur cette option », témoigne l’élu du Nord.

L’emploi dans les régies : petites précisions entre amis

Il faut combattre les idées reçues sur la régie, « y compris chez des élus intelligents et de la même famille politique que moi », remarque Paul Raoult. Le sénateur (PS) vise le sénateur-maire de Lyon, qui a écarté, fin 2012, un passage en régie. Gérard Collomb expliquait notamment ne pas vouloir reprendre les 371 salariés de Veolia en poste qui, selon lui, auraient été engagés « pour la vie » par la Communauté urbaine en devenant fonctionnaires territoriaux. « Comme si être agent d’une collectivité était une tare ! » raille Paul Raoult. Avant de corriger son collègue : « Dans les régies dotées de l’autonomie financière, le personnel recruté est de statut privé ».

Les régies mettent par ailleurs en avant leur pouvoir d’attraction sur les profils de haut niveau. A Eau de Paris, la direction de la distribution est confiée à un ancien salarié d’une major des services urbains. La régie reçoit régulièrement « des candidatures de salariés de grands groupes privés, qui se détournent d’entreprises dominées par la culture financière, observe sa présidente Anne Le Strat. La culture industrielle est aujourd’hui dans les régies ».

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