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Open data : le service public augmenté – 1. Cap sur la réutilisation

Publié le 21/01/2013 • Par Frédéric Ville • dans : Dossiers d'actualité

La réutilisation économique des données ouvertes n’est pas rentable aujourd’hui. Peut-elle le devenir, et à quelles conditions? Les avis sont partagés. La réutilisation citoyenne, boostée par des associations, est quant à elle en forte progression.

Les réutilisations de données ouvertes à des fins économiques sont à ce jour marginales. « Le modèle économique reste à construire, reconnaît Jean-Pierre Bailly, directeur des ressources numériques de Nantes métropole. L’open data sert surtout à certains développeurs ou sociétés, pour promouvoir leur savoir-faire. »

Jean-Marie Bourgogne, directeur du programme « Montpellier territoire numérique », cite des applications orientant l’achat immobilier en fonction du profil de l’acquéreur et d’autres utilisant le trafic aux feux pour des annonceurs publicitaires.

Accompagner les acteurs – Selon Claire Gallon, de l’association Libertic, la réutilisation économique reste cloisonnée par territoire et entravée par des difficultés de comparaison, la standardisation des données (licences, formats, contenus) étant insuffisante. Mais les promoteurs de l’open data entendent favoriser la réutilisation en accompagnant les acteurs.
Ainsi, la Fing réunira cette année des citoyens, entreprises, associations, acteurs publics… au sein d’« infolabs » afin de discuter outils et méthodologie.

Pour Sébastien Dugué, de l’agence Clever Age, « si la question des licences est importante, celle des formats joue à la marge ».

Mais Claire Gallon pointe également l’inégale qualité des données. Rendre celles-ci partiellement payantes est l’une des solutions envisagées par le Grand Lyon pour en améliorer la qualité.
Enfin, la quantité de données demeure insuffisante. « Mais il vaut mieux publier dès maintenant que d’attendre des données parfaites. Les utilisateurs font progresser le système », estime Claire Gallon.

Les « hackathons » constituent une autre forme de mobilisation des acteurs. Ils réunissent designers, datajournalistes, développeurs et associations en vue de créer, en mode collaboratif et à partir de données ouvertes, des applications. Des appels à projets ou concours initiés par les collectivités servent le même but.

Afin d’éviter la dispersion des efforts, Jean-Marie Bourgogne préconise « des applications nationales développées dans le cadre d’appels à projets nationaux, du collectif Open data France ou d’une association, à doter de fonds communs. Cela facilitera l’interopérabilité ».

Du côté des citoyens, « l’open data reste trop aux mains des geeks », concède Charles Népote, chef de projet à la Fing. L’ergonomie des sites, les outils de visualisation et, surtout, une animation régulière favoriseront l’appropriation par le plus grand nombre.

Déjà, certains services difficiles à rendre par la collectivité (car les données appartiennent à plusieurs institutions) deviennent associatifs, comme le calcul d’itinéraires Handimap à Rennes, dupliqué lors d’un appel à projets pour Montpellier par la même association rennaise. Citoyens, associations, journalistes poussent ici ou là pour élargir l’éventail des données mises à disposition, notamment en matière de finances locales.

Démocratie et transparence – Comme le modèle économique de la réutilisation commerciale reste à inventer, « les élus ne visent plus, à travers l’open data, seulement ou essentiellement le développement de services comme au début, mais au moins autant la démocratie et la transparence », estime Jean-Marie Bourgogne. Un changement de stratégie important.

« Il n’est pas aisé de rentabiliser des données à l’échelle d’une agglomération »

Sébastien Dugué, responsable du cabinet de conseil et intégrateur Clever Age, à Bordeaux

Comment vous êtes-vous impliqué dans l’open data ?

En recherche d’emploi en 2009-10, j’ai réalisé deux applications (web et mobile) sur l’agglomération bordelaise, l’une pour les tramways et bus, l’autre pour les vélos en libre service, que j’ai reproduites à Rennes. Je souhaitais faciliter les déplacements. Ce travail m’a permis d’obtenir mon emploi actuel. Je continue, sur mon temps libre, d’améliorer l’application bordelaise. Cela me sert professionnellement.

Des collectivités croient en un modèle économique possible de la réutilisation…

Pas moi. Leurs données, tels les horaires de bus, sont souvent déjà disponibles gratuitement, les gens sont donc réticents à payer, même sous forme d’applications, qui sont d’ailleurs de plus en plus souvent gratuites. En outre, dupliquer les applications sur différents territoires n’est pas si simple : il faut une connaissance physique des transports. L’uniformisation des formats de données joue à la marge.
Rentabiliser des données à l’échelle d’une agglomération n’est donc pas aisé. Apple m’a reversé 750 euros en deux ans pour mes applications bordelaises, à comparer au coût de développement de ce type d’application par une société : 10 000 à 20 000 euros au minimum. De plus, le contexte juridique (lié aux licences) est compliqué. Au final, construire un « business model » est dangereux, mais intégrer l’open data dans des applications plus larges (enrichir une cartographie, par exemple) est judicieux.

Cet article fait partie du Dossier

Open Data et réutilisation des données publiques : des promesses vertigineuses

Sommaire du dossier

  1. Ce qu’il faut retenir du projet de loi pour une République numérique
  2. Open data et collectivités : qui fait quoi, et comment ?
  3. Open data : « Le mouvement qui s’enclenche est inéluctable » – Axelle Lemaire
  4. « L’opendata est avant tout un projet organisationnel » – Laurence Comparat
  5. Mobilité : l’échange de données est-il gagnant-gagnant ?
  6. « Voir les données comme une infrastructure est un enjeu majeur de souveraineté » – Henri Verdier
  7. Une interco pionnière dans l’ouverture des données
  8. “L’open data par défaut ne pourra pas se faire sans médiation numérique” – Samuel Goëta
  9. Révision à la baisse de l’opendata dans les collectivités locales
  10. Open data, un nouvel élan pour le tourisme
  11. Libre accès aux données publiques : comment mettre en œuvre les nouvelles obligations
  12. Open data : comment réussir l’ouverture de ses données publiques
  13. En Nouvelle Aquitaine, l’observatoire Nafu affûte la connaissance du foncier grâce aux données publiques
  14. « L’open data ne devrait être qu’une des modalités d’ouverture des données publiques »
  15. Open data : l’Occitanie est un territoire-pilote
  16. Rennes construit le « service public métropolitain de la donnée »
  17. Quand les agences d’urbanisme se saisissent de l’open data
  18. Coopération public – privé et données : comment et pourquoi les collectivités doivent reprendre la main
  19. Le décret sur les données de référence, nouvelle pierre pour la généralisation de l’opendata
  20. Projet de loi Valter : un (tout) petit pas pour l’opendata
  21. Réutilisation des données publiques : des promesses vertigineuses
  22. L’open data, atout maître dans la course aux économies ?
  23. L’ouverture des données publiques en France reste perfectible
  24. Mobilités : les collectivités se rapprochent d’Uber, Waze et Blablacar
  25. La métropole, « bonne échelle pour développer le service public local de la donnée »
  26. Le fouillis des licences open data s’éclaircit [Fiche pratique]
  27. “Les données d’autorité restent un instrument de souveraineté”- Pascal Berteaud, DG de l’IGN
  28. Open data : le service public augmenté – Des données ouvertes de plus en plus cadrées
  29. Données publiques : une nouvelle économie des services publics en débat
  30. Les acteurs publics, gros acheteurs des données… publiques
  31. OaklandOpenBudget ou quand les citoyens se saisissent de l’Open Data
  32. Open data : quels coûts pour les collectivités territoriales
  33. Open data : le service public augmenté – 1. Cap sur la réutilisation
  34. Open data : le service public augmenté – 3. Des territoires riches de données
  35. Open data : le service public augmenté – 2. L’atout de la mutualisation
  36. L’open data, véritable voie de modernisation pour les administrations
  37. Open data et tourisme : un potentiel qui reste à transformer
  38. « Les collectivités, premières bénéficiaires de l’open data » – Claire Gallon, LiberTIC
  39. Open data : la transparence démocratique demeure virtuelle
  40. La FING, partenaire et centre de ressources
  41. Une évaluation sans concession mais lucide de l’open data en Loire-Atlantique
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