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Coopération décentralisée

Coopération décentralisée en temps de guerre : les collectivités locales s’adaptent à la crise sahélienne

Publié le 15/01/2013 • Par Stéphanie Stoll • dans : A la une, Dossiers d'actualité, France

Robinet desert
africa - Fotolia.com
Dans le Sahel, les risques d'enlèvement et l'occupation du territoire par les Islamistes mettent en difficulté les collectivités locales engagées dans la coopération décentralisée avec le Mali et le Niger. Le déclenchement de l'opération Serval, le 10 janvier 2013, ne change pas la donne : chacun cherche, à sa mesure, à maintenir les liens avec ses correspondants africains.

Cet article fait partie du dossier

La coopération décentralisée en pleine mutation

2 janvier 2013. Aucun convoi n’est parti de l’Allier vers Niafunke (Mali). Pourtant, à cette date, depuis 15 ans, le conseil général mobilise des bénévoles pour livrer du matériel et assurer l’entretien des motopompes de 200 hectares de rizières mises en culture sur les rives du fleuve Niger, dans le cadre d’un projet de coopération.

Les enlèvements d’Occidentaux et la guerre dans le Sahel pèsent sur les coopérations des collectivités françaises avec cette région. Depuis un an et demi, presque trois ans pour certains, aucun élu de La Flèche (Sarthe), Montreuil (Seine-Saint-Denis) ou des Côtes-d’Armor n’a visité le territoire de ses homologues maliens ou nigériens. Alors que ces missions sont indispensables à l’évaluation des projets, alors que les relations directes entre élus fondent la coopération décentralisée, alors que l’Etat enjoint les collectivités à ne pas « exposer directement des vies humaines », comment maintenir cette politique internationale des collectivités ?

Contact quotidien à Yélimané – Michèle Pasteur, directrice de l’ouverture au conseil général des Côtes-d’Armor, plaide la nuance. « C’est difficile de maintenir la flamme dans le département, confirme-t-elle. Alors, on fait venir les Nigériens ici, on organise des conférences. Nous pouvons aller à Niamey rencontrer les élus d’Agadez, mais ce n’est pas satisfaisant car nous ne voyons pas la population locale. Mais notre relation est ancienne : nous avons connu des hauts et des bas, ça permet de penser la coopération dans le temps. » L’an passé, exceptionnellement, les Costarmoricains ont apporté une aide alimentaire d’urgence, en veillant à la mise en place d’une banque céréalière. L’aide au développement prend du retard.

« C’est compliqué d’aller à Yélimané au Mali, estime Claude Reznik, l’élu montreuillois chargé de la coopération décentralisée. Fin 2011, nous avons recruté un chargé de mission malien là-bas et nous avons installé internet par satellite : ainsi nous avons un contact quotidien et continuons à travailler. Nos correspondants maliens sont de plus en plus pointus dans les montages de dossier, ce qui permet à la coopération de se renforcer. » Avec l’appui de ses associations locales de migrants, Montreuil investit annuellement 800 000 euros (0,5% du budget de la ville) dans la coopération décentralisée (Mali, Palestine, Kurdistan).

Tableau plus sombre à Niafunke – Le tableau est plus sombre à Niafunke contrôlée par les Islamistes. La radio locale n’émet plus, du matériel médical a été détruit, les bastonnades sont régulières, les écoles sont fermées, la mortalité infantile remonte. « Il n’y a plus d’autorité locale élue, on est revenu à la responsabilité des chefs de village, explique Jean-Jacques Rozier, conseiller général de l’Allier. On a des nouvelles trois ou quatre fois par semaine avec les habitants, mais ils risquent leur vie en communiquant. Chaque jour qui passe rend la situation plus difficile. » Le conseil général, qui alloue 24 000 euros par an à Niafunke, finance quelques missions médicales par des ONG maliennes. L’urgence force à renoncer au développement.

Le ministère des Affaires étrangères ne recense qu’une collectivité à s’être désengagée du Mali. Bien que le premier enlèvement remonte à décembre 2009, le ministère recensait encore, en 2011, 393 projets financés par des collectivités françaises pour un montant global de 6,4 millions d’euros. « Tant que la sécurité ne sera pas revenue au Mali, les coopérations décentralisées resteront au minimum, » juge Guy-Michel Chauveau, maire de La Flèche et président du groupe Mali à Cité Unies France.

Relancer les coopérations avec la Côte-d’Ivoire

Dix ans de guerre civile en Côte-d’Ivoire ont ruiné la trentaine de coopérations entre les collectivités françaises et ivoiriennes. Ainsi, le jumelage, signé en 1957, entre Villeneuve-sur-Lot et Bouaké s’est-il interrompu neuf ans durant lesquels les Français se sont investis en Guinée. En juillet 2011, les deux villes ont signé une nouvelle convention. Depuis 2012, les diplomaties françaises et ivoiriennes s’efforcent de retisser des liens, intégrant aussi des coopérations Sud-Sud (projet en cours entre Paris, Abidjan et Cotonou au Bénin). Selon CUF, « il serait nécessaire d’impliquer les acteurs des territoires et de la société civile, en France comme en Côte d’Ivoire. Un socle qui a peut-être manqué à des partenariats. » Enfin, le président de l’Union des villes et communes de Côte d’Ivoire regrette que son pays ne mobilise pas autant que le Mali, le Burkina ou le Sénagal.

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