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Santé publique

Viande de cheval : Findus met les laboratoires départementaux sur le devant de la scène

Publié le 21/02/2013 • Par Jacques Le Brigand • dans : France

Fin février 2013, l'explosion de l'affaire Findus avec le scandale de la viande de cheval écoulée dans ses lasagnes, a mis en exergue la faillite de l'auto-contrôle et rappelé aux industriels l'existence des laboratoires publics départementaux. En Loire-Atlantique, l'Idac a reçu plus de 200 demandes d'analyse d'échantillons de viande. Mais, au-delà du rôle de pompier de service qu'ils assument, ces organismes attendent de voir confortée leur place dans la chaîne de la sécurité sanitaire.

L’Institut départemental d’analyse et de conseil (Idac) de Nantes, est l’un des rares laboratoires publics à pouvoir réaliser ces tests ADN.  Une compétence acquise après « des demandes de recherche de traces de porc dans des préparations halal », souligne le directeur, Bruno Caroff.
De fait, le centre dispose d’un niveau d’expertise à faire pâlir d’envie la quasi-totalité de ses quelque 75 homologues départementaux. Dans le domaine des farines animales, à nouveau autorisées pour les poissons d’élevage à compter du 1er juin 2013, il est même le seul en France, hors services de l’administration centrale, à disposer des agréments nécessaires aux côtés d’un concurrent privé bordelais. « Nous concentrons le plus grand nombre d’accréditations Cofrac sur un seul site dans l’Hexagone », précise Bruno Caroff.

Indépendance – Cette excellence est le fruit de l’histoire : la création de l’Idac par le département de la Loire-Atlantique remonte à 1852, il s’agissait alors de lutter contre la fraude sur les engrais. Au fil du temps, ses interventions se sont étendues à tous les grands secteurs : eau/environnement/santé, agroalimentaire, biologie vétérinaire. « Un tel laboratoire forme un tout, poursuit Bruno Caroff. Vous lui otez l’une des ses activités et c’est l’ensemble de son modèle économique qui est menacé. » Pollutions maritimes, ESB, listeria, légionnelles, dioxine, autant de situations de crise où son savoir-faire a été requis.
Son budget, 13 millions d’euros, est autofinancé à 83 % par les prestations, soit environ un million d’actes chaque année financé et à 17 % par le conseil général de Loire-Atlantique. L’institution qui compte 210 agents forme l’une des directions du conseil général.

Dumping commercial du privé – Pour autant, ce statut ne constitue pas une assurance tous risques, surtout depuis la loi n°2006-1772 du 30 décembre 2006 qui impose la passation de marchés pour la surveillance des eaux faisant de la France le seul grand pays européen à être allé aussi loin sur la voie de la libéralisation.
Résultat : le secteur privé n’hésite pas à se livrer au dumping commercial comme le dénonçait encore le 16 janvier 2013 la sénatrice communiste Marie-France Beaufils avec le danger de voir se constituer ensuite des duopoles, voire des monopoles. Selon la parlementaire, cette situation a abouti dans son département d’Indre-et-Loire à un effondrement des tarifs par rapport au barême « historiquement fixé par le ministère de la santé », soit une baisse de 75 % initiée par le groupe lyonnais Carso et de 81 % par la multinationale Eurofins, les deux acteurs qui se partagent aujourd’hui les contrats. Une douzaine de laboratoires publics en ont déjà payé le prix fort comme celui de la mairie de Paris, le Crecep, disparu en 2011.

Au passage, la « success story » qu’incarne Eurofins ne manque pas de sel : d’origine nantaise, cette start-up de biotechnologie s’est largement appuyée sur les aides des collectivités locales pour se développer, y compris pour l’acquisition de matériels d’analyse ADN. Se présentant désormais comme un leader mondial, le groupe qui a déménagé il y a quelques mois le siège social de sa holding au Luxembourg, a recouru à un lobbying soutenu ces derniers jours auprès des médias pour faire valoir ses capacités dans le domaine.

Création d’un EPSSA – « Il faut réagir sinon nos laboratoires sont menacés à terme », estime Philippe Grosvalet, président socialiste du conseil général de Loire-Atlantique, qui vient d’interpeller les différents ministères concernés. L’élu défend le maintien d’outils publics de proximité « indépendants et impartiaux », opérationnels en permanence. « Il en va tout autant de l’intérêt des consommateurs que de celui des industriels. » Cette position rejoint celle de l’Association française des directeurs et cadres de laboratoires vétérinaires publics d’analyses (ADILVA) qui plaide pour une mutualisation des moyens locaux et nationaux. Cette option figure dans le projet de loi d’avenir agricole prévoyant la création d’un Etablissement public de la sûreté sanitaire de l’alimentation (EPSSA).

Rapprochement entre laboratoires départementaux – Il n’en reste pas moins que dans un contexte où l’heure est aux économies, les projets de rapprochement entre laboratoires départementaux se multiplient : la présence des collectivités dans ce domaine sanitaire ne repose sur aucune obligation législative ou réglementaire alors que le maintien d’un haut niveau de service de leurs laboratoires requiert des investissements réguliers. A l’instar du regroupement opéré en 2008 entre les Deux-Sèvres et la Vienne, des discussions sont en cours par exemple en Bretagne (Finistère et Côtes d’Armor), en Pays de la Loire (Loire-Atlantique, Sarthe et Maine-et-Loire) ou encore dans le Sud-Ouest.

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