Fermer

Déjà inscrit(e) ?

Mot de passe oublié ?

Identifiant et/ou mot de passe non valides

Nous n’avons pas reconnu votre email, veuillez indiquer un email valide, utilisé lors de la création de votre compte.

Un message avec vos codes d'accès vous a été envoyé par mail.

Pas encore inscrit(e) ?

Inscrivez-vous pour accéder aux services de LaGazette.fr et à la gestion de vos Newsletters et Alertes.

M'inscrire gratuitement

Menu

Déjà inscrit(e) ?

Mot de passe oublié ?

Identifiant et/ou mot de passe non valides

Nous n’avons pas reconnu votre email, veuillez indiquer un email valide, utilisé lors de la création de votre compte.

Un message avec vos codes d'accès vous a été envoyé par mail.

Pas encore inscrit(e) ?

Inscrivez-vous pour accéder aux services de LaGazette.fr et à la gestion de vos Newsletters et Alertes.

M'inscrire gratuitement

[Opinion] Administration

Sortir de la toute-puissance de l’administration d’Etat

Publié le 15/01/2013 • Par Auteur associé • dans : France, Opinions

Philippe Laurent

Maire (UDI) de Sceaux (Hauts-de-Seine), vice-président de l’Association des maires de France, président du Conseil supérieur de la FPT

Dans son éditorial direct, sans concession et engagé du 7 janvier, « La Gazette » s’est faite, avec talent, le porte-parole de tous ceux qui, dans leurs fonctions respectives et diverses, œuvrent pour un service public territorial de qualité, attractif, adapté aux territoires si divers de notre pays, et surtout devenu absolument indispensable au maintien de la cohésion sociale, mise à mal par des approches macro-économiques – voire purement financières – qui négligent de plus en plus l’humain.
Il faut l’en remercier. C’est une démarche salutaire.

Ce qui est exprimé par une partie de la presse ne l’est qu’avec le consentement, et même la complicité active, d’acteurs importants de notre vie nationale. Car s’il est un secteur où rien, décidément, ne change, c’est celui de la toute-puissance, ou de la dictature, intellectuelle et médiatique d’une partie infime de l’administration d’Etat, certaine de détenir la vérité et la seule vraie conception de l’intérêt général.
Elle s’est appropriée depuis plusieurs générations la République.

Les élus nationaux, même lorsqu’ils sont aussi élus locaux, ont laissé faire. Ils n’ont pas exigé un réel équilibre des pouvoirs, aujourd’hui inexistant. Et il est toujours surprenant de constater comment, lorsqu’il ou elle parvient au pouvoir national, il ou elle oublie instantanément ce qu’il ou elle a appris au contact des réalités du terrain en tant qu’élu local !
Cela est vrai pour la gauche comme pour la droite… et c’est donc bien une question « culturelle » et systémique, et pas de choix politique ou idéologique.

Un contre-pouvoir efficace –  Comment en sortir ? D’abord, en réformant en profondeur la haute administration d’Etat : suppression de l’ENA, diminution drastique des cabinets ministériels, suppression de nombre de directions et services qui ne produisent plus que de la norme (et plus aucun service direct aux citoyens), désengagement total de l’Etat des compétences transférées aux collectivités locales (même pour « contrôler » ou « évaluer »), etc.

Puis, mettre fin au cumul des mandats. Je sais combien cette proposition est peu populaire chez la plupart de mes collègues élus. Je n’y étais, moi-même, pas très favorable il y a quelques années. Mais je constate l’extrême difficulté pour nous, élus locaux, même organisés, à faire prévaloir au niveau national le bon sens, malgré la présence parmi nous de nombreux parlementaires.
Et j’en conclus que, peut-être, une force politique constituée uniquement d’élus locaux, suffisamment dégagée des déplorables contraintes partisanes, ne cherchant pas à plaire au pouvoir établi pour « accéder à l’objectif ultime d’une place au gouvernement » (où leur pouvoir est généralement moindre que dans leur collectivité), disposant de ses propres outils d’analyse, serait un contre-pouvoir plus efficace que la sorte de cohabitation molle que nous connaissons aujourd’hui.

Tout laisse à penser, d’ailleurs, qu’au sein du futur Haut conseil des territoires le pouvoir d’Etat traitera avec les parlementaires présents (qui seront nombreux et sans doute majoritaires par rapport aux « simples » élus locaux), et que l’approche des questions sera exclusivement centrée sur la démarche et la « négociation » parlementaire, risquant ainsi d’enlever beaucoup d’intérêt à cette instance en termes de réflexion stratégique.

Une « force de frappe » scientifique – Ensuite, en (re)donnant confiance aux élus et agents de terrain, dans les petites communes comme dans les grandes villes, dans les départements, dans les régions.
En étant encore plus solidaires entre nous, en trouvant les voies et moyens pour coordonner davantage nos décisions et actions, en communiquant de bien meilleure façon.

Sans doute, faut-il aussi nous appuyer sur la presse spécialisée, mais aussi la presse quotidienne régionale, qui me semble mieux réceptive au caractère « production de services au quotidien » de notre activité de service public territorial.
Bref, osons le mot : mener une vraie campagne de lobbying, qui sera bénéfique pour la mobilisation des agents territoriaux, voire pour l’attractivité de la fonction publique territoriale.

Enfin, nous devons impérativement disposer de notre propre observatoire de la gestion publique territoriale. Nous en avons parfaitement les moyens. Il suffit de « mutualiser » ces moyens entre les associations d’élus et, éventuellement, quelques acteurs de notre milieu qui disposent de ressources.

C’est un très beau projet. Il est absolument indispensable, car tant que nous n’aurons pas, nous-mêmes, la « force de frappe » scientifique et intellectuelle pour répondre, nous ne parviendrons pas à contrecarrer le discours « officiel » national sur les gaspillages et l’incompétence des gestionnaires locaux.

Et ce discours n’a strictement aucune raison de cesser : il plaît au Français moyen (qui aime bien SA collectivité, mais pas les collectivités en général), il fait vendre du papier ou des connexions (comme tous les marronniers), il ne dérange pas le pouvoir national (au contraire), il exprime, en quelque sorte, une « revanche » de la haute fonction publique d’Etat face aux élus qu’elle supporte souvent assez mal, quand elle ne les méprise pas.

Réagir à cet article

Nos offres d'emploi

Plus de 1000 offres d'emploi !

TOUTES LES OFFRES D'EMPLOI

Aujourd'hui sur les clubs experts gazette

Nos services

Prépa concours

CAP

Évènements

Gazette

Formations

Gazette

Fournisseurs public expo Public Expo

Commentaires

Sortir de la toute-puissance de l’administration d’Etat

Votre e-mail ne sera pas publié

Déjà inscrit(e) ?

Mot de passe oublié ?

Identifiant et/ou mot de passe non valides

Nous n’avons pas reconnu votre email, veuillez indiquer un email valide, utilisé lors de la création de votre compte.

Un message avec vos codes d'accès vous a été envoyé par mail.

Pas encore inscrit(e) ?

Inscrivez-vous pour accéder aux services de LaGazette.fr et à la gestion de vos Newsletters et Alertes.

M'inscrire gratuitement