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Rythmes scolaires : les dessous d’une négociation tendue
La Rédaction | France | Publié le 22/02/2013 | Mis à jour le 29/08/2017

La mise en œuvre de la réforme des rythmes scolaires, consensuelle sur le principe, suscite de plus en plus de questions voire d'oppositions. Reports de plus en plus nombreux à 2014 par les collectivités locales, fonds d’amorçage non pérenne, flou sur certains impacts, comme la journée du mercredi et le statut des activités éducatives organisées hors des cours… Ce dossier vise à rassembler tous les éléments et réflexions sur les conséquences financières et pratiques.

Plus le temps passe et plus la réforme des rythmes scolaires, sur laquelle chacun s’accorde au départ, connaît des difficultés.

Le principe paraît simple sur le papier. Le décret sur les rythmes scolaires, publié fin janvier [1], entérine le retour à la semaine de 4,5 jours en primaire à la rentrée 2013, avec possibilité de dérogations pour le choix du samedi matin et pour un report à la rentrée 2014.
Les communes qui feraient cette démarche dès 2013 peuvent bénéficier d’un fonds incitatif de 250 millions d’euros.

Ces dernières ont jusqu’au 31 mars pour faire savoir si elles entendent appliquer la réforme dès 2013, ou si elles attendront la rentrée 2014.
Et le ministre de l’Education Vincent Peillon souhaite que la nouvelle semaine scolaire s’applique à la moitié des élèves dès la rentrée 2013.

Les craintes des communes – Mais la mise en œuvre de la réforme des rythmes scolaires s’avère compliquée. Des communes renâclent au vu du coût financier – l’aide de l’Etat n’est pas pérenne au-delà de 2014 et ne prend pas en compte les surcoûts.

Elles craignent les réorganisations à prévoir (centres de loisirs, service de restauration, équipements culturels et sportifs…), l’impact pour les agents, l’alourdissement des charges (travaux d’aménagement, achat de matériel, hausse du nombre de repas, de vacataires et d’animateurs), etc.
Et entre les chevilles ouvrières des projets éducatifs de territoire (PEdT) que sont les enseignants et animateurs, le fossé se creuse aussi.

Du côté du gouvernement, le mot d’ordre est : rassurer et ne pas mettre la pression. Dans une interview exclusive à La Gazette, Vincent Peillon sonne la mobilisation de ses troupes pour aider les collectivités à évaluer leurs besoins et rédiger leur PEdT.