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Alcool

L’alcool et les jeunes, une affaire de prévention

Publié le 09/04/2013 • Par Yvan Brax • dans : Dossiers prévention-sécurité

Alcool_
D.R.
Si les jeunes boivent moins qu'avant, leurs méthodes d'alcoolisation sont plus dangereuses. Ainsi, depuis quelques années est apparu le phénomène du binge drinking. Cette manière de s'alcooliser est devenue une réelle préoccupation pour les collectivités, qui essayent d'y remédier.

Depuis quelques années, une nouvelle pratique est apparue chez les jeunes : le « binge drinking ». Originaire de Grande-Bretagne, elle consiste à boire beaucoup, de préférence des alcools forts, en un laps de temps très court.
Cette pratique, très dangereuse, peut entraîner des complications médicales graves (coma éthylique, troubles respiratoires, atteintes neurologiques, parfois même le décès). Elle se déroule fréquemment dans les soirées étudiantes, ou organisées par les associations d’élèves dans les établissements d’enseignement supérieur.

Un autre phénomène est également apparu en France, en 2010 : les « apéros Facebook ». Organisés via le réseau social, les jeunes se rassemblaient dans les grandes villes pour boire en fin d’après-midi. Le 12 mai 2010, lors d’un de ces événements à Nantes, un jeune homme est mort noyé. Il avait 2,4 grammes d’alcool dans le sang.
Toutefois, apparus subitement, ils ont disparu tout aussi rapidement, en partie après l’accident de Nantes, villes et préfectures s’étant mobilisés pour encadrer ces rassemblements.

Cependant, l’alcool reste une cause importante de mortalité prématurée, puisqu’il est responsable de 22% (près d’un sur quatre) des décès chez les jeunes entre 15 et 34 ans, selon une récente étude.
Le 22 mars, la Société française d’alcoologie (SFA) a publié un rapport statuant que 400 000 hospitalisations en 2012 étaient dues à l’alcool, un bond de 30% en trois ans. Cela en fait la première cause d’hospitalisation en France, deux fois plus que pour un diabète ou des maladies cardiovasculaires. De plus, les séjours courts, de moins de deux jours et qui concernent les gens très fortement alcoolisés, sont en augmentation de 80% et concernent de plus en plus les jeunes et les femmes.

D’après un rapport remis à la Commission des Lois du Sénat par André Reichardt (UMP) et Corinne Bouchoux (EE-LV) en octobre 2012, l’arsenal juridique quant à la prévention de l’alcoolisation des jeunes est suffisant, notamment au niveau local.
Les moyens sont connus : le maire, ou le préfet en cas de « carence » du premier, peut réprimer les « atteintes à la tranquillité publique » et, le cas échéant, prendre « un arrêté interdisant les manifestations festives » et « la vente d’alcool à emporter », ou du moins la limiter.

Deux moyens : l’obligation et la concertation – Plusieurs grandes villes de France ont décidé de mettre en application cette dernière mesure.
A Bordeaux, après la mort par noyade de cinq étudiants fortement alcoolisés dans la Garonne en 2011 et 2012, la mairie et la préfecture ont décidé d’agir afin de faire appliquer strictement l’interdiction de la vente d’alcool après minuit ou aux mineurs.

Dans la capitale girondine, « le plan d’action tient sur deux jambes : la prévention et la répression »,  explique Jean-Louis David, maire adjoint chargé de la police municipale, de la politique de proximité et de l’occupation du domaine public.
Du côté de la prévention, en association avec l’ANPAA, la mairie a monté le dispositif des Tendances alternatives festives (TAF).
Tous les jeudi, vendredi et samedi soirs, ce sont des jeunes encadrés par des membres de l’association qui vont « au devant des jeunes ». « Ils leur portent aide et assistance si besoin », en cas d’alcoolémie avancée la plupart du temps. « Le dispositif est également soutenu par la participation du syndicat de la restauration de Bordeaux », ajoute l’élu.

La police municipale mobilise, elle, les « hibous », des patrouilles de nuit qui « déambulent en ville ». Leur mission : « parler avec les jeunes » pour leur faire éviter les excès.

De plus, la brigade fluviale mise en place au moment des drames a été pérennisée, début 2013, par le ministère de l’Intérieur qui la finance. Selon un bilan du ministère, « depuis que le dispositif existe, 17 personnes ont été repêchées » dans la Garonne.
Des bouées ont également été placées sur les quais, au cas où la brigade ne serait pas encore arrivée, et la vidéoprotection a été renforcée, avec l’ajout de sept caméras sur les deux rives.

« Faisons la fête, mais faisons-la bien » – Plus drastique, la mairie de Poitiers  a interdit par arrêté, le 24 mai 2012, la vente d’alcool à emporter entre 21 heures et 8 heures du matin.
Alain Claeys, le maire de la ville, avait déclaré réagir à une situation qui s’aggravait : « Il y a beaucoup de jeunes qui arrivent en semi-coma » dans les hôpitaux de la ville.

Mais la ville a elle aussi su combiner répression et prévention. En partenariat avec la mairie et la communauté d’agglomération du Grand Poitiers, l’ADSEA 86 a mis en place, dans le cadre de son action Ekinox, le dispositif Funambule.
Une trentaine de jeudis par an et lors des festivals, des jeunes volontaires vont à la rencontre des fêtards pour leur parler des risques d’un abus d’alcool. Ils distribuent notamment des éthylotests aux jeunes.

« Faisons la fête, mais faisons-la bien », sourit Florent Gaillard, coordinateur du dispositif Ekinox. Selon lui, « la prévention complète la répression », elle permet une « prise de conscience » de la part des jeunes. Il voit chez eux « un état d’esprit » responsable qui « s’installe » : « des étudiants nous disent que Funambule les a fait réfléchir ».

Avec les professionnels de la nuit du Grand Poitiers, l’association a mis en place un autre dispositif qui permet de lutter contre l’alcool au volant : « le taxi à un euro dans toute l’agglomération », et ce « jusqu’à 5 heures du matin ».
Florent Gaillard explique que « cela a évidemment un coût pour les taxis et les boîtes de nuits et bars, mais c’est un investissement utile ». Ce dispositif n’est toutefois activé que quelques nuits par an.

Formation des personnels des clubs – A Paris, le dispositif Fêtez Clairs, initié par la mairie de Paris, le Forum français pour la sécurité urbaine, la préfecture de la capitale et la Mission de prévention des toxicomanies, s’occupe de nombreux aspects de la vie nocturne.
En plus d’établir des stands de prévention et d’aide aux personnes en cas de malaise ou d’autres maux dus à l’alcool, ses bénévoles forment les personnels des clubs et bars avec lesquels ils sont associés.
Ils sont également présents chaque année lors de la Techno Parade, où l’alcoolisation excessive des jeunes est devenue monnaie courante, afin de parler avec eux.
Les stands du dispositif peuvent être postés non seulement dans les bars et clubs associés, mais aussi dans les quartiers où les jeunes sortent beaucoup.

Charte de bonne conduite – De son côté, la ville d’Orléans a mis en place en janvier 2013, après des négociations avec la Fédération nationale de l’épicerie, une « charte de bonne conduite » de la vente d’alcool, une première en France.
Les 15 épiciers signataires sont autorisés à vendre des boissons alcoolisées jusqu’à minuit. Mais les deux professionnels réfractaires, eux, en ont l’interdiction dès 21 heures.

En plus des rappels à la loi (interdiction de vente à des mineurs, à des personnes en état d’ébriété, etc.), cette charte impose certaines contraintes, comme ne pas déboucher les bouteilles sur place, l’obligation de les mettre sous clef et de suivre des formations adaptées.

Le député-maire (UMP) de Nice, Christian Estrosi, a quant à lui décidé de mettre en place une mesure radicale. Le 22 mars 2012, il a signé un arrêté stipulant que la consommation d’alcool était interdite entre 20 heures et 5 heures du matin sur les plages, la voie publique et les squares du centre-ville.
Contactée, la mairie de Nice nous a informé qu’aucune autre mesure n’avait été prise depuis, tant au niveau préventif qu’au niveau répressif.

L’accent sur la prévention – Dans leur rapport sénatorial, M. Reichardt et Mme Bouchoux insistent sur le fait que la répression ne suffit pas. Il faut maintenant mettre l’accent sur la prévention. Ils citent en exemple la ville de Rennes, qui a créé plusieurs initiatives afin d’endiguer le phénomène.

Avec la « Nuit des 4 Jeudis« , la municipalité a mis en place, quatre jeudis par mois, « des soirées alternatives », « centrées autour d’activités sportives ou d’équipements culturels ». Ces manifestations sont gratuites et totalement dépourvues d’alcool.

En 2008 a été lancée l’opération « Noz’ambule » : des jeunes sont présents en soirée pour diffuser, lors des soirées, un message de prévention.
En 2012, le Centre d’information régional sur les drogues et les dépendances (CIRDD) de Bretagne a publié une évaluation sur le dispositif, à la demande du ministère de la Jeunesse.
Il en ressort que Noz’ambule a un impact positif sur les jeunes rennais. 60% des jeunes interrogés connaissent le dispositif et 80% d’entre eux sont satisfaits de sa présence dans la rue.
La distribution de matériel de prévention – préservatifs et éthylotests notamment – retient particulièrement leur attention, ainsi que les messages positifs et répétés. Le message qui a été le mieux retenu est la nécessité de s’hydrater pour limiter les effets négatifs de l’alcool sur le corps.

Toutefois, le rapport pointe l’absence de priorités du dispositif et le manque de précision de ses objectifs. Il déplore également le manque de contact avec les équipes de terrain, comme les forces de l’ordre ou le SDIS. Une meilleure connaissance des actions des uns et des autres rendrait alors les actions plus efficaces.

Glenn Jegou, conseiller municipal délégué à la jeunesse, affirme qu’une prévention efficace passe par « la multiplication des dispositifs », qui doivent être « maintenus dans le temps ». Il ajoute que ces dispositifs forment « une soupape avant le recours à la police et au SAMU ».

Les expériences des communes luttant contre l’alcoolémie festive des jeunes montrent que le volet répressif ne peut, à lui seul, limiter les excès. C’est donc au volet « prévention », en amont, d’éviter les débordements. Et en la matière, les dispositifs, pour variés qu’ils soient, reposent tous sur les mêmes démarches d’information, d’éducation et d’assistance, sur les lieux de fêtes eux-mêmes.

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Commentaires

L’alcool et les jeunes, une affaire de prévention

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Guillaume Contival

26/12/2013 05h48

Bonjour,
Je suis le réalisateur d’un court-métrage professionnel sur la thématique des excès de consommation d’alcool chez les adolescents.
A ce titre, je me permets de vous contacter afin de vous proposer un lien vers ce support de prévention et de sensibilisation trouvant une réelle efficacité auprès des jeunes auquel il est présenté notamment.
Ce projet, initialement écrit et réalisé par des jeunes, est soutenu par de nombreuses structures cinématographiques professionnelles ainsi que des organismes de jeunesse.
Réalisé avec beaucoup de passion et d’intérêt, à la fois pour le 7e art que pour le sujet traité si important à mes yeux, ce serait un très grand plaisir pour moi et une belle initiative pour les yeux de vos internautes que de le présenter sur votre site.
Je prends contact avec vous aujourd’hui car, suite à des projections en établissements scolaires, salles de cinéma et festivals, le film n’est en ligne que depuis 24h. De plus, la période me semble extrêmement approprié à une sensibilisation des gens aux dangers des pratiques excessives de consommation d’alcool.
Voici le lien vers le court-métrage : http://www.dailymotion.com/video/x18cz22_la-derniere-disparition-realise-par-guillaume-contival_shortfilms?start=1
Tenant à vous remercier par avance pour l’attention que vous porterez à ma demande,
N’hésitez pas à me téléphoner ou à cliquer ICI pour davantage d’informations,
Sincères heureuses fêtes de fin d’année à vous !
Bien cordialement,

– –
Guillaume Contival
Réalisateur du film « La dernière disparition »
Co-Responsable de SO FILMS INDEPENDANTS
www.sofilms.net
guillaume.teamto[email protected]
—————————
SO FILMS INDEPENDANTS
48 rue St Guilhem
34000 Montpellier
SIREN 519 852 693 00018
APE 5911C

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