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DOSSIER : Open Data et réutilisation des données publiques : des promesses vertigineuses
Dossier publié à l'adresse https://www.lagazettedescommunes.com/158040/%c2%ab-les-collectivites-premieres-beneficiaires-de-l%e2%80%99open-data-%c2%bb-claire-gallon-libertic/

« Les collectivités, premières bénéficiaires de l’open data » – Claire Gallon, LiberTIC
Frédéric Ville | Dossiers d'actualité | Publié le 21/01/2013 | Mis à jour le 08/03/2013

Selon Claire Gallon, de l’association LiberTIC, en ouvrant leurs données, les collectivités améliorent notamment le fonctionnement de leurs services.

L’open data est utile aux développeurs, chercheurs, journalistes ou citoyens, mais aussi aux collectivités. Expliquez-nous.

Les collectivités sont les premières bénéficiaires de l’open data. C’est un outil de décloisonnement des services publics et d’amélioration des bases de données. Il favorise, de plus, l’innovation et le dialogue avec les acteurs extérieurs. C’est également un moyen de se mettre en conformité avec la loi du 17 juillet 1978 pour l’amélioration des relations entre l’administration et le public, texte qui impose de disposer d’un répertoire de données publiques (1) [1] auxquelles les citoyens peuvent accéder. Désormais, ces derniers peuvent exercer ce droit facilement.

L’ouverture des données permet par ailleurs un meilleur fonctionnement des services…

Oui, des collectivités nous expliquent qu’elles ont ainsi mieux appréhendé leurs données. Rennes a découvert que sa base relative aux stations de vélo en libre service n’était pas à jour, les corrections des projets d’implantation n’ayant pas été intégrées.

Par ailleurs, ouvrir ses données peut permettre de rationaliser son système informatique, évitant ainsi que les données ne soient éparpillées. Dans certains cas, cela évite à différents services de tenir à jour les mêmes données ; dans d’autres cas, un service en trouve… qu’il ignorait être détenues par un autre service.

Enfin, les collectivités renverront de plus en plus souvent les citoyens demandeurs d’informations aux bases de données ouvertes. Au final, on aboutira donc, par ricochet, à des gains de temps et à des économies budgétaires. Rappelons que, en Grande-Bretagne, l’open data s’est développé à cette fin dans les collectivités.

Peut-on imaginer que, d’externes, les portails deviennent internes, eu égard à leur qualité ?

Les administrations anglo-saxones semblent développer plus rapidement une culture de la donnée en interne. In fine, les bases deviennent des outils décisionnels. A ce titre, force est constater que certaines villes françaises engagées dans des projets de « smart cities », ou villes intelligentes (2) [2], ont malgré tout très peu de données à elles et de qualité. Il leur faut travailler à l’appropriation et à la qualification.

Certaines collectivités, comme le conseil général de Saône-et-Loire, ont commencé : les outils de visualisation de la plateforme sont ainsi utilisés par les agents qui n’en possédaient pas.

Libérer ses données, c’est également communiquer…

Les premières collectivités à avoir mis en place des plateformes (Rennes, Paris, Montpellier, Nantes) en ont tiré un grand bénéfice. A l’occasion de l’ouverture de ses données, Nantes expliquait n’avoir jamais été autant sollicité par les journalistes et les autres collectivités. L’open data est un véritable projet de communication dont l’intérêt est de développer des services et de mettre la donnée au cœur des territoires.