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MAYOTTE

« L’Etat doit prouver que Mayotte est attendu comme le 101e département français »

Publié le 05/04/2011 • Par Hélène Delmotte • dans : Dossier Santé Social

Daniel Zielinski, délégué général de l'Union nationale des centres communaux et intercommunaux d'action sociale (Unccas) répond à nos questions sur l'action sociale à Mayotte.

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Quelles sont les priorités en matière d’action sociale à Mayotte ?

Il faut établir des analyses des besoins sociaux mais actuellement, aucun élément statistique stable n’existe. Il n’y a pas d’outil Insee par exemple. Face à la situation très précaire de la population, il faut prévoir différents accompagnements : à la parentalité, à l’insertion, en matière de santé, etc. En 2014, la fiscalité de Mayotte sera de droit commun. Nous disposons de trois ans pour mettre en place des CCAS avec des financements fléchés. Pour cela, il faut à la fois mettre en place des outils financiers et impulser l’ingénierie de formation des CCAS.

Patrick Kanner a souhaité qu’il y ait un CCAS dans chacune des 17 communes de Mayotte. Qu’en est-il ?

Le ministère de l’Outre-Mer nous avait demandé en juillet 2009 une visite de préconisation. Suite à notre voyage, nous avions établi un plan de développement. L’Unccas devait consacrer 40 000 euros et le ministère entre 150 000 et 200 000 euros pour structurer des CCAS et former des personnels. Malheureusement, pour des motifs de restriction budgétaire, le ministère a fait marche arrière.

L’Unccas a donc décidé d’agir seule, à la mesure de ses moyens et de financer des actions. Nous avons développé un kit de formation sur la création de CCAS à destination des élus, pour leur apprendre, notamment, à penser le territoire en termes de maillage, pour l’aide à domicile, les personnes âgées, la jeunesse… Pour des motifs de restriction budgétaire, le ministère a fait marche arrière. L’Unccas a donc décidé d’agir seule Nous allons également mettre en place des outils d’e-learning qui pourraient être pertinents dans les DOM. Nous aimerions que d’autres acteurs, comme la Caisse nationale d’assurance vieillesse par exemple, nous accompagnent s’agissant par exemple d’un plan de réhabilitation des foyers-logements. Certes, 53 % de la population a moins de 20 ans mais les personnes âgées ont des besoins très importants. Nous attendons également des investissements de l’Union européenne, puisque Mayotte devrait disposer du statut de région ultra périphérique.

Cela dit, le premier CCAS a été mis en place le 10 décembre 2010 à Pamandzi, une commune de 9000 habitants dont le maire, la Docteure Ramlati Ali, a accepté d’être déléguée départementale, un peu comme une « tête de pont » de l’Unccas à Mayotte. Elle est chargée de rassembler les élus autour de quelques priorités : l’accès aux droits, l’adaptation des dispositifs sociaux métropolitains et la mise en place de services d’aide à domicile. Nous allons vivre des moments historiques car il ne s’agit pas de réhabiliter des structures, mais de les créer.

D’autres chantiers sont ouverts : l’accompagnement vers l’insertion professionnelle, la domiciliation pour les titulaires de l’aide médicale de l’Etat (AME), l’accompagnement des personnes illettrées, la mise en place de l’aide alimentaire et vestimentaire…

Que pensez-vous de la montée en charge progressive des minima sociaux ?

Dans les autres DOM, le RSTA a précédé le RSA. Cette différence de traitement s’explique notamment par une différence de revenus, mais d’autres éléments auraient mérité d’être mieux appréciés, comme la cherté de la vie par exemple. Les prix sont parfois très élevés sur l’île. En outre, l’argument du temps d’adaptation est valable à la condition de percevoir une stratégie politique. Ce ne sont pas les 40 000 euros de l’Unccas qui feront bouger les choses.

Tout reste à créer en matière d’action sociale. Un peu comme si nous en étions encore aux bureaux de bienfaisance, ce qui n’est plus le cas et depuis longtemps en métropole. L’Etat doit aujourd’hui donner une preuve que Mayotte est attendu comme le 101e département français. Une collectivité ne peut rien faire sans outils fiscaux, sauf si l’Etat investit.

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