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Intercommunalité

« Le gouvernement doit entendre la société civile pour élaborer un projet métropolitain efficace »

Publié le 27/02/2013 • Par Paul Molga • dans : Régions

Astrophysicien, ancien président du pôle de compétitivité Optitec et aujourd’hui président du conseil de développement de la communauté urbaine Marseille-Provence-Métropole, Jacques Boulesteix défend une organisation démocratique et citoyenne pour la future métropole. Sa pétition a recueilli plus de 1 500 signatures de renoms.

Votre « manifeste métropolitain », publié avec le sociologue Jean Viard en novembre 2012, appelle à une meilleure considération de la société civile dans l’écriture du projet de loi sur la métropole marseillaise.
Selon vous, la voix du peuple a-t-elle été entendue ?

Je crains que non. La population s’attend à un projet simple, clair, compréhensible, qui crée de nouvelles ambitions, de nouveaux comportements locaux et qui améliore sensiblement et rapidement l’offre de transports, l’emploi et la qualité de vie.

Au lieu de ça, la cuisine politique a pris le pas sur le projet lui-même et l’idée métropolitaine s’enfonce dans le flou et les embrouilles locales qui risquent d’accoucher d’une véritable usine à gaz.

Plutôt que de réduire le nombre d’échelons, la ministre a proposé la création de conseils de territoire apparemment calqués sur le périmètre des intercommunalités actuelles. C’est non seulement coûteux, mais également contreproductif car ces périmètres sont intrinsèquement porteurs d’anomalies et n’ont de ce fait pas acquis de vraie légitimité aux yeux des citoyens.

Par exemple, la commune de Saint-Martin-de-Crau est la plateforme logistique du port de Fos mais elle ne fait pas partie du Syndicat de l’Agglomération nouvelle qui concerne ses activités. On nous propose de repartir sur les mêmes bases. Comment discuter de projets communs dans ces conditions ?

Quelles seraient selon vous les conditions optimales de fonctionnement de cette métropole ?

La question se résume en un seul objectif : il faut une organisation qui lance enfin une dynamique de développement. Il ne s’agit pas d’un simple aménagement de pouvoir entre les communes et une structure à l’échelle métropolitaine.

Le projet gouvernemental subordonne l’intercommunalité aux maires. Je plaide a contrario pour une élection au suffrage direct, car tant que la métropole sera assujettie aux communes, l’intérêt particulier prévaudra sur l’intérêt général, les grandes ambitions seront occultées par les combines politiques locales et il n’y aura pas de place pour de vrais débats.

C’est là un point essentiel dans la construction de la métropole et c’est une exigence démocratique essentielle : aujourd’hui, la plupart des maires du département sont élus par des électeurs qui ne travaillent pas dans leur commune.
Jean Viard appelle cela la démocratie du sommeil. Il faut en sortir si on veut impulser une dynamique de projets sur ce territoire.

Comment pensez-vous qu’il faille répartir les compétences entre les communes, la métropole et les autres collectivités ?

Si on veut apporter des solutions à des problèmes concrets, il ne faut pas plus de deux niveaux de décision. La métropole doit avoir des compétences stratégiques négociées avec le département et la région : les transports, le développement économique, le développement durable, l’université et la recherche, l’aménagement.

Parallèlement, il faut renforcer la démocratie de proximité. Les communes devraient avoir sur ces thèmes la compétence de proximité correspondante pour traduire les décisions au niveau local.

En revanche, le droit du sol doit être enlevé aux maires car il laisse la porte ouverte aux petits arrangements et aux anomalies stratégiques. Un plan local d’urbanisme doit être discuté à l’échelle de tout le territoire si on veut y mettre de la cohérence métropolitaine, même s’il doit être élaboré au plus près des préoccupations locales à travers des PLU intermédiaires.

On évitera ainsi les situations de blocage qui empêchent à des équipements structurants d’aboutir. Par exemple : parce qu’il traverse trois intercommunalités qui n’ont pas réussi à s’entendre, l’aéroport Marseille-Provence n’est toujours pas desservi pas une liaison ferroviaire rapide.

Quel doit être le rôle de l’Etat ?

Il est essentiel et doit mobiliser des moyens financiers conséquents. Le projet actuel augmentera la dotation classique annuelle de l’ordre de 30 euros par habitant.
Pas de quoi lancer des programmes sérieux d’infrastructure.

L’absence de communauté urbaine depuis 40 ans a coûté à notre territoire un manque de dotation de l’Etat de 3,5 milliards d’euros. Les ressources locales seules ne suffiront pas à bâtir cette métropole d’ambition euro-méditerranéenne attendue par le Premier ministre. Il faudra plus.

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Commentaires

« Le gouvernement doit entendre la société civile pour élaborer un projet métropolitain efficace »

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bejar

28/02/2013 08h45

Bonsoir,

La place du politique entre le citoyen et l’industriel est tres compliquee…

Connaitre les desideratas de l’industriel pour savoir quel profit il compte realiser en echange de quelle quantite d’emplois;

Entendre les citoyens qui voient leur salaire diminuer dans un contexte de mondialisation et de competition internationale, alors qu’ils ont des enfants a nourir, des parents qui vieillissent…

Cette situation est diffcilement tenable, je vous admire tels des equilibristes, des funambules (mon propos n’est pas pejoratif). D’autant que vous tenez aussi compte de la dimension environnementale, culturelle…

Et je trouve votre article interessant a ce sujet. Il est eclairant sur la maniere de ‘y prendre, je vous remercie et vous souhaite bonne chance,

Ilhan Bejar,
1GrandToulousain.

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