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Mariage pour tous

« Nous sommes dans l’attente d’un cadre qui tienne compte de la réalité des familles » – Elsa Melon, présidente de l’Anas

Publié le 30/01/2013 • Par Sophie Le Gall • dans : France

À l’occasion de l’examen devant l’Assemblée nationale, mardi 29 janvier 2013, du projet de loi de « Mariage pour tous », Elsa Melon, présidente de l’Association nationale des assistants de service social (Anas), s’exprime sur les rapports actuels entre ces travailleurs sociaux et les familles homoparentales.

Dans quelles situations les travailleurs sociaux sont-ils conduits à rencontrer des familles homoparentales ?

Dans des situations rares, mais qui existent. Je vois deux cas de figure : dans le cadre de la protection de l’enfance et dans le cadre d’une demande d’agrément en vue d’une adoption. Un travailleur social va accompagner des familles en crise, avec séparation d’un couple puis recomposition d’un nouveau foyer qui peut être homoparental. Il va aussi suivre des enfants issus d’un couple homoparental à l’occasion de la séparation de ce couple ou du décès de l’un des partenaires. Dans le cadre d’une demande d’agrément en vue d’une adoption, il arrive qu’un candidat – rappelons que cette demande ne peut, pour l’heure, être faite qu’exclusivement par un célibataire ou par un couple hétérosexuel marié – déclare vivre un couple de même sexe et tienne à présenter son conjoint. Une situation exceptionnelle, qui relève généralement du militantisme. 

Comment le professionnel se positionne-t-il dans cette configuration ?

C’est compliqué. L’assistant social sait qu’il ne peut pas accorder un agrément à un couple homosexuel. Que s’il prend la décision de délivrer l’agrément à ce candidat, il ne devra pas faire figurer l’existence de ce partenaire, alors qu’il sera probablement le co-parent de l’enfant, dans les rapports du dossier. Le candidat qui vit en couple de même sexe, mais qui fait le choix de ne pas en parler et qui se déclare donc célibataire, n’est pas forcément à l’aise dans les questions portant sur sa vie personnelle. Comment interpréter cette gêne ? Cette dissimulation peut alors devenir préjudiciable. On le voit, la situation est difficilement tenable pour les candidats et pas moins inconfortable pour le professionnel ! Aujourd’hui, on sait, grâce à des données scientifiques et sociétales, que le fait d’être un parent homosexuel ne met pas l’enfant en situation de danger. Et pourtant, on ne peut pas, pour l’instant, accorder d’agrément à un quelqu’un qui déclare ouvertement vivre en couple de même sexe. Nous sommes dans l’attente d’un texte, d’un cadre, qui vienne clarifier ces situations, tienne compte de la réalité, et qui nous soutienne dans nos pratiques.

Dans l’état actuel de la loi, que préconisez-vous ?

L’adoption par des couples de même sexe, le « Mariage pour tous », sont des questions qui bousculent les convictions personnelles, qui touchent à l’intime. Il est important que les professionnels aient l’occasion d’échanger avec leurs collègues lors de réunions d’équipe. Des sujets qui mériteraient un large débat sur la diversité de la famille d’aujourd’hui. Il y a également un besoin de formation afin de conscientiser ces notions. Dans ce contexte, nous envisageons que les prochaines Journées nationales d’étude de l’ANAS (qui auront lieu dans deux ans) portent sur la question du « genre ».

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