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Quatre questions sur les attentes des Français pour l’avenir des retraites

Publié le 05/02/2013 • Par Martine Doriac • dans : Actu Emploi, France, Toute l'actu RH

Comment les Français appréhendent-ils le système de retraite et ses éventuelles évolutions ? C’est la question à laquelle répond une récente enquête réalisée par quatre chercheurs, qui fait tomber quelques idées reçues.

« Attentes et perceptions des Français à l’égard de la retraite », l’étude réalisée par les chercheurs Luc Arrondel (CNRS et Paris School of economics-PSE), André Masson (CNRS et PSE) et Laurent Soulat (Caisse des Dépôts) répond à quatre questions :

  1. Que connaissent les Français de leur système de retraite,
  2. comment voient-ils son évolution,
  3. à quoi sont-ils attachés,
  4. quelles mesures préfèrent-ils en cas de nouvelle réforme ?

Sous l’intitulé « Les Français et leur retraite : connaissance, inquiétude et attachement », elles font l’objet du second numéro de « Questions Retraite et Solidarité – Les études » publié en janvier 2013 par la Caisse des dépôts.

1 – L’information sur la retraite

60 % de nos concitoyens connaissent bien le système de retraite par répartition en vigueur en France et 82 % d’entre eux maîtrisent la réforme de 2010. « Les notions de répartition, de capitalisation ainsi que la logique du système actuel semblent bien assimilées », mentionnent les auteurs de l’étude à partir de l’enquête réalisée par TNS-Sofres par voie postale auprès de 2 776 personnes en septembre-octobre 2012.

Ils confondent toutefois les notions d’âge légal de départ et de durée d’assurance nécessaire pour bénéficier du taux plein. La connaissance de ses propres droits est plus limitée chez les jeunes. Seuls 15 % de la génération Y – les moins de 35 ans – et 27 % de la génération X – les 35-49 ans – sont bien informés.

Mais l’information s’améliore à l’approche de la retraite : 50 % des 50 ans et plus connaît ses droits à la retraite, grâce notamment au relevé de situation individuelle (RSI) envoyé désormais tous les cinq ans à partir de 35 ans. 65 % des enquêtés déclarent l’avoir reçu.

« Plus de 60 % des Français disent avoir besoin de se faire aider pour mieux comprendre leurs droits ou les modalités de calcul de leur pension » ont cependant noté les chercheurs qui constatent que la connaissance d’un domaine renforce celle des autres domaines liés à la retraite.

Les femmes s’avèrent toutefois moins bien informées sur le système de retraite, sur la réforme de 2010 et sur leurs droits personnels que les hommes.
Mais l’enquête ne montre pas de différences significatives entre fonctionnaires, salariés, indépendants et inactifs, hormis sur les droits personnels : les fonctionnaires identifient mieux leurs droits et les inactifs les connaissent moins bien que les salariés et indépendants.

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2 – L’avenir du système

Trois Français sur quatre (74 %) se déclarent « globalement inquiets ou très inquiets » sur la pérennité du système de retraite par répartition. Ceux qui connaissent la réforme de 2010 le sont davantage. Les femmes se déclarent plus inquiètes que les hommes, ainsi que les personnes qui ont vécu des interruptions de carrière pour maladie.

Un Français sur deux (52 %) se révèle en outre préoccupé par le montant de sa future pension. L’inquiétude diminue cependant avec l’âge. Elle est moindre chez les personnes déjà à la retraite. La connaissance de ses droits personnels réduit cette inquiétude.

3 – La répartition préférée à la capitalisation

60 % des personnes sondées et – contrairement aux idées reçues sur les nouvelles générations – 57 % des plus jeunes manifestent leur attachement au système français de retraite par répartition, fondé sur la solidarité entre générations. Seuls 30 % se montrent plutôt défavorables au fait que les actifs financent en temps réel les pensions des retraités, alors que10 % préfèrent rester neutres sur le sujet.

Si toutefois des évolutions devenaient nécessaires, 45 % des répondants disent préférer le maintien du système actuel avec des ajustements « paramétriques » plutôt qu’un système mixte associant la répartition (le système actuel) et la capitalisation (l’épargne individuelle ou collective) qui n’a la faveur que de 29 % des répondants, ou encore un système unique par points qui ne recueille que 19 % d’avis favorables.

Les salariés et les fonctionnaires se montrent davantage attachés au système de retraite actuel par répartition (+ de 60 %) que les professions indépendantes (52 %).

4 – Les paramètres de nouvelles réformes

Une majorité de Français (80 %, soit 83 % des non retraités et 73 % des retraités) s’attend à une nouvelle réforme dans les années à venir. Mais les changements de paramètres, dits « paramétriques » sont préférés à une réforme de l’ensemble du système, dite « systémique », hypothèse formulée comme perspective pour 2013 lors de la réforme de 2010.

Des évolutions par petites touches qui allongeraient progressivement la carrière, soit en premier lieu l’allongement de la durée de cotisation et en second lieu le recul de l’âge légal de départ) semblent donc préférables, pour les personnes sondées, à un bouleversement complet du système.

Parmi les mesures possibles, l’allongement de la durée de cotisation est retenu par 57 % des répondants, toutes générations confondues, soit plus de 60 % des retraités et 55 % des autres générations.

Le recul de l’âge de la retraite est privilégié comme second paramètre dans 37 % des réponses, davantage par les retraités (presque la moitié d’entre eux) que par les autres (30 % à 35 % selon les générations).

L’augmentation des cotisations a la faveur d’environ 30 % des sondés. Cette mesure serait davantage acceptée par les générations plus âgées (près d’un tiers des réponses) que par les jeunes (un quart).
Les réponses varient selon que l’augmentation garantit ou non un niveau de pension généreux : « Si c’est le cas, 60 % des Français se disent prêts à accepter une hausse des cotisations. Sinon, 80 % des Français percevraient une hausse des cotisations plutôt comme une perte de revenu immédiat », soulignent les chercheurs.

Moins bien acceptée, la non-revalorisation des pensions est choisie par seulement 12 % des enquêtés. Mais 16 % des jeunes y seraient tout de même favorables, pour seulement 7 % des retraités.

En conclusion, les auteurs de cette étude indiquent que 43 % des Français seraient prêts à travailler une ou deux années supplémentaires et 26 % trois ou quatre années de plus, afin de pérenniser le système de retraite actuel.

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Commentaires

Quatre questions sur les attentes des Français pour l’avenir des retraites

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Dupont

06/02/2013 03h17

Cet article est très tendancieux. La question essentielle n’a pas été posée.
Le régime partition fondée sur la solidarité n’a plus rien de solidaire aujourd’hui.
Ce régime consiste à faire payer par les actifs (travailleurs) avec leurs cotisations sur leurs salaires les retraites des inactifs.
Jusque là tout va bien si on 1 retraité pour 4 actifs.
Malheureusement le système s’inverse et malgré les prévisions on n’a rien prévu pour éviter que 1 actif paie la retraite de 1 ou 2 retraité.
On va spolier 1 à 3 générations en leur demandant de payer plus et plus longtemps pour couvrir les besoins de certains retraités alors qu’eux mêmes auront cotisé 3 fois moins en volume et moins longtemps puisque lorsqu’ils étaient actifs ils y avaient moins de retraités.
Oú est la solidarité ?
Je vous laisse réfléchir !!!

J HELVET

06/02/2013 09h25

Enquête de dupes! Les solutions proposées sont des pistes viasnt la casse du système actuel. En effet les réponses défendent les intérêts exclusifs de chaque classe d’êge et dressent les salariés les uns contre les autres. D’autres pistes auraient du être présentées , les réponses n’auraient pas été leas mêmes par exemple dire que la démographie en france est positive et amènera plus de cotisants par rapport aux retraités. Ensuite assurer le plein emploi et l’augmentation des salaires car ce qui manque aujourd’hui c’est le nombre de cotisants et le niveau des cotisations Enfin et c’est sans doute la mesure la plus urgente faire cotiser les actionnaires qui sont les seuls à voir leurs revenus augmenter de manière indécente ou au moins réduire leurs divdendes et alimenter le régime de protection sociale et taxer fortement les produits et bénéficiares de la spéculatiion financière. C’est cette politique qui assurera la perennité et le développment de notre système de solidarité.

lector

06/02/2013 01h31

Je crois que Dupont s’emporte et ne réfléchit pas assez. Les retraités d’aujourd’hui ont pour bon nombre travaillé jusqu’à 46 ans (60 ans – 14 ans) ou tout au moins plus de 40 ans. Dand le privé la retraite se compose de 2 régimes: le régime général qui prend en compte les 25 meilleures années et le régime complémentaire en fonction du nombre de points qui peut être considéré comme une retraite par capitalisation.
Les difficultés proviennent, aujourd’hui, plus du nombre de chômeurs que du rapport actif-retraité. En effet si le chômage ne touchait que 1 million de persoones (ce qui est encore trop) ces régimes seraient équilibrés et même excédentaires. Le baby boom d’après guerre devenu baby boom va cesser. Dans 30 ans ces retraités seront morts.
Plutôt que d’opposer actifs à retraités il faut regarder les conséquences du chômage ( si le régime chômage est déficitaire ce n’est pas de la faute des retraités), seulement pour les économistes libéraux et nombre des dirigeants politiques il est plus facile de jeter l’anatème sur une catégorie que de remettre en cause un système dont les dérives ultralibérales et financières ont amené nos difficultés actuelles.
La CFDT voudrait que toute la retraite soit fonction du nombre de points. Là aussi c’est une erreur car les années de faibles salaires donneront peu de points tandis qu’en retenant les 25 meilleures années pour le régime général ces années à faibles revenus sont éliminées. D’ailleurs les syndicats ont été incapables de voir en 1993 les conséquences du passage des 10 au 25 meilleures années qui a eu pour conséquence de faire perdre aux moins favorisés jusqu’à 150 euros par mois.
Arrêtons donc d’opposer constamment les différents catégories fonctionnaires-privés, actifs-retraités car tout cela a pour but de tirer vers le bas.

ALIMAS

06/02/2013 05h14

(09A2143A01). LA QUESTION ESSENTIELLE EST : QUEL EST L’AVENIR DES RETRAITES FACE AU CHÔMAGE DE MASSE !? Eh bien, nous y sommes ! Le débat qui s’annonce va être houleux et sans doute douloureux. A-t-on questionné les mêmes personnes que celles de la réforme de 2010 !? Si non, il suffit de reprendre les mêmes articles et commentaires pour se replonger dans l’ambiance de 2010. Car aucune solution n’a été trouvée depuis ! On est dans la même problématique MAIS AGGRAVÉE ; actuellement, nous vidons les réserves des fonds de pensions sans les remplacer. Certains d’entre eux sont déjà dans le rouge. Comment allons-nous résoudre l’impossible triade : EMPLOI, TRAVAIL, SALAIRE !?

Dupont

28/02/2013 06h36

Bonjour,
Comme je vois que lectorat dispose d’une culture erronée de nos régimes de retraite d’après guerre, je lui laisse le soin de relire la définition d’un régime par répartition
http://www.vie-publique.fr/decouverte-institutions/finances-publiques/protection-sociale/grands-domaines/quelle-est-difference-entre-retraite-par-repartition-retraite-par-capitalisation.html
Loin de remettre en cause la retraite, j’explique avec modération que notre système est basé sur la solidarité entre génération.
Sommes nous dans la solidarité lorsqu’une génération impose à une autre de devoir payer plus et plus longtemps, que cette même génération aura payé elle même ?
Exemple pour Dupont
La génération n-1 est 1000
La génération n est 2500
La génération n+1 est 1500
Comment faisons nous pour n+1 ? On pourrait envisager ce problème en disant clairement la génération n+1 va payer pour les 2500 en augmentant les cotisations et leurs durées….
Ou bien on demande un effort à tous, c’est à dire être solidaire..
Bonne journée.

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