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MAYOTTE

«L’avenir de Mayotte se jouera sur la question des mineurs isolés étrangers »

Publié le 05/04/2011 • Par Hélène Delmotte • dans : Dossier Santé Social

Entretien avec Philippe Duret, directeur de l'association Tama.

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Quelles sont les activités de Tama ?

L’association Tama a été créée en 2002 par un avocat et moi-même alors que j’étais conseiller de probation en maison d’arrêt. Au départ, nous voulions aider les sortants de prison, et nous battre contre le fait d’incarcérer des mineurs au motif qu’aucun autre dispositif n’existait. Nous avons rapidement diversifié nos actions : nous gérons un centre d’hébergement et de réinsertion sociale qui accueille 24 adultes, deux foyers pour mineurs, nous menons des actions contre l’illettrisme et pour l’éducation à la santé auprès de 150 détenus à la maison d’arrêt de Magicavo.

Nous avons également créé une école des parents, développé un pôle animation dans les centres de vacances et de loisirs, et créé une maison des adolescents. Ce dernier projet a été mené avec le groupe SOS que l’association a intégré le 17 décembre 2009.

Qu’attendez-vous de la départementalisation ?

Elle devrait nous permettre de donner un véritable statut juridique à nos établissements et nous assurer la sécurité financière. Le budget de Tama est de trois millions d’euros par an et je renégocie chaque année 2,5 millions. L’habilitation de nos structures va permettre de pérenniser les moyens et de travailler plus sereinement avec les usagers.  L’habilitation de nos structures va permettre de pérenniser les moyens et de travailler plus sereinement avec les usagers Mais est-ce le bon statut pour l’île ? Je pose la question. Il va falloir vingt ans pour mettre Mayotte à niveau. L’état civil n’existe que depuis 2000. Auparavant, seul le prénom du père se transmettait ; 97 % de la population est musulmane ; il n’y a pas d’impôts locaux ; le terme « citoyenneté » n’a pas le même sens dans une société traditionnelle que sur un territoire où cette notion s’est construite depuis des siècles… Le chantier est énorme ! Et il faudra du temps pour forger une nouvelle identité. C’est une période où tous les professionnels de l’action sociale doivent être là.

Quel est le sentiment des Mahorais ?

L’ancrage à la France est très important pour eux. Le 31 mars, la majorité des 97 collaborateurs de Tama ont pris un jour de congé pour célébrer cet événement. Le souhait de la population était de sortir du giron des Comores, pas de devenir des assistés comme nous l’avons parfois entendu !

Quels sont les projets de Tama ?

Créer un village d’enfants pour les mineurs isolés étrangers, transformer notre foyer pour mineurs en danger en institut éducatif, thérapeutique et pédagogique – nous prenons en charge 24 jeunes de 6 à 18 ans et beaucoup ont des troubles du comportement sévères -, et développer nos actions aux Comores pour travailler avec les associations locales sur la question des mineurs isolés étrangers et sur le développement. Mais le contexte politique actuel est complexe.

Quelle est la situation nécessitant un traitement d’urgence ?

La question prioritaire est celle des mineurs isolés étrangers. Il y a 3000 jeunes dans cette situation. Les plus âgés se prostituent pour nourrir les plus jeunes, ils mangent une fois par jour, mendient… En ignorant cette problématique, nous faisons de ces enfants des chats sauvages. L’avenir de Mayotte se jouera peut-être sur cette question.

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