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Petite enfance

Les parents revendiquent une égalité d’accès à l’accueil de la petite enfance

Publié le 18/02/2013 • Par Michèle Foin • dans : France

Dominique Bertinotti, ministre déléguée à la famille, a clos le 16 février à Paris, trois mois de consultation des parents et acteurs locaux issus de quatre régions. L’objectif de cette mobilisation baptisée « Au tour des parents » : recueillir leurs propositions d’amélioration de l’accueil de la petite enfance et du soutien à la parentalité. Du grain à moudre en vue des négociations imminentes de la Convention d’objectif et de gestion (Cog)

« Tout ne sera pas possible » a prévenu Dominique Bertinotti, ministre déléguée à la famille, à l’issue de l’exposé des parents, « mais vos avis vont aider à nourrir une politique au plus près des citoyens ». La ministre entend en effet s’appuyer sur les résultats de la mobilisation « Au tour des parents » pour préparer la feuille de route des négociations de la Convention d’objectif et de gestion (Cog) qui vont s’ouvrir début avril avec la Caisse nationale des allocations familiales (Cnaf).

« Avoir des fonds… ou pas »- Quel est le principal cheval de bataille de la ministre ? Combattre les inégalités territoriales. Ce qui rejoint une des prérogatives des parents. « On ne peut pas demander à nos concitoyens d’être mobiles par rapport à l’emploi et ne pas leur offrir un égal accès aux modes d’accueil », a déclaré Mme Bertinotti. La solution envisagée ? Rendre obligatoire des schémas territoriaux de développement de l’accueil des jeunes enfants, sous la houlette d’un chef de file. « J’attends de ces schémas un calendrier, des objectifs, et des précisions sur la façon de les atteindre », a-t-elle déclaré, ajoutant que l’Etat jouerait pleinement son rôle pour les définir. Et si Mme Bertinotti n’a pas la volonté de remettre en cause les compétences des collectivités, elle pourrait conditionner l’obtention des fonds au respect du contrat. « Avoir des fonds…, ou pas, voilà qui devrait motiver les collectivités à se coordonner », a-t-elle insinué lors de la conférence de presse qui a suivi. « J’ai en effet constaté que l’affectation des fonds [pour le développement de l’accueil collectif des moins de 3 ans] était un peu trop aléatoire d’un territoire à l’autre, et dépendait beaucoup de la dynamique insufflée par le directeur de Caf ». La ministre entend également faire entrer les parents dans ces organes de concertation, pour qu’il y ait « confrontation permanente » entre demandes des parents et réponses apportées par les collectivités. Reste encore à définir les meilleurs chefs de file pour ces schémas territoriaux, qui ne seront pas forcément les Caf, a prévenu la ministre.

Abrogation du décret Morano dans son intégralité –Si les parents demandent davantage de places d’accueil, souplesse et qualité de service ont aussi été largement évoquées. « Nous introduirons un indicateur global de satisfaction des besoins », qui servira de base à la réduction des inégalités territoriales a déclaré la ministre qui compte ainsi encourager les modes d’accueil innovants. La ministre s’est également fait l’apôtre de la qualité de l’accueil. Elle a annoncé samedi la création d’une filière professionnelle des métiers de la petite enfance ainsi que l’abrogation du décret Morano dans son intégralité. Les Maisons d’assistants maternels (MAM) applaudies par les parents, échappent néanmoins à ce coup de rabot. La ministre entend en revanche mieux les harmoniser avec l’accueil collectif grâce à un meilleur encadrement, et une plus grande professionnalisation. Toute assistante maternelle devrait donc s’affilier à un relais d’assistantes maternelles (RAM), ces derniers étant davantage développés.

Les entreprises sollicitées ?- La ministre s’est déclarée surprise de la force avec laquelle les parents ont pointé du doigt le rôle des entreprises, et compte s’emparer du sujet. Ira-t-elle jusqu’à imposer une participation financière au développement de l’accueil collectif, comme le suggèrent certains parents ? Difficile en temps de crise.

Enfin, l’une des revendications les plus entendues lors de cette restitution, celle de la création d’un statut de parent rémunéré, n’aura trouvé aucun écho chez Dominique Bertinotti. A l’heure où la branche famille est sommée de résorber son déficit, ce genre de proposition était sans doute mal venu…

Les principales revendications des parents

Une meilleure planification de l’offre d’accueil 

Les parents réclament une meilleure coordination des collectivités locales pour proposer des solutions d’accueil sur un territoire donné. Ils vivent en effet très mal les délimitations territoriales qui les empêchent d’avoir accès à certains équipements proches de chez eux ou de leurs lieux de travail, pour une simple question de lieu de résidence. Ils déplorent également un manque d’anticipation des besoins d’accueil sur les communes.

Plus de souplesse

Les parents requièrent d’avantage de souplesse à la fois dans les modalités de l’accueil –amplitudes horaires plus larges, horaires atypiques, accueil à domicile…– dans les normes administratives qui freinent la création d’établissements, mais aussi dans le choix d’un congé parental « à la carte », qui pourrait être pris indifféremment par le père ou la mère, et à des moments clés du développement de leur enfant, y compris à l’adolescence.

Un accueil de qualité

Augmenter le nombre de places, oui, mais dans le respect de l’éveil de l’enfant. Les parents ont affirmé leur attachement à un accueil de qualité et attendent une revalorisation des professionnels de la petite enfance (formation initiale et continue de tous les professionnels de la petite enfance, y compris les assistants maternels et les auxiliaires de vie scolaire). Ils sont également demandeur d’un dialogue plus nourri et construit avec les professionnels en charge d’accueillir leur enfant et réclament une charte d’accueil.

Le parent : « un boulet pour l’entreprise »

Les oreilles des dirigeants d’entreprises ont dû siffler lors de cette restitution. Accusées tour à tour de discriminer les parents ayant interrompu leur carrière pour élever leurs enfants, de les empêcher de s’absenter pour soigner leur enfant malade ou de ne pas suffisamment participer à la construction de crèches, les entreprises sont sommées de prendre davantage en compte le statut de parents de leurs salariés, et d’investir dans l’accueil de la petite enfance.

Vers un statut de parent au foyer ?

Pour redorer le blason du parent aux yeux de la société, les parents revendiquent la création d’un statut de parent au foyer, avec une rémunération, des points retraite, et la reconnaissance de leurs compétences parentales.

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Commentaires

Les parents revendiquent une égalité d’accès à l’accueil de la petite enfance

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Philippe LAURENT

18/02/2013 11h52

Les parents sont redoutablement exigeants ! Ils n’ont sans doute pas compris qu’une crèche collective municipale est financée en gros par 25% de participation familiale seulement – partiellement déductible en outre du revenu ! -, à peu près autant par la CAF et le reste … par la commune ! A force de « taper » sur les communes, de leur soutirer de l’argent, c’est beaucoup moins de crèches qu’ils auront demain, car les crèches sont l’équipement le plus onéreux et qui touche le moins de monde. Que chacun prenne bien ses responsabilités !

capucine

19/02/2013 09h43

A Mme la ministre déléguée a la famille :
Avant de lancer la création d’une filière professionnelle des métiers petite enfance pensez d’abord a préserver le nombre d’assistantes maternelles existantes .
celles -ci sont victimes depuis quelques jours d’une grande injustice ,
Vous les Hommes et femmes qui nous gouvernent venez de décider que les assistantes maternelles serait obligées désormais de déclarer un montant de forfaitaire correspondant a un forfait repas , même si elles ne fournissent pas le repas et ne perçoivent pas le montant correspondant a celui-ci. attendez vous a avoir une pénurie de places d’accueil .
je suis concernée par l’injustice , je vais être obligée de déclarer une somme de plus de 1000 € somme que je n’ai pas touché.

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